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Interview de Jon Kolko: «Le design thinking devrait être un art libéral»

Interview réalisée par l'USI, Unexpected Source of Inspiration, à retrouver sur leur blog.

Quelle est la force du design thinking ?

Avec le design, on représente l’image d’un avenir optimiste et ensuite on le réalise. Avec le design, les gens peuvent voir à quoi pourrait ressembler le monde et ensuite dédier leurs efforts à la mise en œuvre de changements positifs.

 

Comment utiliser cette méthodologie? Peut-on l’appliquer à n’importe quel problème ou concept ? Ou y a-t-il des marqueurs spécifiques au sein d’un projet qui déterminent le besoin d’utiliser le design thinking ?

Le design est un processus par lequel on développe l’empathie avec des recherches immersives, des synthèses par interprétation, la conception de choses. C’est un processus axé sur les personnes, à chaque étape. Le processus de design est flexible, il peut s’appliquer à tout contexte, tout sujet.

 

Que pensez-vous de l’avenir d’une méthode comme le design thinking ? Sur quoi commencez-vous déjà à travailler ?

L’avenir du design devrait être une avancée non-linéaire, visuelle et empathique de la façon de penser l’éducation. Le design devrait être un art libéral, quelque chose d’aussi accessible que la lecture ou l’écriture.

 

Le design thinking gagne en popularité en France et tout le monde veut y avoir recours. Ne pensez-vous pas que la démocratisation de cette méthode puisse la dénaturer ?

Je ne sais pas vraiment ce qu’est le design thinking. Pour moi, il n’y a que le design : c’est une manière de penser et une manière de concevoir des choses. La partie « penser » est souvent très attirante parce qu’elle est abordable, ce qui est une bonne chose. Elle permet de changer la façon de voir le monde, et les méthodes de pensée divergentes et créatives peuvent (et devraient) être enseignées à tout un chacun. Mais la partie « concevoir » est un apprentissage long. Encore une fois, c’est quelque chose que tout le monde devrait avoir la possibilité d’apprendre, mais ce n’est pas quelque chose que tout le monde peut faire sans plusieurs années de pratique. Il faudrait démocratiser le design et reconnaître que, comme tout le reste, on s’améliore avec la pratique : les problématiques lourdes et complexes de design devraient être gérées par des personnes ayant plus d’expérience que lorsqu’on a affaire à de petits problèmes.

 

Qu’auriez-vous souhaité savoir étant plus jeune qui vous a été utile dans votre vie adulte?

J’ai eu une enfance assez mouvementée. J’ai fait beaucoup de choses qu’on n’est peut-être pas censé faire. Et pourtant j’aurais voulu faire plus, explorer plus et agir de façon encore plus démente. On construit sur la base de ce que l’on était et plus on rejette le status quo, plus on prend conscience du pouvoir qu’on a de changer le monde autour de soi.

 

Aviez-vous entendu parler d’USIEvents avant d’y être invité ? Qu’espérez-vous retirer de votre première expérience à l’USI ?

Non, pas avant que François m’invite. USI veut dire « Unexpected sources of inspirations », et j’ai hâte de pouvoir vivre une telle expérience ! Je suis convaincu que je serai inspiré par cette conférence. Qui plus est, j’ai été en France par le passé mais je n’ai jamais visité la ville de manière approfondie. J’espère avoir brièvement l’occasion de me perdre dans ce pays pendant ce voyage.

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