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LVMH exclut tout partenariat avec Amazon

  • En parallèle de l'annonce de ses résultats trimestriels, le groupe LVMH a annoncé qu'il ne travaillerait pas avec Amazon pour le moment pour vendre ses produits.
  • En 2010, LVMH et d'autres marques de luxe ont fait pression sur la Commission européenne pour obtenir le droit de refuser de travailler avec des pure-players. 
  • Le groupe de luxe français présente des résultats financiers en hausse au troisième trimestre, et déclare réaliser 31% de ses ventes via son circuit de distribution sélective. 

 

Le géant du luxe LVMH l'a annoncé officiellement lors de la présentation de ses résultats trimestriels: il ne s'associera pas pour l'heure à Amazon pour vendre ses produits en ligne. «Nous estimons qu'Amazon ne correspond tout simplement pas à LVMH et à nos marques», explique Jean-Jacques Guiony, le CFO de LVMH, pour justifier cette décision. 

Déjà en 2010, LVMH et d'autres grands groupes européens du luxe tels que Chanel, Hermès ou encore PPR avaient milité auprès de la Commission européenne pour obtenir le droit de refuser de s'associer à certains pure-players. En cause, les risques de contrefaçons qui augmenteraient à mesure que l'entreprise perd le contrôle de son circuit de distribution, particulièrement sélectif dans le secteur du luxe. L'entreprise dirigée par Bernard Arnault se battait alors contre eBay

31% des revenus de LVMH proviennent de la «Distribution Sélective»

Cette déclaration fait suite à la présentation de résultats trimestriels en hausse comparé à 2015. LVMH annonce en effet avoir réalisé 9,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires au troisième trimestre de l'année, ce qui porte à 26,3 milliards d'euros le montant total de ses ventes sur les neuf premiers mois de l'année. Cette croissance est portée par une augmentation de 8% des ventes sur son activité «Parfums et Cosmétiques», et une hausse de 7% de ses revenus pour l'activité «Vins et Spiritueux».

Sur les trois premiers trimestres de l'année, 31% des revenus du groupe proviennent de la «Distribution Sélective», à savoir les ventes réalisées par les six distributeurs choisis pour vendre ses produits, comme Sephora ou encore DFS dans les aéroports. Même sans connaître la marge réalisée par l'entreprise sur chacune de ses activités, on comprend aisément l'enjeu pour elle de conserver la main-mise sur son circuit de distribution. 

De son côté, Amazon multiplie depuis plusieurs mois les initiatives pour s'imposer dans le secteur de la mode, avec le lancement de ses propres collections annoncées en début d'année, ou encore un partenariat avec la Fashion Week de New York. Si des marques telles que Calvin Klein ou Levi's vendent déjà leurs produits sur la plateforme, le géant américain n'a pas encore convaincu une marque de luxe de lui faire confiance pour la distribution de ses produits. 

 

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Crédit photo: LVMH

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Claire Spohr

Chargée d'études au sein de la rédaction.

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