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ils réagissent à la taxe Google

Tout d’abord Google au travers de son porte parole, Olivier Esper, directeur affaires publiques pour la France

« Notre contribution à la mission confiée à Patrick Zelnik a insisté sur la nécessité de coopération entre les acteurs de l’internet et les filières culturelles pour développer des nouveaux modèles », « Nous espérons que, parmi les recommandations faites par le rapport, ce seront bien celles privilégiant la coopération qui seront retenues. Par exemple celles visant à simplifier et adapter les mécanismes de licence à l’environnement numérique », « Il y a là une opportunité de privilégier des solutions innovantes plutôt que de prolonger une logique d’opposition entre les mondes de l’Internet et de la culture, par exemple la logique de la taxation »

Sur Libération, Laurent Joffrin écrit:

« Quelques géants, agrégateurs comme Google ou fournisseurs d’accès Internet, ont capté l’essentiel des revenus. Le libre marché a créé cette originale répartition des tâches : les créateurs de contenu supportent les dépenses, les diffuseurs perçoivent les recettes. »

Dans un communiqué de presse la Sacem déclare:

« Force est de constater que les solutions retenues ne répondent que très partiellement à ces objectifs et sont clairement insuffisantes pour soutenir rapidement et significativement un marché en transition affecté par une violente dégradation »

Sur Le Monde, et pas à un paradoxe près, Jacques Toubon:

« Les majors ont rendu les services de musique en ligne non rentables »

Sur Rue89, Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de Price Minister et président de l’Association des services Internet communautaires:

« Ils vont peut-être envoyer des gens en hélicoptère aux Etats-Unis pour récupérer l’argent ? “Bonjour, on suspecte qu’une partie de votre audience vient de France…” On n’arrive même pas à récupérer l’argent des sites américains installés au Luxembourg ! Cette taxe serait intraçable. Si on connaît Internet, on ne peut pas y croire. »

Sur ITEspresso, Édouard Barreiro, en charge des questions TIC pour l’association de consommateurs UFC-Que Choisir

« Le gouvernement refuse la licence globale mais ne trouverait pas anormal que tous les contribuables payent sans réelle contrepartie de l’industrie du disque. »

Le NewYorkPost (quotidien du groupe Murdoch) écrit:

« Les vautours de la culture français veulent taxer les entreprises du Net », titre l’article, pour qui « les autorités férues de taxes à Paris ciblent Google comme source d’argent pour la culture française en déclin ».

Numérama écrit

« Puisque la France et l’Europe sont incapables de favoriser l’émergence de grands acteurs de l’internet, autant taxer les sucess stories américaines pour financer ses industries vieillissantes ».

Emmanuel Torregano, journaliste et éditeur d’Electron Libre

« La vraie grosse surprise du rapport Zelnik, cependant, réside dans la proposition de soumettre le streaming (diffusion non linéaire de musique sur Internet, ou écoute à la demande) au régime de la gestion collective. On aura beaucoup glosé sur les consultations sans fin de cette mission, et sur sa soit-disant soumission au lobby des grands industriels du disque. Au moins sur ce dernier point, on aura eu tout faux. En faisant cette préconisation, la mission Zelnik jette en effet un gros pavé dans la marre des majors de la musique et fait preuve d’un vrai courage politique. »

Sur Twitter:

Jbgme « La taxe sur la pub en ligne est une mesure imbécile qui fera de la France un cimetière numérique ».

non sans humour, ls01 « Jacques Toubon a fait le rapport Zelnik pour qu’on arrête de l’emmerder avec la loi Toubon (alias « loi allgood ») et les hélicoptères…

et vous, vous en pensez quoi de la taxe Google??

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Richard Menneveux

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