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Le grand défi d’Hubert Joly, le Français propulsé à la tête de Best Buy

L’annonce est suffisamment inhabituelle pour que l’on s’y arrête : le français Hubert Joly a été nommé la semaine dernière à la tête de Best Buy, géant américain de la vente de biens électroniques. Plusieurs challenges de taille attendent le cinquantenaire, spécialisé dans les restructurations d’entreprises, mais pas forcément dans la distribution…

L’information a fait le tour de Twitter la semaine dernière. Hubert Joly, ex-HEC et Sciences-po Paris, a été nommé à la tête de Best Buy, numéro 1 de la distribution électronique aux Etats-Unis. L’homme d’une cinquantaine d’année, qui était jusqu’à présent aux rênes du groupe hôtelier Carlson, vient donc remplacer Mike Mikan, président temporaire depuis le départ de Brian Dunn. Hubert Joly prendra officiellement ses fonctions dès le mois de septembre.

Un laps de temps qui doit lui permettre d’obtenir son visa et peut être aussi de recharger ses batteries, car le moins que l’on puisse dire c’est que Hubert Joly aura du pain sur la planche. En effet, la société américaine se trouve actuellement en grande difficulté avec 1 milliard de dollars de pertes enregistrées sur l’exercice précédent et un plan de restructuration tablant sur 800M $ d’économies. Outre ces défis comptables, Buy Best fait également face à des dissonances au sein de son actionnariat. Le fondateur, Mr. Schulze, qui détient 20% du capital aimerait ainsi racheter la totalité de l’entreprise.

Hubert Joly devra donc mettre à profit l’ensemble de son expérience acquise auprès de différents groupes d’envergure mondiale. Après 14 ans passés aux Etats-Unis au sein du cabinet de conseil McKinsey, Hubert Joly a rejoint le groupe EDS en 1996 pour intégrer ensuite la division de jeux vidéos de la société Vivendi en 1999. En 2008, il prend la tête du groupe hôtelier Carlson.

Fort de ce parcours, Best Buy semble totalement convaincu du potentiel de Hubert Joly , « qui a le talent de remettre sur pied les entreprises en difficultés ». Au point où l’Américain a mis sur la table près de 30M $ pour convaincre le Français de prendre le poste. Dans les détails, Hubert Joly devrait donc toucher un salaire de base de 1,175M $ auquel s’ajoutent des bonus d’un montant de 8,75M $ ainsi que 20M $ de compensation pour son départ du groupe Carlson.

Toutefois cet enthousiame n’est pas partagé par l’ensemble des spécialistes du domaine. Le Wall Street journal rappelle ainsi que ce choix a été critiqué par certains détracteurs qui pointent du doigt le manque d’expérience du Français dans la distribution. Brian Sozzi, analyste chez Productions NBG s’est ainsi interrogé sur le processus de recrutement tandis que l’analyste Michael Pachter a fait part de son incroyable étonnement.

Homme de la situation ou non, Hubert Joly devra donc, quoiqu’il en soit,  gérer près de 167 000 employés et surtout donner à Best Buy les moyens de faire face à la terrible concurrence que représente les géants du web en la matière.

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La rédaction

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Un commentaire

  1. Un sacré challenge pour un manager d’envergure, avec une incitation à prendre le poste qui donne le tournis (en terme de chiffres).
    D’un autre côté, ils ont forcément besoin d’un chasseur de coûts qui devra trouver des solutions judicieuses dans la continuité !
    C’est là que sa qualité d’ancien consultant d’un cabinet de conseil en stratégie prendra toute sa valeur…

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