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[INSIDERS] Les 5 infos Tech pour briller en société

#Cryptominute: le bitcoin et Washington, Julian Assange leur dit merci

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange a affirmé que son organisation avait réalisé un retour sur investissement de plus de 50 000%, grâce à ses placements en bitcoins – et surtout grâce au gouvernement américain.

Depuis l’ambassade d’Equateur à Londres, Assange a publié dans le tweet ci-dessous un graphe reprenant l’évolution de la cryptomonnaie entre le 18 juillet 2010 et le 14 octobre 2017. Durant cette période, le bitcoin est passé de 0,06 dollar à 5 814 dollars – ce qui représente une croissance de (inspirez) 9 689 900 % (expirez). Assange n’a pas précisé sur quelle période exacte il avait calculé le rendement indiqué.

Assange en a profité pour remercier «chaleureusement» le gouvernement américain, et les sénateurs McCain et Lieberman. Il accuse en effet Washington d’avoir imposé le blocus financier visant son site : à partir de 2010, MasterCard, Visa et Paypal avaient bloqué les virements à destination de Wikileaks, ce qui par conséquent obligea Wikileaks à accepter les paiements en bitcoin.

#Cryptominute2: Le CEO de JPMorgan Chase n’aura pas tenu 24 heures sans parler du bitcoin

Toujours côté crypto, souvenez-vous dans les Insiders de la semaine dernière, nous évoquions JPMorgan Chase et son CEO Jamie Dimon, qui a envie de briser des blockchains à mains nues (d’où peut-être son bras en écharpe), chaque fois que le nom de la cryptodevise est prononcé dans la pièce. Le site Quartz avait d’ailleurs malicieusement corrélé chaque sortie de Dimon avec le cours de la cryptomonnaie, voici le graphe à date :

Jeudi dernier, pendant la communication des résultats financiers du troisième trimestre, Jamie Dillon s’est carrément cabré, déclarant ne plus désirer s’exprimer sur le sujet. Sa résolution n’a pas tenu 24 heures, puisque dès le lendemain, durant une intervention à l’Institute of International Finance, il a dit tout le mal qu’il pensait du bitcoin – en l’isolant toutefois de la technologie blockchain et du principe même de cryptomonnaie, qu’il envisage à la condition qu’elles soient contrôlées et régulées.

Jamie Dimon says if you’re ‘stupid’ enough to buy bitcoin, you’ll pay the price one day from CNBC.

#AppleID: un développeur autrichien a trouvé la faille

Utilisateurs d’Apple, vous devez avoir l’habitude de voir s’afficher une pop-up vous demandant d’entrer le mot de passe de votre compte Apple. Un geste habituel qui pourrait s’avérer dangereux.

En effet, le développeur Félix Krause, spécialiste des applications mobiles, explique dans un billet de blog que la création de fausses fenêtres pop-ups de ce type sont très simples à réaliser. Il le prouve au travers d’un exemple, à gauche une vraie pop-up et à droite une fausse reproduite par ses soins:

L’Autrichien précise qu’il suffit à un développeur «moins de 30 lignes de code» pour réaliser ce type de phishing«N’importe quelle application pourrait facilement abuser de cette technique, juste en montrant un UIAlertController, qui ressemble exactement à la boîte de dialogue du système iOS. Même les utilisateurs qui connaissent beaucoup la technologie peuvent avoir du mal à détecter que ces alertes sont des attaques de phishing», explique dans son billet le développeur. Des personnes mal intentionnées pourraient donc facilement reproduire la fenêtre et subtiliser les mots de passe des comptes iOS. C’est pourquoi Félix a souhaité mettre au jour cette faille sans pour autant détailler le code source de la pop-up.

Néanmoins, une technique peut permettre à l’utilisateur de savoir si il a affaire à une opération de phishing ou pas. Lorsqu’une telle pop-up apparaît, il suffit d’appuyer sur le bouton Home. Si la fenêtre disparaît, c’est qu’il s’agissait d’une fausse. Félix propose une seconde solution, celle d’entrer directement ses identifiants iOS dans les réglages plutôt que de les renseigner dans la fenêtre. Soyez vigilants !

iOS Privacy: steal.password – Easily get the user’s Apple ID password, just by asking

#NoiPhone: Qualcomm veut faire interdire l’iPhone en Chine

Les Chinois seront-ils privés des smartphones de la marque à la pomme ? C’est en tout cas le souhait de Qualcomm, le premier fabricant mondial de puces pour smartphones, selon Bloomberg. L’entreprise américaine a saisi un tribunal de Pékin chargé de la propriété intellectuelle en vue de décrocher une injonction interdisant à Apple de produire et de vendre des iPhone en Chine. La plainte de Qualcomm concerne la violation de trois brevets qui couvrent l’utilisation des batteries et la technologie d’écran tactile Force Touch présentes dans les iPhone.

Crédit photo : Apple

La manœuvre judiciaire de Qualcomm s’inscrit dans la guerre ouverte qui l’oppose à Apple depuis plusieurs mois. En effet, le spécialiste des semi-conducteurs accuse la firme de Cupertino d’abuser de sa position dominante pour ne pas payer la totalité des prix de ses technologies brevetées. Dans le même temps, Apple estime que Qualcomm demande des redevances trop élevées pour les technologies utilisées dans ses appareils, notamment les puces présentes dans les iPhone.

A l’aube de la sortie de l’iPhone X, Apple ne montre cependant aucun signe d’inquiétude face à la plainte du fournisseur américain. La firme dirigée par Tim Cook estime que la procédure de Qualcomm est «sans fondements». «Comme pour leurs autres manoeuvres devant les tribunaux, nous pensons que cette dernière opération judiciaire échouera», a déclaré Apple.

#RévolutionIndustrielle: Google met un milliard de dollars sur la table pour préparer les Américains aux métiers de demain

L’enjeu est désormais identifié : les progrès en robotique, automatisation et intelligence artificielle auront un effet majeur a minima, dévastateur si l’on en croit les Cassandre des conférences tech, sur le marché du travail.

Hier encore dans les Insiders, nous vous parlions de Masayoshi San, CEO de SoftBank, dont les 93 milliards du fonds Vision Fund viennent nourrir des investissements a priori très divers, mais qui poursuivent finalement la même ligne directrice : être partie prenante dans la nouvelle ère industrielle qui s’engage.

C’est aujourd’hui au tour de Google, dont on sait qu’il sera logiquement aussi un des acteurs-clés aux manettes de cette transformation, de s’investir sur les conséquences de cette transition, notamment socio-économiques.

Sundar Pichai, CEO de Google, a annoncé hier lors d’un évènement à Pittsburgh, Grow with Google. Cette initiative, dotée d’un milliard de dollars, aura pour vocation à accompagner les associations dans leurs efforts de formation des travailleurs américains. Le choix de Pittsburgh n’est pas anodin : ex-capitale de l’acier, la ville a su se réinventer grâce aux technologies : les anciennes usines abritent aujourd’hui des entreprises en pointe dans des domaines comme la robotique et la conduite autonome.

10 millions de dollars seront ainsi affectés à la seule création d’un Digital Career Accelerator, en collaboration avec Goodwill, association de réinsertion américaine, afin de former aux métiers high-tech.

Google commits $1 billion in grants to train U.S. workers for high-tech jobs

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Carolina Tomaz

Computer Girl depuis 2000. Stratégie numérique, innovation, direction éditoriale. Spécialisée en médias, TV et internets. Chief Content Officer @AdsVark Media

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