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Drop don’t park vise 5 000 utilisateurs cette année pour ses voituriers à la demande

Face à la difficulté de trouver une place de stationnement dans les grandes villes, la start-up «Drop don’t park» propose aux automobilistes un service de voituriers à la demande. L’idée : qu’ils n’aient plus à se soucier de trouver par eux-mêmes quelques mètres de libres dans une rue. Une solution qui pourrait a priori intéresser les professionnels à l’emploi du temps serré. Un marché de niche ? Pas seulement répond l’entreprise qui entend «démocratiser» le service pour le grand public.

5 000 utilisateurs visés d’ici à la fin de l’année

«En moyenne, à Paris, une recherche de place de stationnement prend plus de 20 minutes et peut monter jusqu’à 40 minutes dans certains quartiers. Et une place en voirie reste libre moins d’une minute», explique à Frenchweb Nicolas de Crémiers, le cofondateur. L’entrepreneur espère donc toucher tous les automobilistes pressés. «Ils pourront être utilisateurs, pas forcément réguliers, mais au moins ponctuel du service».

Concrètement, la start-up – qui se lance officiellement aujourd’hui après avoir «bêta testée» son offre – vise les 5 000 utilisateurs en France d’ici à la fin de l’année. «Nous ciblons toutes les grandes villes où il y a un problème de congestion et de stationnement». Au-delà de la capitale, Drop don’t park réfléchit aussi à Lyon, Marseille ou Bordeaux, de même qu’aux grandes villes européennes comme Londres, Francfort ou Hambourg.

Dans tous les cas, le modèle économique repose sur la vente d’une prestation. Un «Drop», qui comprend la prestation du voiturier et le stationnement pour 3 heures, est proposé à 15 euros. Au-delà de ce laps de temps, il faut compter 25 euros pour la journée, jusqu’à 12 heures de stationnement. Mais pour dégager davantage de revenus, la société ambitionne également de commercialiser des services complémentaires pendant la prise en charge du véhicule : lavage, révision technique voire, à terme, le changement des pneus.

Geoffroy Roux de Bezieux au capital, Ouriel Ohayon au board

Pour s’assurer de la qualité de son offre, l’entreprise assure que ses voituriers sont formés en interne pour répondre aux attentes des clients. D’ailleurs, ces derniers sont recrutés en CDI, et non sous contrat d’autoentrepreneurs, même si l’entreprise y réfléchit pour l’avenir. Les clients leur attribuent ensuite une note pour apprécier la prestation. Côté assurance, Drop don’t park a signé un partenariat avec Allianz pour couvrir les véhicules jusqu’à 150 000 euros.

Fondée par Nicolas de Crémiers et Alban de Renty, la société a levé 300 000 euros en amorçage auprès de Geoffroy Roux de Bezieux qui est aussi l’un des cofondateurs. Par ailleurs, Ouriel Ohayon, le cofondateur d’Appsfire et de la société de capital-risque Isai, siège au conseil d’administration de l’entreprise.

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Olivier Harmant

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