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Exclusif: Alltricks lève 2,9 millions d’euros pour devenir le champion du vélo en Europe

La start-up française lancée en 2008 sur la vente en ligne de vélo et de pièces détachées a réalisé 20 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013. 

Alltricks, le site e-commerce spécialisé dans le vélo, la vente de pièces détachées et d’accessoires, annonce une levée de fonds de 2,9 millions d’euros auprès de son investisseur historique, Partech Ventures, et Fifadev.eco, Family Office Halley, Financière de la Gommerie et Atafoto. Alltricks a levé au total presque 5 millions d’euros pour se donner les moyens de ses ambitions: consolider son modèle et s’internationaliser. Gary Anssens, cet ancien champion de VTT qui vient de fêter ses 30 ans, reste majoritaire de sa société (Avanis), qu’il a lancée en 2008.

GaryLe marché global du vélo est estimé à 1,3 milliard d’euros, la vente en ligne représenterait 10% de ce marché. Mais les distributeurs et les acteurs de la vente au détail semblent l’avoir déserté, à voir la croissance rapide du pure player Alltricks. En deux ans, le site a décuplé son chiffre d’affaires: 3 millions d’euros en 2011, 20 millions d’euros annoncé en 2013. Avec un panier moyen de 100 euros en moyenne, le site bénéficie d’un fort repeat business, notamment sur le ré-achat de pièces détachées: « Nous observons sur ces produits des taux supérieurs à la moyenne », indique Gary Anssens, le jeune patron d’Alltricks.

Alltricks veut désormais grandir et se renforcer sur le marché européen, où la startup revendique 120 000 clients: » On assiste à un effondrement de la représentation des commerces de détail. En dehors de la Grande-Bretagne, la concurrence en Europe est peu agressive. Il y a une opportunité à saisir sur le online et le offline « , précise Jean-Marc Patouillaud, managing partner chez Partech.

Alltricks va donc bel et bien se lancer à l’assaut du marché européen dans une dizaine de pays, en commençant par la Belgique, l’Allemagne, le Portugal, l’Italie, l’Espagne. La start-up prévoit pour cela de recruter des experts bilingues ou natifs dans leur langue, qui vont interagir avec des partenaires implantés en local.

Pour l’heure, la start-up basée à Maurepas dans les Yvelines emploie 45 personnes, « tous pratiquants et passionnés de vélo », et envisage de recruter 15 autres personnes cette année, principalement en renforçant les équipes marketing et développement web. C’est aussi sur la logistique que la stratégie s’oriente fortement, car le « secret » d’Alltricks est aussi dans le traitement des 200 000 commandes passées l’an dernier : le site met à jour la disponibilité du stock en temps réel sur les 150 000 produits Alltricks, un stock de 5000 m2 basé à Maurepas, au siège.

L’expédition est bien entendu un axe majeur pour l’e-commerçant, qui ne veut pas vendre sur Amazon « pour ne pas dégrader le niveau de qualité attendu » précise Gary Anssens, qui fait de l’expertise du produit et la qualité de service deux piliers de son entreprise.

La start-up prévoit par ailleurs de développer une application mobile dédiée, qui proposera aux passionnés de vélo des tutoriels de réparation, et l’opportunité de pusher certains produits. Sur le site, des modules communautaires plus orientés sur le contenu et les conseils, vont être implémentés. Un modèle cher à Oscaro, devenu numéro 1 mondial des pièces auto, qui a réalisé 230 millions d’euros de CA en 2013.

Crédit photo: Fotolia, banque d’images, vecteurs et videos libres de droits

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Marion Moreau

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6 commentaires

  1. 20 millions d’euro pour 45 employés quand un magasin de cycles emploie 4 personnes pour 450000€ de CA.
    Donc pour 44 fois plus de CA Alltricks emploi seulement 45 personnel. Rapporté au commerce physique, 20 millions de chiffre d’affaire générait avant 176 emplois contre 45 en commerce virtuel aujourd’hui. Multiplier par le nombre de sites E-commerce tous secteurs confondus (Amazon, Oscaro, Chain reaction, C-discount, ect) on comprend mieux la responsabilité de ces nouveaux commercants dans la destruction de l’emploi. La marge offerte au grand public servait avant tout à payer des salaires dans des commerces physiques, des loyers, des charges sociales, de l’impôt foncier ect ect… Les syndicats se battant contre les politiques de droite soit disant « capitaliste et  ultra libérale » non pas vu venir cet ouragan appelé E-commerce et ont laissé s’installer l’ultra libéralisme qui a engendrer des emplois encore plus précaires en détruisant 10 à 30 emplois quand ils en céeaient 1. Malgré les appels aux politiques, les choses semblent continuer dans ce sens du toujours plus de richesses pour les gros et toujours moins pour les petits. Une fois que ces gros auront pris tous les marchés, ils pourront alors tout doucement augmenter leur tarifs, méthode bien connue de la grande distribution.

  2. Ca serait bien d’avoir les liens vers les sites dans ce genre d’article. Ou mieux une fiche d’info en bas de page avec la fiche de l’auteur, du genre Crunchbase

  3. Ali barbal un conseil: arrêtez la lecture de frenchweb, ce n’est pas bon pour ce que vous avez.

  4. Ali barbal 
    Vous avez 2x tort : 
    1 – Les rendements sont décroissants quand la taille des ressources augmente.
    2 – Renseignez-vous sur la destruction créatrice de Schumpeter.

  5. Ali barbal Je vous conseille la lecture du magazine Capital de Décembre 2013 qui consacre un sujet complet sur les emplois générés et les emplois détruits par le e-commerce. Pour la faire courte, l’e-commerce crée 2 à 3 fois plus d’emplois qu’il n’en détruit. Après vous pouvez toujours lutter contre l’évolution de la société c’est votre droit ! :)

  6. ça vient de moi ou leur site ressemble quand même beaucoup à l’ancienne version du site de ProbikeShop ?

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