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La Ruche qui dit Oui ! lève 1,5 million d’euros

Une « ruche » est un regroupement de consommateurs autour d’un principe de commerce équitable pour leurs produits alimentaires. Les producteurs peuvent lui faire des offres via le site. La ruche qui dit Oui! est donc une place de marché dédiée aux produits d’alimentation locaux qui a pris son envol début 2011 et compte aujourd’hui 150 ruches en activité dans toute la France et près de 400 en construction. Chacune est tenue par un entrepreneur ou un association avec pour rôle la création et l’animation de communautés d’acheteurs et de vendeurs. Les ventes se font dans des marchés éphémères sur des espaces publics ou privés.

La Ruche qui dit Oui ! annonce aujourd’hui une deuxième levée de fonds. Après celle auprès de Marc Simoncini, Kima Ventures et Christophe Duhamel (co-fondateur de Marmiton.org) en 2010 (115 000 €), ce nouveau tour de table à hauteur de 1.5 M€ est finalisé auprès de XAnge Private Equity et SOLID, c’est à dire une société de gestion de portefeuille filiale de la Banque Postale d’un côté et la SCR solidaire du Groupe Siparex de l’autre. Ce montant va permettre de « poursuivre le développement de sa plateforme, renforcer le maillage territorial, l’animation et l’accompagnement des responsables de ruches et des producteurs locaux et enfin d’améliorer la logistique ».

Guilhem Chéron, fondateur et CEO y voit un symbole de la variété sociologique des ruches elles-mêmes qu’il visite d’ailleurs une semaine par mois en « ruche mobile », un camping car récemment mais potentiellement un vélo ou une paire de chaussures de randonnée. C’est lors de cette semaine qu’il fait le portrait de membres de ruches partout en France à destination du reste de la communauté de La Ruche.

La start-up est un pur produit de la consommation collaborative basée sur la confiance et revendique fortement cette dimension communautaire solidaire à mi-chemin entre le web et l’économie traditionnelle. Elle compte à ce jour une douzaine de salariés et annonce un volume d’affaires de 500 000 €/mois soit un CA de 40 000 €/mois pour la startup.

Retrouvez l’entretien FrenchWeb avec Guilhem Chéron réalisé fin 2010.

La rédaction

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7 commentaires

  1. Les AMAP ca marche pas. rien n est plus contraignant que ce systeme.
    meme ce systeme de ruche est peu aisé.
    Le client va au supermarché et achete ce qu il veut quand il veut sans rien demander à personne: c est imparable
    Encore une fois je ne comprends pas comment ces startups peuvent lever autant d’argent.

  2. Si nous voulons plus d’équité, nous devons cependant créer des alternatives à la grande distribution qui nous le savons ne fait pas une vie facile à des fournisseurs, à ses salariés, et qui a pour principal objectif de nous vendre un maximum de choses avec un minimum d’effort… Et dont les prix ne sont pas toujours les plus bas… Nous avons choisi la coopérative de consommateurs, pour créer un magasin – cours de cuisine et activité traiteur de producteurs. La vie est rude mais nous avons envie d’y croire… oui, ils ont levé bcp d’argent… Mais nous comptons sur les consommateurs pour investir !!!

  3. A force que la grande distribution tire sur la ficelle (producteurs surtout et aussi consommateurs), elle se tend et finira par casser…Attention a l’éffet recul !

  4. @zack Les AMAP n’ont pas le même but que la Ruche qui au depart à été créée pour faire de l’argent,
    alors que les AMAP sont là pour aider les agriculteurs à s’installer et a respecter la terre

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