ActualitéTech

Comment BPCE compte s’imposer dans le paiement mobile avec son application S-Money

Pour découvrir l’actualité de la FrenchTech, et les infos à ne pas manquer directement dans votre boite mail à 15h tous les jours, cliquez ici

BPCE regroupant notamment la Caisse d’Epargne et la Banque Populaire a lancé, hier, en version bêté privée, une nouvelle application de paiement mobile.

Baptisée S Money, celle-ci doit permettre aux mobinautes français de payer toutes sortes de petits achats auprès des commerçants de proximité mais également de réaliser des paiements auprès de différents sites marchands. Outre les paiements, l’application offre également la possibilité d’effectuer des transferts d’argent entre utilisateurs.

 

Sorte de porte-monnaie électronique, le service de paiement fonctionnera à partir d’un compte bancaire régulièrement alimenté. Grâce à S-Money les utilisateurs devraient donc pouvoir payer simplement depuis leur smartphone une baguette de pain à la boulangerie, un bouquet de fleurs chez le fleuriste, une course de taxi ou encore un verre de vin au café du quartier ou bien une leçon de mathématiques au professeur particulier.

Toujours en phase bêta privée, l’application devrait être testée auprès de certains clients cet été, puis auprès du grand public, dès septembre, dans les villes suivantes : Toulouse, Bordeaux, Nantes et Rennes. Le groupe bancaire précise toutefois que l’application ne sera pas réservée uniquement à ses clients mais à tout mobinaute détenteur d’un compte bancaire. Le service devrait ainsi être généralisé d’ici le début de l’année 2013.

L’application sera par ailleurs gratuite pour les utilisateurs. Le business modèle reposera donc sur le prélèvement d’une commission auprès des commerçants. Le montant de cette commission devrait évoluer en fonction du volume des transactions. L’AFP précise que les commerçants « ne seront pas facturés à la transaction mais sur un montant global réalisé sur une quinzaine ou un mois. »

A court terme, les professionnels devraient également pouvoir bénéficier de différents services comme une visibilité accrue sur l’application, des options marketing ou encore disposer d’une base de données importante, sous l’accord des clients.

Grâce à ce service, BPCE espère se positionner sur un marché très porteur qui devient de plus en plus concurrentiel. L’idée est donc de s’adapter à l’évolution des nouvelles technologies, aux styles de vie changeants, mais également de profiter des nouvelles réglementations européennes en la matière, qui permettent de développer des offres innovantes.

 

Dans cette optique, BPCE a donné la priorité à la mobilité en précisant que le service sera d’abord développé sur iOS et Android puis, par la suite, décliné sur un site web. L’accent a donc été mis sur la simplicité, la sécurité et l’immédiateté.

De part sa fluidité et compte tenu des démonstrations vidéo, l’application S-Money se rapproche donc fortement de l’application Skimm, développée depuis février dernier par la start-up éponyme incubée au Camping. Fair-play, BPCE reconnaît d’ailleurs que son service s’inscrit totalement dans la même philosophie que l’application Skimm. Preuve donc, qu’il s’agit d’un marché à très fort potentiel et qui attire chaque jour de plus en plus d’acteurs.

 

Le groupe bancaire souligne, toutefois, deux points qui distinguent  les deux applications. En termes techniques, Skimm repose uniquement sur les QR codes tandis que S-Money reste totalement ouverte à d’autres technologies. Par ailleurs, au niveau structurel, l’application S-Money  a la chance de pouvoir s’appuyer sur un très grand groupe.

Pour faire face à la concurrence, BPCE compte donc coupler l’agilité d’une start-up (l’entité chargée de développer l’application possède la structure d’une jeune pousse) à la puissance d’impact que possède un grand groupe. S-Money espère ainsi capitaliser sur le fonds de commerce des banques pour multiplier à grande vitesse différents partenariats.

Un commentaire

Bouton retour en haut de la page
Comment BPCE compte s’imposer dans le paiement mobile avec son application S-Money
Le député MoDem Jean-Noël Barrot nommé ministre délégué au Numérique
Web3 : Comment The Sandbox a attiré plus de 300 marques dans son métavers
[Nominations] Capgemini, Teads, Linxo… Les nominations de la semaine
[Série A] Cybersécurité : a16z mise sur l’AssurTech Stoïk pour son second investissement en France
Quelle est la recette de DL Software pour réussir sa stratégie de Build Up?
[DECODE Quantum] A la rencontre de la startup WeLinQ

Votre logiciel antipub bloque votre accès à FrenchWeb.fr


Depuis 14 ans, FrenchWeb vous propose chaque jour des contenus sur la FrenchTech. Nous diffusons rarement des publicités et ne collectons pas la moindre information sans votre consentement.


Votre adblocker empêche d'afficher correctement votre media FrenchWeb. Pour y accèder, nous vous recommandons de nous ajouter à votre liste de sites autorisés.


Merci et bon surf!


Richard Menneveux, fondateur de FrenchWeb.fr et CEO de DECODE.Media