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La start-up du jour : Phonotonic change les gestes en musique

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Composer de la musique nécessite un long apprentissage, ce qui limite l’accès au plaisir de jouer ensemble. Pour surmonter ce problème, la start-up Phonotonic commercialise le boîtier Phonotonic. Il s’agit d’un objet connecté équipé d’un capteur de mouvement, qui permet à l’utilisateur de composer intuitivement de la musique avec ses propres mouvements. Un concept qui se rapproche des jeux vidéos musicaux comme Guitar Hero ou Just Dance, mais sans l’écran.

Interview de Nicolas Rasamimanana, fondateur de Phonotonic :

FrenchWeb : Comment avez-vous eu l’idée de créer la start-up Phonotonic ?

Nicolas Rasamimanana, fondateur de Phonotonic
Nicolas Rasamimanana, fondateur de Phonotonic

Nicolas Rasamimanana : J’ai travaillé pendant 10 ans comme chercheur à l’IRCAM – Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique – au Centre Pompidou à Paris. Je travaillais sur la manière de composer et d’interagir avec la musique sur scène, avec des musiciens professionnels. Il y a trois ans, j’ai conçu le projet de démocratiser ce type de technologie et j’ai fondé la société Phonotonic. Nous avons été soutenus pendant deux ans par l’incubateur le Centquatre à Paris.

Qui sont vos clients ?

Nous avons choisi de cibler le grand public. Au départ, nous pensions que le Phonotonic intéresserait plutôt la tranche d’âge entre 12 et 35 ans, soit l’âge des artistes musiciens, performers et danseurs avec lesquels je travaillais à l’IRCAM. Nous nous sommes rendus compte que ce projet intéressait beaucoup plus de monde, sans limite d’âge.

Quel est le modèle économique de Phonotonic ?

Nous commercialisons depuis juillet 2014 Phonotonic, un boîtier connecté en silicone qui tient dans la main. Il fonctionne avec un capteur de mouvement. L’utilisateur peut retirer ce capteur, l’accrocher ou l’introduire dans d’autres objets. L’application associée est disponible sous iOS et gratuite au téléchargement, selon un modèle in-app purchase avec des styles musicaux payants supplémentaires. Nous vendons déjà le Phonotonic en ligne pour un prix unitaire de 80 euros. Notre produit arrivera en magasin le 1er décembre prochain, pour 79,90 euros.

Qui sont vos concurrents et comment vous différenciez-vous ?

Nous nous positionnons dans la ligne des jeux musicaux, comme Guitar Hero ou Just Dance. Mais à la différence de ces jeux vidéos qui incitent à reproduire un mouvement ou à suivre une partition, notre boîtier connecté permet un véritable processus créatif. Autre différence, nous avons fait disparaître l’écran. C’est-à-dire que nous créons une expérience qui s’appuie uniquement sur le retour sonore des mouvements de l’utilisateur.

Démonstration du boîtier connecté de Phonotonic au Centquatre
Démonstration du boîtier connecté de Phonotonic au Centquatre

Quelle a été la première problématique de votre développement et comment y avez-vous fait face ?

A la création de Phonotonic, nous avions plusieurs projets. Le plus compliqué a été de déterminer ce qui correspondait aux attentes du public. Nous avons vécu une phase de test d’un mois assez intense avec le public de l’incubateur le Centquatre.

Que faisiez-vous avant de créer Phonotonic ?

Je suis ingénieur de formation, diplômé de l’école Télécom ParisTech en 2001 et de l’université Pierre et Marie Curie en 2008. Dans le cadre de mes recherches à l’IRCAM où j’ai fait ma thèse, je travaillais sur un projet de violon augmenté avec – déjà – un capteur de mouvement associé à l’archet du violon.

Quel a été le meilleur conseil qui vous ait été donné ?

L’entrepreneur Benjamin Levy m’a dit un jour qu’il fallait toujours croire jusqu’au bout en ses idées. C’était un encouragement à la persévérance et ça nous a beaucoup aidé.

Quelle est la personnalité que vous admirez le plus ?

Même si ce n’est pas très original, Xavier Niel. Je l’ai rencontré pendant une master class et j’ai été surpris par son calme et sa presque timidité. Ça ne correspondait pas à l’image que je m’étais fait de l’entrepreneur à succès.

Fondateur : Nicolas Rasamimanana

Investisseurs : IT Translation

Date de création: décembre 2011

Société basée à :Paris

Effectif: 7 personnes dont 4 collaborateurs à temps plein, 2 salariés externes et 1 collaborateur en freelance

Mathilde Hodouin

Journaliste chez FrenchWeb - DECODE.MEDIAPour communiquer sur FrenchWeb ou le Journal des RH, devenez partenaire, cliquez ici.
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