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Top 5 des projets les plus fous de Google

Le laboratoire Google X, division de Google dont l’emplacement est tenu secret, est connu pour ses travaux remarquables en matière d’innovation de rupture. Larry Page et Sergey Brin, les fondateurs de Google, passeraient beaucoup de temps dans ce mystérieux laboratoire à Moutain View.

Ce week-end, en Nouvelle-Zélande, Google X a lancé des ballons gonflables permettant d’amener le wi-fi dans des régions privées de connexion. Retour sur cinq projets fous du géant du Web.

Google Car, la voiture sans conducteur


Ce projet de voiture automate a été annoncé fin 2010 par Sebastian Thrun, co-inventeur du service Google Street View. Un système de pilotage automatique a été installé sur huit véhicules, ayant parcouru plus de 200 000 kilomètres aux Etats-Unis sans provoquer aucun accident. Technologies utilisées : un système de télédétection par laser appelé Lidar, qui génère une carte en 3 dimensions sur l’environnement de la voiture, une caméra détectant la signalisation et les obstacles, un radar, et un capteur de mouvements.

Le coût d’une voiture est estimé à 150 000 dollars (environ 110 000 euros). Fin 2011, le Nevada a adopté une loi sur le fonctionnement des voitures autonomes. Un premier véhicule doté de la technologie de Google a été autorisé par cet Etat en mai 2012.

L’ascenseur spatial, entre science-fiction et réalité

Space elevator

En 2011, Google a reconnu que son laboratoire Google X travaillait sur un projet d’ascenseur spatial. Le concept est digne d’un livre de science-fiction : construire un câble tendu entre la Terre et un contrepoids placé en orbite, et faire se déplacer un ascenseur le long du câble. En somme, le même principe que pour les ascenseurs d’immeuble, à la différence que le câble doit mesurer plusieurs milliers de kilomètres, et être composé d’un matériau beaucoup plus résistant. Google n’est pas seul sur le projet : l’entreprise de construction japonaise Obayashi projette de mettre au point un ascenseur spatial opérationnel à l’horizon 2050, pour envoyer des passagers à 96 000 kilomètres de la surface terrestre.

Le cerveau informatique, un pas de géant pour l’intelligence artificielle

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En juin 2012, le laboratoire secret de Google a dévoilé une réalisation surprenante : la construction de son premier cerveau, ou plus précisément d’un réseau neural composé de 16 000 processeurs, et connecté à Internet. Exposé aux images de plus de 10 millions de vidéos YouTube, ce cerveau a appris, de manière autonome, à reconnaître un chat parmi 20 000 objets différents. Des résultats très encourageants : les images de chats ont été identifiées avec 75% d’exactitude, un chiffre qui monte à 82% pour les visages humains.

Ce projet s’inscrit dans l’ambition de Google de contribuer activement à la recherche sur l’apprentissage des machines. Dans cette optique, Google a racheté en mars dernier DNNresearch, une start-up canadienne spécialisée dans les réseaux neuronaux. Le géant du Web pourrait notamment utiliser ces technologies pour ses systèmes d’indexation et de traduction.

Ingress, quand le gaming s’approprie la réalité augmentée


Le projet Ingress, qui a vu le jour en novembre 2012, a été réalisé par Niantic Labs, une division de Google dirigée par John Hank (Google Earth, Field Trip), et qui centre ses recherches sur le lien entre les nouvelles technologies et notre rapport à la réalité.

Ingress est un jeu géolocalisé et multijoueur qui fonctionne sur le même principe que World of Warcraft : tous les participants jouent sur la même carte. Mais la nouveauté d’Ingress est considérable : la carte représente le monde réel, et les joueurs doivent se rendre à des endroits physiques pour jouer. Divisés en deux camps (les «Illuminés et la «Résistance»), ils participent à des missions impliquant des portails localisés dans des lieux publics : musées, gares, etc.

Ce jeu semble fait pour être adapté sur les Google Glass, l’autre innovation de rupture de la firme. La manière dont Ingress fait interagir ses joueurs avec la réalité pourrait également servir d’exemple pour le développement de nouveaux services et applications Google.

Loon, des ballons Wi-Fi pour connecter les régions isolées


Ce week-end, Google testait son projet Loon en Nouvelle-Zélande : trente ballons gonflés à l’hélium ont été lancés pour assurer l’accès à Internet dans les régions les plus enclavées. Le laboratoire Google X, à l’origine du projet, ambitionne de lancer d’autres ballons gonflables (20 dans les semaines à venir). Flottant à 20 000 mètres d’altitude, ils offriront aux zones géographiques privées d’accès à Internet (principalement dans l’hémisphère Sud) une connexion dont la vitesse sera au moins égale à la 3G. Chaque ballon devrait couvrir une zone de 1200 kilomètres carrés. Reste encore à savoir comment diriger ces ballons, pour les positionner au-dessus des régions souhaitées.

Crédit photo: Shutterstock, des millions de photos, illustrations, vecteurs et vidéos

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7 thoughts on “Top 5 des projets les plus fous de Google”

  1. Bonjour,
    rreur sur la surface que couvre un ballon du projet Loon, c’est 1200 Km². L’auteur aurait quand même due être choqué par le chiffre…

  2. L’histoire du cerveau n’est pas un fake, petit documentaire réalisé sur Arte concernant les nano technologies rendant possible ce type de projet: http://www.youtube.com/watch?v=eF33NFZzN-M

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