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Dans la tourmente, Vivarte doit réussir son virage digital

Dans un contexte de restructuration financière et salariale sans précédent, le groupe Vivarte, spécialiste de l'habillement et de la chaussure, comme tout groupe historique, doit pourtant poursuivre sa transformation digitale. Avec une dette d'1,5 milliard d'euros, le propriétaire de 12 marques (dont Caroll, Kookaï, Chevignon, Naf Naf, La Halle, André, Minelli) est toujours négociation pour deux plans sociaux visant la suppression de 900 emplois, après avoir cédé deux de ses marques, Kookaï et Pautagas.

Si les Français ont dépensé 69,5 milliards d'euros en 2015 en ligne, tous produits confondus, les enseignes du groupe Vivarte ont, elles, vu la vague des pure player de la mode déferler. Amazon, Sarenza, Zalando, Asos…les spécialistes de la logisitique et de la data prennent leur part, tandis que la consommation dans le secteur textile est en recul en 2016.

Malgré la politique du "cost killing", Héléne Viot-Poirier, Internet et Marketing Executive, recrutée en 2016, gère la transformation des enseignes. «On veut accélérer, que ce soit avec du Click&collect, des applications marchandes et relationnelles, pour que les clients puissent avoir à leur compte, leur wish list…», explique-t-elle. Elle assure aussi qu'il n'y aura pas moins de points de vente dans cette nouvelle configuration. De 4 000 en 2015, le groupe en déclare aujourd'hui 3 000.

Cette ancienne d'Orange doit fixer des objectifs. «Pour être customer centric, il faut engranger des datas au jour le jour. On a mutliplié par deux la collecte, via notamment les points de vente», détaille-t-elle. Entre 2015 et 2016, le groupe, qui s'est financé suite à deux LBO, a généré 2,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur l'exercice.

PDG: Patrick Puy

Siège : Paris

Date de création : 1904 (André)

Effectifs : 20 000 salariés

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Jeanne Dussueil

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