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Quel est l’impact de l’IoT dans les entreprises?

D'ici 2021, l'IoT devrait faire partie de notre quotidien, si l'on en croit certains experts du secteur. Quel est impact réel de l'IoT sur les entreprises? Interrogés sur la question, les précurseurs du domaine citent à 40% l'amélioration de leur efficacité opérationnelle, et à 36% l'amélioration de l'expérience utilisateur, selon les résultats de l'étude «Internet of Things, Visualise the Impact» réalisée par SAS, un éditeur de logiciels d'analytique.

Autre constat, près du tiers des répondants estiment que l'IoT permettra de développer de nouveaux produits ou services, ou bien d'améliorer la qualité de produits existants. Et un quart estime que cette technologie leur permettra d'améliorer la gestion des ressources. 

Menée auprès de 75 grandes entreprises ayant déjà adopté l'IoT, que ce soit pour améliorer leur fonctionnement en interne ou bien pour proposer de nouveaux produits ou services, cette étude restitue leurs premiers retours d'expérience. 

Des usages très divers 

sas-iot-octobre2016-2Au-delà de l'impact immédiat de l'IoT sur les entreprises «early adopters», les auteurs de l'étude se sont intéressés à la manière dont ces dernières utilisent concrètement cette technologie. Les réponses apportées par les entreprises font ainsi état d'un large champ d'applications, allant de l'amélioration de process en interne au développement de nouvelles manières de se déplacer. 

Les applications liées à l'émergence d'un «client connecté» arrivent ainsi dans le top 3 des priorités de 20% des répondants. 17% utilisent l'IoT dans une optique d'auto-diagnostic, et un peu plus de 15% pour suivre et gérer leurs actifs. Trois autres types d'applications arrivent en tête des priorités de 13% des répondants: le développement d'applications de santé, le contrôle de leur supply chain, ainsi qu'une transition vers une smart factory

L'enjeu de la data

Interrogés sur les principales leçons qu'ils retirent de leur expérience en matière d'IoT, les répondants citent en premier lieu l'importance du design thinking (à 27%) et celle d'avoir une démarche d'expérimentation et de test (à 26%). A peine un répondant sur cinq cite l'importance d'avoir accès à de l'analytics poussé, et moins de 10% celle de développer un système de data management. 

Le principal challenge de ces entreprises early-adopters de l'IoT touche pourtant bien à la donnée, avec 21% des répondants qui estiment avoir des difficultés à analyser en temps réel les datas, et 21% d'entre eux qui déclarent être confrontés à des problématiques de sécurité. Autre point de difficulté pour les entreprises interrogées, la gestion du changement de culture en entreprise, citée par un répondant sur cinq.

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Externalisation des compétences-clé

Au-delà des difficultés rencontrées par les précurseurs de l'IoT, l'étude s'est également penchée sur la question des compétences à maîtriser pour mener à bien un projet dans ce domaine. 15% des répondants citent en premier lieu la capacité à collaborer avec des consultants externes possédant les compétences qui font défaut à l'entreprise. 13% des répondants citent quant à eux des compétences liées à l'automatisation de processus, et 12% des compétences d'ingénierie. 

Pour pallier à un manque de compétences en interne, plus du tiers des répondants déclare en effet avoir recours à des partenariats externes avec des sociétés technologiques, et 14% optent pour la formation de leurs propres employés. Une proportion équivalente déclare miser sur le recrutement de compétences à l'extérieur de leur entreprise. 

Enfin, les auteurs de l'étude ont cherché à déterminer quelle serait la conséquence pour une entreprise de ne pas se lancer dans l'IoT. Les trois principaux risques, identifiés par 18% des entreprises, sont la perte de parts de marché au profit d'un concurrent, la perte d'efficacité, ainsi qu'une gestion non optimale de leurs coûts.  

 

** Méthodologie: 75 grandes entreprises ont été interrogées par SAS dans le courant de l'été 2016. 16% d'entre elles sont des sociétés industrielles (y compris dans l'automobile), 16% du retail et des biens de consommations, 12% du transport, de la logistique et du voyage, 12% de la santé et des sciences de la vie, 9% de l'ingénierie, 9% du service public, 8% de la construction et de l'immobilier. 

 

 
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Microsoft Experiences les 3 et 4 octobre 2017

Claire Spohr

Chargée d'études au sein de la rédaction.

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