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Le digital, c’est la consumérisation de l’entreprise

Si je devais résumer la transformation digitale en deux mots pour que n’importe qui puisse se l’approprier a minima sans se faire des nœuds au cerveau, je dirais : simplification et consumérisation.

J’ai déjà beaucoup parlé de la première, aujourd’hui je m’attarderai donc sur le seconde.

La consumérisation, on en a longuement parlé entre 2005 et 2010 avant que le soufflé ne retombe quelque peu. On s’en servait pour designer le fait que les collaborateurs voulaient désormais avoir au travail des outil aussi puissants, simples et agréables à utiliser que ceux dont ils disposaient à la maison. Le message a été compris et même si dans les faits on est encore largement loin du compte on peut considérer que même lent le processus est acté et est en cours.

Limiter la consumérisation à la technologie est une erreur

On a donc fini par parler de moins en moins du sujet, pensant que la cause était entendue mais c’est une erreur. La consumérisation de l’entreprise va en effet bien au-delà de la technologie et, à l’heure de la transformation digitale, c’est toute la dimension non-technologique de la consumérisation qu’il convient de prendre en compte.

Quand on parle de consumérisation, je vois donc :

1°) La technologie

Le sujet a déjà été évoqué mais j’en reparle tout de même pour bien rappeler qu’on est encore à des années-lumière de quelque chose d’acceptable.

Déjà parce que le poste de travail lui-même, et notamment la dimension intranet/collaboration/digital workplace/communication, sont encore très loin des standards du marché grand public en termes d’expérience, que la mobilité est trop souvent aux abonnés absents et qu’une grande partie de la population, qui bien qu’ayant des besoins, n’est pas équipée.

Ca n’est pas parce qu’une application est critique qu’elle doit être destructrice d’expérience.

Ensuite, parce que la dimension  outils métiers» est encore pire. ERP, SIRH… l’expérience est souvent une catastrophe pour les utilisateurs métiers (RH, finance etc..) et encore pire pour leurs «clients» (les collaborateurs). Il est temps d’en finir avec la croyance selon laquelle plus une application est critique pour le business et «sérieuse», plus elle peut (voire doit) proposer une interface frustre, une expérience nulle et compliquer la vie des gens. Regardez tous les services en ligne proposant des services administratifs de même nature pour le grand public : aucun n’arrive au niveau de complication et de non-expérience que ce qu’on voit en entreprise.

Vous doutez encore ? Cela fait déjà 2 ans qu’IBM et Apple ont annoncé un partenariat majeur pour – entre autres – amener cette expérience «consommateur» dans les applications d’entreprise. Et en mai, c’est un 

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