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Le SoLoMo, nouveau buzzword ou véritable tendance ?

Le SoLoMo, ce serait la nouvelle tendance de l’internet post-web 2.0, une vague de fond qui va une fois de plus tout changer. Après qu’à peu près tout le monde se soit mis au web social, est-ce l’étape suivante, ou un énième concept qui n’existe que dans la tête des prophètes du marketing numérique ?

Loïc Le Meur a annoncé que le SoLoMo serait le grand thème de la conférence LeWeb 11. Mais pour ceux qui ne sont pas encore au courant, il est grand temps d’expliquer le sens de cet acronyme étrange : Social, Local, Mobile. L’avenir serait dans ces trois mots.
Ces trois mots pourraient servir à définir Foursquare, un des précurseurs en la matière, et c’est ce que tentent d’intégrer tous les géants d’un domaine ou de l’autre : Google est déjà présent dans les trois domaines, Groupon et les sites de deals sont locaux, sociaux et mobiles, Facebook même a tenté le coup avec ses “lieux” et ses “deals”.

Social, Local, Mobile, trois tendances pas vraiment égales

Doit-on vraiment encore expliquer l’importance du web social ? Quand au mobile, il devrait devancer les ordinateurs de bureau en 2013 comme outil d’accès à internet numéro un.


Et le local dans tout ça ? C’est sans doute une tendance moins mûre que les deux autres, mais elle semble promise à une belle croissance. Après le “village planétaire” de la mondialisation, les capacités de géolocalisation du mobile permettent de réinsérer la notion de géographie dans internet.
Foursquare est certainement un des précurseur en terme d’intégration du SoLoMo, mais l’idée derrière ce concept, c’est que le combo SoLoMo peut s’appliquer à pratiquement toutes les stratégies marketing; d’Apple qui lance “Find My Friends” avec l’iPhone 4S à la RATP et sa nouvelle application “J’aime Ma Ligne”,
Un coup d’oeil à cette infographie Nielsen sur les chiffres du SoLoMo révèle cependant que le local est le maillon faible de la chaine : les services se multiplient, mais les usages sont encore loins d’être massifs. Le concept “SoLoMo” serait-il donc une tentative de faire démarrer le wagon du “local” en l’accrochant à deux locomotives déjà lancées à pleine vitesse ?

Le “local” à la traîne ?

Le “local” connaît bien des déconvenues : d’abord il y a Google qui abandonne ses application de “deals” et de “Lieux”. L’action Groupon qui chute avant même son entrée officielle en bourse. Facebook a abandonné ses “lieux” et ses “deals”.


Foursquare, même, a bien du mal à passer à la vitesse supérieure et à intéresser le grand public (l’utilisateur de Foursquare moyen en France est là depuis plus d’un an déjà !) et une étude montrait que 72% des français ont peur de partager leur géolocalisation en temps réél.
La tendance est pourtant là, même si les usages ne sont pas encore parvenus à maturité : on a beaucoup parlé du fait que Facebook avait abandonné ses Lieux, mais se faisant ils ont ajouté la possibilité d’indiquer sa position à chaque publication de statut, comme Twitter et Google+ le faisaient déjà.
Et si Groupon connaît des déboires, Yelp et Living Social proposent eux des deals qui ne sont pas moins SoLoMo et semblent se porter très bien. Foursquare de son côté lance une nouvelle fonctionnalité “Radar” pour devenir plus social et moins “gamifié”, et les applications qui intègrent le SoLoMo comme Weddar se lancent encore toutes les semaines.
Le marché n’est pas encore mûr, mais c’est justement pour ça qu’il est encore plein d’opportunités.

A qui profite le SoLoMo ?

Le SoLoMo est une tendance aux ramifications vastes, qui va toucher tous les acteurs du marché. Évidemment les développeurs d’application et les startups innovantes sont déjà sur le coup. Les grandes marques saisissent déjà ces nouveaux outils de ciblage en proposant des chasses au trésor Foursquare comme Nike ou Jimmy Choo. Mais le SoLoMo, c’est aussi, et peut-être surtout, une occasion pour les PME locales de mener de véritables campagne en ligne ciblées.


Augmenter sa visibilité en créant son “adresse Google” pour apparaître dans l’application Google Maps pour smartphones, fidéliser ses clients en récompensant les checkins sur Foursquare ou lancer une campagne Facebook ciblée sur un seul quartier, ce sont autant de nouvelles façon de générer du business que le SoLoMo apporte.
Plus que la gamification, le web sémantique ou toute autre tendance émergente, le SoLoMo, au-delà du buzz, représente une petite révolution économique.

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La rédaction

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13 thoughts on “Le SoLoMo, nouveau buzzword ou véritable tendance ?”

  1. La première fois que j’ai prononcé ce nouveau mot et avant même d’avoir expliqué le concept, la personne me disait « Seul O monde ». Bref, tout le contraire du SO, la tête rivé dans le MO, et perdu quelque part dans le LO. L’ubiquité est un rêve que les réseaux sociaux caressent, que le mobile exprime en acceptant le tracking. Le géocodage est un flicage accepté et rendu nécessaire pour les PME. Pour les utilisateurs…à chacun son Soul Low Mood

  2. Signalons également un site comme http://vide-greniers.org/ qui existe depuis des lustres (comme son graphisme le laisse deviner) et dont le succès ne s’est jamais démenti.
    Pourtant il n’a rien de « SoLoMo ».

    Il faut réaliser que les Monsieur ToutleMonde (pas les Geeks parisiens) quand ils cherchent par exemple à connaitre les vides-greniers à venir, ils ne cherchent rien d’autre, le site leur donne l’info recherchée, le site marche, c’est aussi simple que ça.

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