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Comment évaluer efficacement les soft skills de ses collaborateurs ?

Par Jean-Noël Chaintreuil, Fondateur de 231e47

Parmi les débats brûlants de ces dernières semaines, la future réforme du bac, avec l’intégration d’un grand oral face à un jury de professeurs et de personnes qui n’appartiennent pas au corps enseignant, a fait couler beaucoup d’encre. Il s’agit en effet de ne plus seulement évaluer les connaissances des lycéens, mais de mesurer une soft skill – avec comme argument la préparation pour la vie professionnelle. Une occasion de se pencher sur la place des soft skills dans l’entreprise en transformation.

De l’importance des soft skills

Si c’est l’éloquence qui est ici mesurée, les soft skills sont importantes dans leur ensemble dans la progression d’une carrière. La plus cruciale est bien sûr la capacité à apprendre, une forme d’agilité essentielle à l’acquisition de nouvelles compétences adaptées à un monde digitalisé qui évolue sans arrêt. Mais elle n’est pas seule. Quel que soit le poste d’un collaborateur, il doit faire preuve de pédagogie pour présenter ses projets à un public non initié – qu’il soit interne ou externe à l’entreprise. L’esprit d’entreprendre, l’audace et la créativité comptent pour que chacun devienne moteur de l’innovation et du changement dans l’entreprise.

L’importance des soft skills n’est bien sûr pas nouvelle : la capacité à gérer son temps et stress, à faire confiance et à résoudre des problèmes ont toujours fait partie des qualités utiles au développement professionnel (et même scolaire). L’éloquence – ou au moins la capacité à exposer clairement une situation et à convaincre – compte bien sûr dès l’entretien d’embauche, puis pendant les entretiens annuels et négociations diverses qui ponctuent une carrière. Par le développement de chacun, les soft skills participent également à celui de l’entreprise et c’est de plus en plus juste dans un contexte de transformation et d’acculturation, où l’entreprise elle-même doit être capable de se réinventer et de s’adapter à son écosystème changeant.

Tout le monde a-t-il besoin de soft skills ?

Les entreprises recherchent de plus en plus des collaborateurs avec des soft skills qui les rendent compatibles avec leur culture d’entreprise. Une attitude et une gestion des relations interpersonnelles adaptées seraient ainsi aussi importantes que compétences et connaissances pour bien faire son travail au quotidien – et les formations les plus réputées ne forment pas toujours aux soft skills les plus utiles en entreprise.

Néanmoins, l’importance croissante de la culture d’entreprise ne doit pas faire oublier que les soft skills ne sont pas exigibles à niveau égal à tous les postes. Un manager aura besoin d’empathie et de leadership ; un expert qui ne dirige pas d’équipe aura surtout besoin de créativité, de curiosité et d’audace ; un membre d’équipe plus opérationnel aura besoin d’avoir le sens du collectif et d’être capable de se fondre dans la vision d’autrui.

Ces compétences sont aussi des atouts majeurs pour l’acculturation digitale de l’entreprise : agilité, créativité, maîtrise du design thinking permettent aux collaborateurs de s’adapter plus facilement aux changements culturels, mais aussi d’être plus moteurs du changement en étant force de proposition, pour des nouveaux projets ou de nouvelles méthodologies.

Les soft skills sont donc à exploiter différemment en fonction des postes et niveaux de responsabilités – et évoluent au fur et à mesure de la carrière et de l’acculturation digitale de l’entreprise. L’idée d’apprendre à apprendre recouvre ainsi autant les compétences techniques que les qualités qui ne sont pas liées au métier de chacun.

Evaluer les soft skills, oui, mais comment ?

Les soft skills des lycéens sont autant le fruit du travail des professeurs que du milieu social d’origine et du caractère de chacun. En parallèle, les soft skills sont évalués de façon plus évidente en regard d’une situation réelle et d’un contexte complet. On peut ainsi avoir de l’empathie, mais pas suffisamment pour être un bon manager, ou être assez éloquent pour un entretien d’embauche, mais pas pour un jury de start-up – chaque collaborateur n’a ainsi pas besoin des mêmes soft skills au même niveau. Des outils existent ainsi pour mesurer autant les soft skills et les hard skills, mais aussi trouver les meilleures façons de les dévelppper. Les soft skills sont ainsi aussi importants à évaluer que la capacité des collaborateurs à les développer pour atteindre les niveaux suffisants pour passer les différentes étapes de leur carrière. En parallèle, si les collaborateurs sont prêts à développer leurs soft skills, il est important que l’entreprise leur donne un cadre adapté à ce développement. Quelles formations proposez-vous pour approfondir des compétences qui ne font pas strictement partie du métier de vos équipes, mais qui permettent de mieux l’exercer ?

Ils sont à appliquer en parallèle d’outils qui développent ce que les tests ne peuvent pas évaluer : l’éloquence et la capacité à pitcher et à transmettre une vision.

À vous de trouver quels collaborateurs accompagner sur les soft skills dont ils ont besoin et dont vous avez besoin pour fluidifier l’acculturation digitale au sein de votre organisation. Si vous avez vous-mêmes besoin d’être accompagnés sur le sujet, rassurez-vous, nous sommes là pour vous aider.

Le Contributeur

Jean-Noël Chaintreuil est le fondateur de 231e47 est un laboratoire d’innovation où l’humain est au centre.
Les missions principales sont l’accompagnement du changement, la transformation digitale et la mise en application de stratégies de rupture.

Il intervient également diverses écoles d’ingénieurs et commerciales (Sciences Po, CELSA, ISEP, INSEEC, ESC…) sur les ressources humaines, le digital, l’entrepreneuriat et les méthodologies de lancement et accompagne les programmes d’incubation.

Vous pouvez retrouver ses articles sur [jnchaintreuil.com] et sur @jnchaintreuil – sur les thématiques de l’entrepreneuriat, l’intrapreneuriat, les ressources humaines, les startups et les impacts du digital.

Photo by jose aljovin on Unsplash

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Les contributeurs sont des auteurs indépendants de la Rédaction de FrenchWeb. Leurs propos et positions leurs sont personnels.

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