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[CONFIDENTIEL] Revolut x Bitcoin, VC et early-stage, Google à Londres, YouTube…

#Cryptominute: la FinTech Revolut fusionne banque et cryptomonnaie

Il semblerait que chaque jour qui passe apporte un peu plus de légitimité aux cryptomonnaies : aujourd’hui, c’est Revolut, la fintech britannique proposant une offre de mobile banking en 25 devises, qui ajoute à son portefeuille de monnaies le Bitcoin, le Litecoin et l’Ether. A l’occasion de la conférence Disrupt Berlin, le CEO de Revolut Nikolay Storonsky a annoncé que dès jeudi, il sera possible d’acheter, de détenir et de vendre les trois cryptomonnaies. Si vous êtes à court de monnaie fiduciaire sur votre compte courant, Revolut pourra même convertir vos monnaies virtuelles pour faire l’appoint.

Nikolay Storonsky et Vlad Yatsenko, fondateurs de Revolut.

Storonsky a indiqué que durant la semaine de test, 10 000 clients avaient échangé pour l’équivalent d’un million de dollars en cryptomonnaie. Revalut promet d’offrir les taux les plus compétitifs du marché sur les transactions cryptographiques, de l’ordre de 1,5% sans frais cachés qui peuvent rajouter 5 à 9 points selon les plateformes.

En deux ans, Revolut revendique un million d’inscrits en Europe sur sa plateforme, qui ont procédé à plus de 42 millions de transactions. En France, où la version française de l’application mobile est disponible depuis septembre, la néobanque compte plus de 150 000 utilisateurs. Le paysage concurrentiel se densifie sur le marché des banques mobiles – N26 ou Orange Bank sont les concurrents directs de Revolut en France – et les aspérités différenciantes de ce type sont probablement les bienvenues pour séduire une clientèle d’early-adopters.

#VC: l’early-stage en berne

Les fonds de capital-risque ont fortement réduit la voilure. Ainsi, le nombre d’investissements de capital-risque dans les entreprises technologiques du monde entier s’est quasiment effondré de moitié depuis 2014, passant de 19 000 à 10 000 cette année, selon une étude de PitchBook. Il s’agit de la chute la plus extrême depuis 2001.

Selon TechCrunch, ce déclin s’explique en partie par la fin de l’engouement autour des applications de financement, qui avaient bondi après 2010 grâce à la reprise de l’activité économique, couplée à l’émergence d’applications B2B répondant au nouveau comportement des consommateurs. Même son de cloche du côté du financement en SaaS, qui s’est lui aussi nettement effondré, la faute au nombre trop important de start-up SaaS sur le marché. En 2014, près de 5 000 investissements avaient été dénombrés dans les entreprises SaaS. Ce chiffre a chuté d’environ 40% cette année, tombant aux alentours des 3 000 opérations.

Volume global de financement par capital-risque et valeur dans les entreprises technologiques. Crédits : PitchBook – TechCrunch.

De façon moins prononcée, les FinTech ont tout de même subi une baisse des financements. Celle-ci est de l’ordre de 10% en l’espace de trois ans. Et pour cause, le marché a gagné en maturité depuis 2014. Des acteurs comme N26 ou Revolut se sont imposés tandis que les jeunes pousses qui débarquent sur le marché peinent à séduire les fonds de capital-risque.

Si ces derniers délaissent les entreprises qui viennent tout juste de naître, ils misent en revanche largement sur les sociétés qui ont remporté le leadership sur leur segment d’acidité. Ainsi, les Airbnb, Spotify, WeWork, Lyft ou SpaceX n’éprouvent aucune difficulté à lever des fonds à la pelle. C’est la règle du «winner-takes-all», valable dans la quasi-totalité des États américains lors de l’élection présidentielle américaine… mais aussi chez les VC.

«La fête est finie», comme dirait Orelsan (eh oui). Les investisseurs se tournent désormais vers des sociétés au modèle structuré et sécurisé au détriment de nouveaux acteurs, qui peinent à apporter une plus-value sur des marchés qui approchent le seuil de saturation.

#Archi: Google lance le gratte-ciel horizontal

Le mois dernier, le maire de Londres Sadiq Khan, accompagné par trois dirigeants de Google, a inauguré le chantier du nouveau campus de Google dans le quartier de King’s Cross. Un investissement massif pour la ville alors que le Brexit se profile, qui créera des bureaux pour 7 000 employés, « un autre signe clair que Londres est ouverte et reste entrepreneuriale » selon l’édile.

Mais ce bâtiment a aussi une autre spécificité, d’où il tire son surnom, le « Landscraper » par opposition aux skyscrapers : en effet, la construction est aussi longue et horizontale qu’un gratte-ciel est vertical et haut, un peu comme un Empire State Building allongé. Le vaisseau amiral de Google à Londres, dessiné par Bjarke Ingels et Thomas Heatherwick, fera ainsi 1 082 pieds de long (330 mètres environ), soit 20 mètres de plus que The Shard, le plus haut bâtiment de Londres.

Le Landscraper sera aussi doté d’un jardin sur le toit, d’une piste de course, des terrains de basketball intérieurs, et d’une piscine. Son budget estimé est d’un milliard de livres sterlings (1,14 milliards d’euros).

#Fourmis: YouTube va embaucher 10 000 modérateurs pour identifier les vidéos inappropriées

Il y a quelques mois, plusieurs annonceurs avaient décidé de quitter YouTube. La raison? Leurs contenus apparaissaient sur des vidéos violentes ou des vidéos avec des enfants dans des situations embarrassantes. Depuis cette annonce, la plateforme a fait supprimer la chaine ToyFreaks, la chaîne d’un père accusé de maltraiter ses enfants, et a supprimé la publicité sur 2 millions de vidéos ainsi que sur 50 000 comptes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour rassurer les annonceurs, Susan Wojcicki, s’est exprimée hier dans un billet de blog. La CEO de YouTube a ainsi annoncé le recrutement de 10 000 modérateurs supplémentaires en 2018. Ces nouveaux collaborateurs vont venir gonfler les effectifs de 25% selon BuzzFeed.

Même si le renfort est humain, YouTube continue de travailler sur des algorithmes permettant de détecter ces contenus inappropriés. Ces outils de machine learning ont supprimé, depuis juin, 150 000 vidéos. «Aujourd’hui, 98 % des vidéos que nous supprimons pour du contenu violent sont signalées par nos algorithmes de machine learning», rassure Susan Wojcicki.

YouTube promises to increase content moderation staff to over 10K in 2018

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La rédaction

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