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[INSIDERS] Les 5 infos Tech pour briller en société

#Cryptominute: Jamie Dimon voudrait bien qu’on lui lâche la grappe avec le bitcoin, mais Christine Lagarde est intarissable

Tandis que le bitcoin n’en finit plus de battre des records historiques, passant hier la barre des 5 000 dollars, la monnaie cryptique continue de susciter passions et crispations auprès des grands acteurs de la finance internationale.

Ainsi, Jamie Dimon, Chairman et Chief executive officer de JPMorgan Chase & Co, avait récemment défrayé la chronique (plus précisément, la chronique de Wall Street et de la Silicon Valley) par la vigueur de ses déclarations, qualifiant par exemple le bitcoin d’arnaque le mois dernier. De nouveau interrogé hier par la presse, il a déclaré qu’il ne voulait plus s’exprimer sur le sujet, lors de la communication des résultats financiers du troisième trimestre. C’est donc Marianne Lake, CFO de la banque américaine qui a pris la parole, pour dire que JPMorgan n’était pas contre les cryptomonnaies, à condition qu’elles soient régulées et contrôlées, et en rappelant leur intérêt pour la technologie blockchain.

Crédit photo : Steve Jurvetson

A l’inverse, Christine Lagarde devient de plus en plus loquace sur la question : après avoir pris la défense des monnaies digitales à l’occasion d’un discours à la Banque d’Angleterre, la directrice générale du FMI a de nouveau mis en garde, au micro de CNBC, contre les risques pour les institutions à ne pas prêter garde aux disruptions à l’oeuvre dans le secteur financier, notamment autour des monnaies cryptiques.

Jamie Dimon says he’s not going to talk about bitcoin anymore
We are about to see massive disruptions’: IMF’s Lagarde says it’s time to get serious about digital currency

#FastLove: Richard Branson prend l’Hyperloop en marche

Virgin a annoncé jeudi rejoindre le projet de capsule de transport à très grande vitesse (400 km/h), pour un montant non communiqué. Son patron, le milliardaire Richard Branson est attendu au conseil d’administration. A cette occasion, le projet change aussi de nom, pour prendre celui de… Virgin Hyperloop One.

Dans un communiqué, Hyperloop indique que ce partenariat stratégique mondial sera axé sur le transport de passagers et de marchandises à usage mixte, mais que Virgin n’en sera pas le seul opérateur pour autant. Hyperloop One précise qu’il gardera le contrôle de tous les aspects techniques et de développement, de la conception des produits et des systèmes, du développement des affaires et de la stratégie. Richard Branson a également publié un post de blog à ce sujet.

Hyperloop One est à l’origine un concept droit sorti du cerveau fertile d’Elon Musk, qui a laissé à d’autres entreprises la possibilité de le développer. Le projet a levé 160 millions de dollars auprès de plusieurs, dont la SNCF.

Selon The Independant, les co-fondateurs d’Hyperloop One, le président exécutif Shervin Pishevar et le président de l’ingénierie Josh Giegel, ont déjà travaillé chez Virgin Galactic.

#Hollywood: Dans la tourmente Harvey Weinstein, Amazon suspend le patron d’Amazon Studios

A moins de vivre dans une grotte sans wifi, il ne vous aura pas échappé que Hollywood est aux prises avec le scandale Harvey Weinstein, du nom du patron de The Weinstein Co, ancien patron de Miramax et l’un des hommes plus puissants de l’industrie.

Dans le sillage de cette affaire, qui a entraîné des révélations en cascade sur les pratiques de harcèlement et abus sexuels dans le milieu du divertissement, c’est au tour d’Amazon d’être touché : l‘entreprise de Jeff Bezos a annoncé hier le congé, prenant effet immédiatement, de Roy Price, le patron de sa division en charge des contenus, Amazon Studios. Roy Price est mis en cause par une productrice pour harcèlement et comportement déplacé à son endroit en 2015. Par ailleurs, Amazon a aussi annoncé réexaminer tous ses projets en cours avec The Weinstein Co.

Jeff Bezos

Jeff Bezos a aussi été directement interpellé sur Twitter par l’actrice Rose McGowan, l’une des premières à avoir dénoncé Harvey Weinstein, indiquant qu’elle avait averti Roy Price de ses agissements, avant de constater qu’un de ses projets avait été enterré.

Roy Price est entré chez Amazon en 2004. Il était notamment en charge de développer les contenus originaux pour Amazon, un enjeu crucial dans la guerre du streaming, et pour ce faire, était à la tête d’un budget de millions de dollars. The Hollywood Reporter souligne d’ailleurs que, bien qu’Amazon ait obtenu plusieurs succès critiques, aucun de ses contenus originaux n’a constitué une réussite majeure, a l’instar de Orange is The New Black ou Stranger Things pour Netflix.

A lire sur The Hollywood Reporter: Amazon Suspends Top Exec Roy Price in Wake of Harassment Claim 

#Goodbye: Malgré d’excellents résultats trimestriels, Samsung perd encore un dirigeant

Si Samsung semble avoir surmonté le fiasco du Galaxy Note 7, l’état-major du fabricant sud-coréen reste en revanche englué dans une profonde crise. Signe que les choses ne s’arrangent pas au sommet de la hiérarchie du groupe, Kwon Oh-hyun, l’un des trois CEO de Samsung Electronics a décidé à son tour de claquer la porte de l’entreprise. «Alors que nous sommes confrontés à une crise sans précédent dans l’ensemble de la compagnie, je crois que l’heure est venue pour elle de prendre un nouveau départ, avec un esprit neuf et une direction plus jeune, afin de mieux répondre aux défis intrinsèques d’une industrie de la technologie qui se transforme rapidement», a expliqué le dirigeant pour justifier sa démission. Cependant, il continuera d’assurer ses fonctions à la tête du groupe jusqu’en mars 2018.

Le géant sud-coréen est secoué depuis plusieurs mois par l’affaire qui touche Lee Jae-yong, petit-fils du fondateur de Samsung et à la tête de facto de l’un des plus puissants conglomérats asiatiques. Ce dernier a été reconnu coupable de corruption, de détournement de fonds et de parjure dans le cadre d’un vaste scandale qui a ébranlé la Corée du Sud et qui a conduit à la destitution de la présidente Park Geun-hye. Pour les faits qui lui sont reprochés, Lee Jae-yong a été condamné à 5 ans de prison, obligeant ainsi Samsung à se trouver un nouveau leader…

La démission de Kwon Oh-hyun est cependant étonnante dans la mesure où le groupe a dévoilé d’excellents résultats trimestriels. Le chaebol a en effet triplé son bénéfice, à 10,8 milliards d’euros, et enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 29,7%, à 33,65 milliards d’euros, entre juillet et septembre. Le fabricant sud-coréen a principalement bénéficié du succès du Galaxy Note 8, qui a éloigné le souvenir (fumeux) de son prédécesseur.

#EdTech: Le CEO de Linkedin devient conseiller et investisseur de la Holberton School

Nouvelles recrues pour la Holberton School : Solomon Hykes (CTO de Docker), Stephane Kasriel (CEO de Upwork) et Jocelyn DeGance Graham (PDG de CloudNow) rentrent au conseil d’admnistration. Quant au CEO  de LinkedIn, Jeff Weiner, il se joint à l’aventure en tant que conseiller et investisseur.

Fondée en 2016 à San Francisco par Julien Barbier, Sylvain Kalache et Rudy Rigot, la Holberton School tire son nom d’une des six femmes ayant participé à la programmation du premier ordinateur en 1943, Frances Elizabeth Betty Holberton. L’école forme en deux ans au métier d’ingénierie système. La scolarité est gratuite mais les étudiants s’engagent à verser 17% de leur salaire à la sortie de l’école pendant 3 ans.

La Holberton School a la particularité de proposer des enseignements pratiques sans professeurs. Seuls des «mentors techniques» supervisent les étudiants. Les 32 élèves sont poussés à s’entraider afin d’atteindre leurs objectifs. Les étudiants des promotions précédentes ont été embauchés dans des sociétés telles que Apple, la NASA ou encore LinkedIn.

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Carolina Tomaz

Computer Girl depuis 2000. Stratégie numérique, innovation, direction éditoriale. Spécialisée en médias, TV et internets. Chief Content Officer @AdsVark Media

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