ActualitéBusinessTech

Cybersécurité: CrowdStrike lance son entrée en Bourse malgré des pertes croissantes

Pour découvrir l’actualité de la FrenchTech, et les infos à ne pas manquer directement dans votre boite mail à 15h tous les jours, cliquez ici

« Notre passé est fait de pertes et nous ne pourrons peut-être pas atteindre ou maintenir une rentabilité dans le futur », a indiqué le spécialiste américain de la cybersécurité CrowdStrike dans son dossier d’entrée en Bourse déposé mardi auprès de la SEC. La start-up fondée en 2011 par Dmitri Alperovitch et George Kurtz, d’anciens cadres de McAfee, et Gregg Marston, valait 3,3 milliards de dollars en juin 2018 à l’issue d’une Série E de 200 millions de dollars. Elle ambitionne de lever 100 millions de dollars lors de son IPO.

Une liste croissante de géants technologiques en Bourse en 2019

Au total, l’entreprise a précédemment levé 481 millions de dollars auprès d’investisseurs tels que Warburg Pincus (qui détient jusqu’ici 30,3% des parts de CrowdStrike), Accel (20,3%), la société d’Alphabet CapitalG (11,2%), General Atlantic ou IVP. CrowdStrike s’apprête aujourd’hui à faire son entrée sur le Nasdaq et par-là à rejoindre une liste croissante de géants technologiques financées par capital-risque qui font leur entrée en Bourse en 2019.

Un modèle économique qui repose sur l’abonnement

Basé en Californie, CrowdStrike propose une solution de protection des endpoints basée dans le cloud. Sa plateforme « Falcon » serait capable d’empêcher des violations de données causées par tout type d’attaques, avant qu’elles ne se produisent. La majeure partie de ses ventes provient d’abonnements effectués par 2 500 entreprises ou organismes tels que AWS, le MIT, Telstra, Shutterstock, Sony, Crédit suisse ou encore Hyatt.

CrowdStrike avait notamment été choisi par le Comité national démocrate américain pour enquêter sur de potentielles violations de données d’origine russe en 2016.

Des pertes qui grimpent, mais moins rapidement que le chiffre d’affaires

Les pertes de CrowdStrike grimpent tous les ans, moins rapidement toutefois que son chiffre d’affaires. En 2019 (jusqu’au 31 janvier), l’entreprise a fait état de 140 millions de dollars de pertes (+3,7%), pour un chiffre d’affaires de 249,8 millions de dollars (+110%). En 2018, les pertes se situaient à 135 millions de dollars (+48,35%) pour un chiffre d’affaires de 118 millions de dollars (+125%). En 2017, CrowdStrike avait perdu 91 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 53 millions de dollars.

Une marge brute largement inférieure aux dépenses d’exploitation

Sa marge brute, toutefois, se situait à presque 163 millions de dollars sur l’année terminée au 31 janvier 2019, pour des dépenses d’exploitation totales de près de 300 millions de dollars. Les dépenses de CrowdStrike pour renforcer ses équipes de vente et marketing ont augmenté de 66% à 172,7 milllions de dollars en 2018.

CrowdStrike rivalise sur le marché de la cybersécurité avec McAfee, Cyclance, Carbon Black, Symantec, Palo Alto Networks ou encore FireEye.

Bouton retour en haut de la page
CrowdStrike
Cybersécurité: CrowdStrike lance son entrée en Bourse malgré des pertes croissantes
TikTok mise sur les abonnements payants pour s’affranchir de la publicité
Pourquoi Klarna va supprimer 10% de ses effectifs dans le monde
[Seed] La PropTech Buildrz réalise une première levée de fonds de 3,8 millions d’euros
Orange : l’ère Stéphane Richard définitivement terminée
[Nominations] Figaro Classifieds, Sendinblue, Mon Petit Placement… Les nominations de la semaine
[DECODE Quantum] A la rencontre d’Anais Dreau, chargée de recherche CNRS en physique quantique
Ads Blocker Image Powered by Code Help Pro

Votre adblocker bloque votre acces a FrenchWeb.Fr



Depuis 14 ans, FrenchWeb vous propose chaque jour des contenus sur la FrenchTech. Nous diffusons rarement des publicités et ne collectons pas la moindre information sans votre consentement.

Les adblockers empechent votre acces a FrenchWeb. Pour y acceder, nous vous recommandons de nous ajouter a votre liste de sites autorisés.

Merci et bon surf!

Richard Menneveux, fondateur de FrenchWeb.fr et CEO de DECODE.Media