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[INSIDERS] Les 5 infos Tech pour briller en société

#Cryptominute: une ICO, combien ça coûte ?

La hype autour des ICO (Initial Coin Offering) – levées de fonds en cryptomonnaie, quelque part entre l’introduction en bourse et le crowdfunding pour faire court – est totale : 2 milliards de dollars déjà levés à date pour cette année 2017.

Mais ce qui apparaît aux yeux de beaucoup comme une façon simple et rapide de lever de l’argent, est aussi une source de dépenses non négligeable. Voici, estimé et détaillé par poste, le prix d’une ICO, selon Alex Felix, partner CoinFund,  pour couvrir des frais variés : rédaction des white papers, communication, smart contracts, frais légaux et taxes variées, audits… il faudra débourser entre 100 000 et 750 000 dollars – sans que cela vous dispense de développer votre produit !

#Softbank: les intuitions tech de Masayoshi Son

Si vous voulez savoir comment le milliardaire japonais Masayoshi Son compte investir les quelques 100 milliards de dollars de Vision Fund, le fonds de SoftBank, demandez à Eric Gundersen. Le CEO de Mapbox, une startup de cartographie – qui collabore avec Lyft, Snap ou MasterCard – a rencontré Son en juillet dernier, pour ensuite lever 164 millions de dollars auprès de Vision Fund.

Selon Gundersen, Masayoshi Son lui a confié sa vision du futur, dans lequel les robots bouleverseraient inexorablement le monde du travail et les machines deviendraient plus intelligentes que les individus (Sounds familiar, Elon?). Un contexte dans lequel Son souhaite s’inscrire, en investissant dans toutes les entreprises susceptibles de participer aux changements de paradigme induits par l’essor de l’intelligence artificielle, dans des domaines aussi divers que le transport, la nourriture, le travail, la médecine ou la finance. Une approche globale qui expliquerait la variété a priori de la vingtaine d’opérations déjà menées par Vision Fund, dans leurs domaines (software robotique avec BrainCorp, agriculture verticale avec Plenty, outils collaboratifs avec Slack) ou leurs dimensions, allant du petit ticket startup à l’opération d’envergure avec des sociétés cotées.

Le point commun de ces entreprises ? La data. Toutes collectent et brassent d’immenses quantités de données, dont on sait qu’elles sont le carburant indispensable au développement de l’intelligence artificielle. 

SoftBank, qui a commencé comme distributeur de logiciels PC au Japon en 1981, investit et rachète depuis plus de trente ans pour rester à la pointe : Yahoo, Sprint, Alibaba, Buzzfeed, HuffPost… en attendant un prochain investissement historique qui pourrait atteindre les dix milliards de dollars chez Uber. Dans un discours donné le mois dernier à New-York, Son a déclaré qu’il y aurait dans 30 ans plus de robots « sensibles » que d’êtres humains sur Terre, et ces robots, qu’il appelle les cols métalliques, changeront le marché du travail : «Toutes les industries créées par l’homme, même l’agriculture, seront redéfinies, (…) parce que les outils sont désormais plus intelligents que le genre humain», dit celui qui ne répond presque jamais aux appels téléphoniques et signe ses mails avec une icône illustrant un ventilateur d’ordinateur qui démarre, ou qui « pense ».

C’est à lire ici : Masayoshi Son’s Grand Plan for SoftBank’s $100 Billion Vision Fund

#Retail: Amazon tisse sa toile autour de la famille

Quand on met bout à bout les dernières initiatives d’Amazon annoncées cette semaine, on ne peut qu’agréer avec la conclusion du site spécialisé The Next Web. Oui, Amazon souhaite embarquer dans son seul vortex de consommation, non seulement vous, mais aussi vos descendants – et ceci, sur plusieurs générations.

Pour résumer : Alexa, l’assistant vocal, en plus d’entendre des voix, sait maintenant les distinguer. On peut ainsi, via les devices Echo qui embarquent Alexa, prendre des appels, recueillir des messages, mais aussi lancer ses playlists, et bien sûr, faire des achats sans s’identifier.

Ensuite, Amazon a annoncé que son abonnement Household évoluait pour permettre aux enfants de 13 à 17 ans d’acheter sur Amazon, via l’app, en utilisant les moyens de paiement de leurs parents. Attendez que la fonctionnalité soit associée à la reconnaissance des voix, annoncée ci-dessus et vous obtiendrez ce qui ressemble plus ou moins à une allégorie de l’Enfer sur terre.

On pourra aussi ajouter des projets concernant la livraison des produits directement dans le frigo, via un projet de sonneries connectées, comme Walmart. Et n’oublions pas le projet de lunettes connectées Alexa.

Ne parlons pas des rumeurs continues d’acquisitions, sur le modèle Whole Foods : cette semaine, les bruits se concentraient sur le marché de la pharmacie, autour des enseignes Walgreens ou CVS.

N’en jetez plus.

L’enceinte Echo

 

Amazon is perfecting the recipe for getting your entire family to shop more

#AR: Tim Cook promet un destin digne de l’App Store à la réalité augmentée

Apple et la réalité augmentée, c’est du sérieux. C’est en tout cas ce qu’a laissé transparaître Tim Cook, le CEO de la marque à la pomme, au cours d’une interview au journal britannique The Independent. Aux yeux du successeur de Steve Jobs, la réalité augmentée est amenée à prendre une place prépondérante dans la vie de tout le monde. «Souvenez-vous en 2008, lorsque l’App Store a été lancé. Il y a eu la première série d’applications, et les gens ont dit : « ce n’est rien, les applications mobiles ne vont pas décoller. » Et puis, petit à petit, les choses commencent à évoluer. En fait, c’est en quelque sorte un courbe, c’était juste exponentiel. Et maintenant vous ne pouvez pas imaginer votre vie sans applications. Votre santé est dans une application, vos finances, vos achats, vos actualités, votre divertissement… Elles font tout. La réalité augmentée est comme ça. Ce sera spectaculaire», explique-t-il.

Crédit My Little Paris

Si Tim Cook croit en la réalité augmentée, comme en témoigne l’arrivée sur iOS 11 d’ARKit, un outil qui permet de créer du contenu en réalité augmentée pour iOS, il reste cependant prudent sur le sujet. Le patron d’Apple estime en effet que la technologie n’est pas prête pour créer des lunettes de réalité augmentée. «La technologie elle-même n’existe pas pour le faire de manière qualitative», affirme-t-il. Difficile de donner tort à Tim Cook, au souvenir des Google Glass qui n’ont jamais vraiment tapé dans l’oeil des consommateurs…

#SoftPower: Netflix débauche la VP Affaires Publiques d’Amazon

Pour Reed Hastings, cofounder et CEO de Netflix, la conquête de l’Europe ne fait que commencer. Et pour accomplir ses grands desseins internationaux, le géant du streaming vient de débaucher Monique Meche d’Amazon, pour lui offrir le poste de vice-présidente des affaires publiques Monde, sur un périmètre de 190 pays dont les Etats-Unis (à ce compte-là, on admettra sans ciller que le titre n’est pas usurpé). Monique Meche a occupé plusieurs fonctions dans ce domaine chez Amazon donc, mais aussi chez Cisco et Intel.

Netflix compte désormais 52 millions d’abonnés, et sa croissance est désormais portée par l’international. La plateforme a ainsi investi plus de 1,75 milliards de dollars en contenus à destination de l’Europe.

Cependant, Netflix doit aussi y composer avec l’attention accrue des régulateurs, notamment sur des questions comme les quotas réservés à la création européenne, ou la taxation des GAFA. En Asie aussi, Netflix avait rencontré des difficultés à acquérir des droits, voire carrément subi l’interdiction d’opérer en Chine, avant de signer un deal avec une filiale de Baidu. Quant au marché domestique de Netflix, il n’est pas exempté d’obstacles règlementaires, puisque la bataille de la neutralité du net est toujours en cours aux Etats-Unis.

Netflix has hired a new exec to tackle policy challenges in Europe and around the world

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Carolina Tomaz

Computer Girl depuis 2000. Stratégie numérique, innovation, direction éditoriale. Spécialisée en médias, TV et internets.

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