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[INSIDERS] Les 5 infos Tech pour briller en société

#Cryptominute: Kik lève 99 millions de dollars lors de son ICO

Nous vous l’annoncions lors d’un précédent Insiders, l’application de messagerie Kik, destinée aux teen, souhaitait lever 125 millions de dollars à l’occasion de son ICO (Initial Coin Offering).

L’opération, qui a eu lieu du 12 au 26 septembre, est légèrement en deçà des espérances du canadien : environ 49 millions de dollars ont été levés auprès de 10 000 investisseurs, de 117 pays différents. Une vente préalable de Kin, du nom de ce token basé sur le protocole ethereum, avait déjà généré 50 millions de dollars, auprès d’investisseurs spécialisés dans la blockchain, comme Blockchain Capital, Pantera Capital, and Polychain Capital. Le montant total se rapproche donc des 100 millions de dollars.

Les ICO ont déjà permis de lever 1,7 milliard de dollars à date cette année, mais sont dans le collimateur des autorités de régulation dans plusieurs pays. Lors du TechCrunch Disrupt de la semaine dernière, Dan Morehead de Pantera Capital, qui gère un fonds de 100 millions de dollars destinés aux ICO, a averti lui-même sur l’atmosphère spéculative du moment, « plus forte qu’à l’époque de la bulle dot com », avec actuellement plus de 60 ventes de tokens par semaine.

L’ICO de Kik était particulièrement attendue, parce qu’elle concernait un acteur B2C, établi depuis dix ans, valorisé un milliard de dollars, et fort de 15 millions d’utilisateurs actifs mensuels.

Kik ICO Raises $98 Million But Falls Short of Target

 

#Cybersécurité: démission du PDG d’Equifax ; intrusion chez Deloitte

Conséquence du piratage massif qui a exposé les données personnelles de 143 millions d’Américains, les têtes tombent chez Equifax : après deux cadres dirigeants, c’est au tour du PDG Richard Smith de quitter ses fonctions à la tête de l’une des trois plus grosses sociétés d’évaluation de crédit aux Etats-Unis. Il devra cependant être entendu début octobre, dans le cadre de l’enquête menée par le Congrès américain. Depuis l’annonce de la cyberattaque, l’action Equifax a perdu environ 30% de sa valeur à la bourse de Wall Street. L’entreprise a été vivement critiquée depuis le début de cette affaire, non seulement sur les conditions d’exploitation ayant rendu possible la brèche, mais aussi sur sa gestion de crise, ainsi qu’un soupçon de délit d’initiés. C’est à voir sur Bloomberg.

Par ailleurs, toujours sur le front de la sécurité informatique, The Guardian a révélé ce lundi que Deloitte, l’un des plus gros cabinets d’audit et de conseil au monde, a été victime d’une attaque informatique. L’intrusion se serait produite via un serveur mail hébergé dans le cloud, et simplement protégé par un mot de passe, sans double authentification.

Deloitte fournit à ses clients des prestations de conseil dans de nombreux domaines dont – ironie de la fable – celui de la sécurité informatique, un sujet sensible au potentiel très lucratif. Durant cette attaque, ce sont les correspondances entre 244 000 employés de Deloitte et les clients qui auraient été exposés. Selon le journal britannique, Deloitte n’aurait découvert qu’en mars dernier l’attaque, qui aurait lieu d’octobre à novembre 2016. Le cabinet a confirmé l’information au Guardian et a lancé une enquête interne, tout en minimisant la portée de l’incident : « Seulement un petit nombre de clients ont été touchés. Il n’y a eu aucune conséquence sur les activités clients et sur la capacité de Deloitte à travailler » a communiqué le cabinet à l’AFP. Comme l’indique, avec sagesse et prescience, la section cybersécurité de Deloitte sur son site : « la question n’est plus de savoir si vous subirez des cyberattaques, mais plutôt quand elles se produiront et quelle sera leur ampleur. »

#SoftPower: l’art du lobbying chez les géants de la tech

A lire sur The Guardian, une enquête détaillée sur le lobbying, tel que pratiqué par les géants de la tech. Google, Facebook, Microsoft, Apple et Amazon ont ainsi dépensé 49 millions de dollars l’année dernière, pour soutenir les actions de leurs groupes d’influence à Washington. A titre de comparaison, Microsoft, déjà au fait de sa puissance dans les années 90, ne dépensait sur ce poste que deux modestes millions de dollars. C’est aussi à cette époque que Microsoft connut ses premiers déboires pour abus de position dominante, qui lui coûta de longues années de procédures judiciaires.

Eric Schmidt, qui était alors CEO de Novell, et ancien CEO de Sun Microsystems, était bien placé pour tirer les enseignements de ce qui arrivait alors à Microsoft. Quand il fut nommé CEO de Google en 2001, il a massivement investi pour se faire des amis dans les couloirs du Capitole. En 2003, Google dépensait 80 000 dollars en lobbying. Aujourd’hui, Alphabet a dépensé 9,5 millions de dollars sur le premier semestre 2017, et 15,4 millions de dollars en 2016, au point d’en faire la société qui dépense le plus d’argent au monde sur ces sujets. En 2013, Alphabet a même loué 5 000 mètres carrés de bureaux – peu ou prou la surface de la Maison Blanche –, à moins de deux kilomètres du bâtiment du Capitole.

Forget Wall Street – Silicon Valley is the new political power in Washington

#FatBird: Donald Trump ne pourra pas (tout de suite) tweeter en 280 signes

Twitter ne donnera pas d’espace supplémentaire à Donald Trump pour s’exprimer sur le réseau social. En perte de vitesse, l’oiseau bleu a fait une annonce retentissante pour reprendre de l’altitude, en doublant la limite de 140 signes des tweets. Toutefois, tous les utilisateurs ne peuvent pas encore poster des messages de 280 caractères. Seulement un petit groupe d’utilisateurs peut bénéficier de cette nouveauté pour l’instant.

Accro à Twitter, Donald Trump aurait probablement adoré être l’un des privilégiés choisis par le réseau social. Inquiets à l’idée que le président américain, qui a toujours le bon mot pour apaiser les tensions avec la Corée du Nord, puisse bénéficier de ces 280 signes, les internautes n’ont pas manqué d’interpeller les fondateurs de Twitter à ce sujet. L’un d’eux, Biz Stone, a sonné le glas des espoirs de Donald Trump : il n’est pas dans le groupe de testeurs.

Too bad Donald… Qu’il se rassure, il n’est pas le seul à devoir se contenter des 140 signes réglementaires. La propre mère de Jack Dorsey, le patron de Twitter, ne bénéficiera pas non plus de l’extension du domaine du sifflet.

C’est à lire sur Recode : Some Twitter users are getting longer tweets, but President Donald Trump isn’t one of them

#FastandFurious: Dyson veut sa voiture électrique pour 2020

Plus connue pour ses aspirateurs, ses sèche-cheveux et ses batteries (ndlr en 2015 la société investit 15 millions de dollars dans le fabricant américain de batterie Skati), le Britannique a dévoilé sa nouvelle ambition, surprenante, et de taille : commercialiser une voiture électrique dès 2020.

Dans un mail interne, dont l’intégralité a été dévoilé sur Twitter, James Dyson détaille le montant investi dans ce nouveau projet : 2 milliards de dollars au total, dont l’un ira au développement de la voiture et l’autre à la conception de la batterie. 400 personnes travailleraient sur le projet, depuis deux ans déjà. L’automobile est une vieille marotte pour James Dyson, qui s’intéresse depuis longtemps à cette industrie, et notamment aux conséquences sur la santé de l’usage du diesel : dès 1990, il avait conçu un filtre pour recueillir les particules à la sortie des pots d’échappement, comme le montre la vidéo vintage ci-dessous.

La concurrence sera rude pour l’inventeur : outre les ambitions bien documentées d’Elon Musk pour Tesla, la majorité des constructeurs automobiles historiques se sont mis à développer leur propre véhicule électrique et/ou hybride, soutenant ces projets d’investissements colossaux. Volkswagen envisage ainsi de dépenser 24 milliards de dollars dans ces nouvelles autos d’ici 2030.

 

 

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Carolina Tomaz

Computer Girl depuis 2000. Stratégie numérique, innovation, direction éditoriale. Spécialisée en médias, TV et internets.

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