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Comment Google traite-t-il les demandes de droit à l’oubli ?

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Entériné en mai dernier par un arrêt de la Cour européenne de justice, le droit à l’oubli est censé permettre à une entreprise de  « déréférençer » les informations qui entrave sa e-reputation. Le procédé paraît simple, puisqu’il suffit de remplir un formulaire pour demander à Google de retirer les informations gênantes. Mais la réalité est évidemment plus complexe.

L’agence Reputation VIP, qui a lancé en juin dernier un site baptisé Forget.me, gère les demandes de suppression des recherches sur Google et Bing. Le service comptabiliserait 21 000 inscriptions à ce jour.

L’éditeur publie les résultats d’une étude sur les traitements des formulaires Google sur les demandes de suppression d’informations, dans 30 pays européens. Sur les 15  061 URL étudiées, 7 085 URL ont reçu une réponse, tandis que 7 976 n’ont pas reçu de réponse. Conclusion:: 53% des demandes n’ont pas encore été traitées par Google.

Les tableaux ci-dessous indiquent la répartition des réponses favorables et non favorables des suppressions demandées:

Répartition par type de réponse

Réponse Nombre d’URL concernées % d’URL concernées
Oui 2 258 36%
Non 4 176 59%
Question 351 5%
Total 7 085 100%

Répartition des « Non » par type de refus

Type de refus Nombre d’URL concernées % d’URL concernées
Concerne votre vie professionnelle 1 063 26%
Vous êtes à l’origine de ce contenu 930 22%
Toujours d’actualité et d’intérêt public 600 14%
Il s’agit de votre profil de réseau social 559 13%
L’information concerne une autre personne 300 7%
Pertinent, d’actualité et d’intérêt public 249 6%
Vous êtes un personnage public 176 4%
Ne concerne pas une personne physique 173 4%
Données gouvernementales 81 2%
Litige 25 1%
Autres 20 1%
Total 4 176 100%

Quand Google dit « non » 

Google a accepté beaucoup plus de demandes au début de la période : 57% de oui en semaine 26, alors que la semaine 36 compte seulement 28% de réponses positives.

Répartition des réponses dans le temps

N° de Semaine % OUI % NON
26 57% 43%
27 47% 53%
28 35% 65%
29 37% 63%
30 29% 71%
31 23% 77%
32 22% 78%
33 25% 75%
34 23% 77%
35 34% 66%
36 28% 72%
Total 38% 62%

Un « non » qui prend 4 jours aujourd’hui

Le temps de traitement baisse progressivement au fil du temps, on remarque qu’il passe de 44 jours en semaine 26 à 4 jours seulement en semaine 36.

N° de Semaine Nombre d’URL Moyenne de temps (jours)
26 1 816 44
27 817 41
28 501 30
29 583 22
30 794 15
31 501 11
32 589 9
33 360 6
34 472 5
35 257 3
36 394 4
Total 7 085 24

Concernant les entreprises, la réponse de Google penche quasi systématiquement pour le « non » au droit à l’oubli: « Pour un chef d’entreprise, si la demande concerne une information relevant de sa vie privée, Google juge en fonction du degré de publicité de la personne. Mais, dès lors qu’il s’agit du domaine professionnel, la réponse est catégorique : c’est systématiquement non », précisait récemment aux Echos Bertrand Girin, président et cofondateur de l’agence Reputation VIP.

Une_ReputationVIP

 

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