ActualitéBusinessRetail & eCommerceStartupStartup du jourTech

La start-up du jour: app’s miles fidélise les utilisateurs d’applications avec des bons d’achat

  • L’entreprise de demain
Chaque jour, Frenchweb met en avant une jeune entreprise en croissance pour découvrir sa stratégie et ses objectifs de développement.

Vous avez fondé une société en croissance?  Faites vous connaître!

Frenchweb vous propose aujourd’hui de découvrir app’s miles, une start-up bordelaise fondée en mars dernier par François Le Tanneur et Laurent Sebag. Ils sont partis d’un constat: au bout de 90 jours, 80 à 90% des utilisateurs n’y sont plus actifs. Ils ont donc créé un système à points de fidélisation, ces points accumulés sont convertibles en coupons mobiles ou en bons d’achat. Pour l’instant, trois entreprises testent le dispositif, mais il n’y a pas encore de client.

Frenchweb: Comment avez-vous eu l’idée de créer app’s miles ?

François Le Tanneur: Le mobile est le premier canal de communication pour les entreprises, les marques, les commerçants : chaque « smartphoneur » a téléchargé 85 applications en moyenne. Or, en dehors du push notification, il n’existe aucun outil permettant à une entreprise d’inciter ses propres utilisateurs à revenir sur son application. Sur la base de ces deux points, nous avons décidé de créer le premier programme d’animation dédié aux applications mobiles.

A quel besoin apportez-vous une réponse ?

Une fois l’application téléchargée, comment faire pour que vos clients reviennent vous voir? Sur le modèle des miles aériens, app’s miles est le premier programme d’animation qui permette à un éditeur d’applications de récompenser ses utilisateurs en fonction de leurs actions : visites, partage, parrainage, inscription… Le principe est très simple : 10 visites = 100 points = 1 cadeau.

L’objectif est de récompenser un peu, mais souvent afin de conserver une relation étroite avec les clients qui ont téléchargé votre application.

Quel est votre modèle économique ?

App’s miles est proposé avec une licence d’accès au programme (vendue 25 000 euros) et d’autre part, sur la facturation des points distribués aux utilisateurs. Les 100 000 premiers points sont inclus dans le forfait, puis chaque point supplémentaire coûte un centime.

Qui sont vos compétiteurs ?

App’s miles est le tout premier programme d’animation pour les applications mobiles. Il n’y a pas encore d’équivalent. Du coup, nous sommes en concurrence avec les outils de « gamification » et surtout avec les programmes de fidélisation classiques, même s’ils sont essentiellement orientés sur les achats en points de vente.

Bénéficiez-vous de soutiens particuliers ?

Avant de nous lancer, nous avons challengé notre projet auprès de grands noms du commerce et du marketing. Grâce à ces échanges, nous avons pu mettre en place un ‘advisory board’ avec le soutien de Thierry Petit, Patrick Robin, Pierre Tremolières, Pierre Le Tanneur, Stanislas de Villelongue, Guillaume de la Croix, Georges-Eric Armand, Jérôme Perani et Clément Arriau.

Par ailleurs, le projet n’aurait pas été mis en œuvre aussi rapidement sans le soutien actif et les conseils de Bordeaux Unitec, structure nous ayant accompagnés dans la finalisation de notre business plan. C’est aussi via Bordeaux Unitec que nous avons pu compléter nos fonds propres auprès d’Aquitaine Amorçage, de la BPI et de la Région Aquitaine.

A quoi ou à quelles sociétés vous compare-t-on par erreur ?

On aurait pu nous comparer avec Appgratis ou d’autres outils d’aide au téléchargement, mais nous sommes clairement positionnés sur la fidélisation et non pas sur l’acquisition.

Quelle a été l’une des premières problématiques dans votre développement, et comment y avez-vous fait face ?

La principale problématique à résoudre est celle de la simplification du parcours client : comment faire pour que l’inscription au programme depuis l’application du partenaire soit claire tout en restant fluide ? Pour y répondre, nous avons développé un process d’appairage entre le téléphone et les applications partenaires, qui permet à l’utilisateur de s’inscrire en deux clics, sans jamais quitter l’écran sur lequel il se trouve.

Que faisiez-vous avant de monter app’s miles ?

Pendant près de 18 ans, j’ai occupé différents postes chez Laser/Cofinoga, tous orientés Marketing/Client ; puis à partir de 2010, j’ai travaillé sur le mobile, notamment chez Snapp’, une entreprise bordelaise déployant ses applications pour le mCommerce et la mFidélité (dont FidMe).

Mon associé Laurent Sebag, est un expert web ayant monté et piloté pendant 12 ans sa première entreprise – Triptic – avant de rejoindre app’s miles en début d’année.

Quel est le meilleur conseil que l’on vous ait donné et par qui ?

Le meilleur conseil nous été donné par Jérôme Pérani : mettre en place un « advisory board » avec des personnes ayant une solide expérience dans l’univers que l’on cible.

Quelle est la personnalité que vous admirez le plus ?

Difficile de citer une personne en particulier, mais j’ai beaucoup d’admiration pour les entrepreneurs en général et notamment ceux qui parviennent à monter des entreprises pérennes, qui prennent le risque de créer des emplois et qui restent basées en France. Nous en avons pas mal dans notre advisory board, ils se reconnaîtront.

Fondateurs: François Le Tanneur et Laurent Sebag

Date de création: 1er mars 2014

Nombre de salariés: 3

Société basée à : Bordeaux

Tags

La rédaction

Pour contacter la rédaction, cliquez ici / Devenez "la start-up de la semaine" : faites vous connaitre! / Ajoutez un événement à notre agenda: cliquez ici

Un commentaire

  1. « App’s miles est le tout premier programme d’animation pour les applications mobiles. »
    Et http://www.beintoo.com ? C’était le finaliste de LeWeb version 2011 je crois.

La start-up du jour: app’s miles fidélise les utilisateurs d’applications avec des bons d’achat
[We Love Innovation] Avec Lunettes Pour Tous, Paul Morlet veut rendre le marché de l’optique moins flou
[DECODE RH] Avec Diane Rivière, DRH / CHRO (Amazon, Adecco, Axa)
La Silicon Valley, tu passes ou tu t’en passes? 1/2
La startup R-Pur lève 2,5 millions d’euros pour ses masques anti-pollution
[PORTRAIT] Baptiste Robert, le hacker traqueur de failles à la renommée internationale
[Made in Switzerland] La Suisse à Slush 2019
Copy link