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[Tribune] La transformation digitale, défense ou conquête ?

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Judith-Tripard
Judith Tripard, consultante senior chez Clémentine. Crédit: Clémentine.

Judith Tripard est consultante chez Clémentine, un cabinet de recrutement spécialiste du digital et de l’IT.

Twitter : @jtripard

LinkedIn : Judith Tripard

 

 

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C’est une évidence : où que vous soyez, quoi que vous lisiez : la transformation digitale est dans toutes les bouches, de toutes les conversations, de tous les dossiers. « LE » thème du moment. L’économie dans son ensemble devien(drai)t « full digital », l’évolution des usages et des technologies poussant les entreprises à sans cesse évoluer, s’équiper, se connecter. Cela étant précisé, les entreprises françaises restent très en retard par rapport au reste de l’Union Européenne si l’on en croit une récente étude (2014) du cabinet de stratégie Roland Berger auprès de 500 entreprises françaises de plus de 50 salariés : celle-ci a en effet révélé que 36% seulement de nos entreprises ont  formalisé une stratégie numérique. Dans la même idée, il y était mentionné que 75% des entreprises européennes possédaient un site Web, contre 65% dans l’Hexagone… Pour s’éviter toute prochaine « mésaventure », nul doute que celles-ci vont devoir (vite) réagir en intégrant les nouveaux enjeux digitaux à la définition de leur stratégie, de leur organisation, de leurs outils et de leur culture…. Explications.

En effet, l’intégration du digital à la stratégie d’entreprise ne consiste pas seulement à avoir un site Web ou à bien appréhender un nouveau canal de distribution. Non. Désormais, cette transformation va bien plutôt devoir intégrer « nativement » de nouvelles technologies (cloud, big data, objets connectés…) dans l’ensemble des processus et des offres des sociétés. L’urgence est là car si elles ne le font pas, leurs concurrent(e)s remporteront des parts de marché, ou pire, de nouveaux acteurs viendront les concurrencer : des « pure players » aux business models plus souples, aux méthodes agiles, proposant, grâce à des approches et/ou technologies innovantes un réel bénéfice client. Celles-là qu’on appelle « disruptives. »

L’exemple d’Uber est significatif. En 2008, son fondateur est à Paris pour assister au salon « LeWeb » ; il n’arrive pas à trouver de taxi… vous connaissez la suite. Une idée de génie ? Oui et non. Quoi qu’il en soit, avec cette intuition, Travis Kalanick est devenu – en quelques mois – une incontestable star du Web. Comme Brian Chesky (Airbnb), il aura compris, à la fin des années 2000, que les règles du jeu économique étaient en train de changer et, avant les autres, que les sociétés se partageaient dorénavant un territoire mondial, mais en devant affronter, parallèlement, une concurrence protéiforme…

D’où plus que jamais pour les organisations, l’impérieuse nécessité d’avoir un « capitaine sur le pont » capable d’accompagner et plus encore d’impulser cette transformation digitale à tout prix. Avec pour principal challenge d’avoir une vision d’ensemble pour mener cette (r)évolution le plus efficacement possible. Car il s’agit bien là d’un changement culturel et organisationnel plus que technologique. Le DRH a un rôle majeur car il sera en charge de filtrer les nouvelles recrues en fonction de compétences non seulement techniques mais d’un état d’esprit résolument digital. Il portera aussi les nouvelles valeurs des organisations, d’ouverture et d’adaptabilité, mais il ne pourra pas être seul ; s’il est en première ligne de cette transformation culturelle, le directeur général doit en être le leader et faire preuve d’exemplarité vis-à-vis de son comité de direction et de ses équipes managériales.

Last but not least, le digital amène aussi un état d’esprit plus entrepreneurial, et un fonctionnement centré autour de plus petites équipes.  Cela nécessite également de se réinventer en permanence, de repenser les façons de travailler ensemble, de casser les organisations en « silos », d’encourager l’ouverture vers l’extérieur, d’intensifier la veille stratégique et concurrentielle.

En résumé, et sans brutalité, le digital, c’est s’adapter… ou mourir !

Crédit photo: Fotolia, banque d’images, vecteurs et videos libres de droits
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La rédaction

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3 thoughts on “[Tribune] La transformation digitale, défense ou conquête ?”

  1. 15 ans que j’exerce dans le domaine, toujours les mêmes conseils aux entreprises… Dans une entreprise existante, pour devenir digital : du business model à l’acquisition, c’est au moins 5 profils à acquérir, et pour la mise en oeuvre informatique… entre le fonctionnel digital et le fonctionnel grands système il y a un monde.

  2. C’est sur qu’aujourd’hui on ne peut pas restreindre le digital au web.

    Heureusement, on peut constater que de plus en plus d’entreprises comprennent l’importance de prendre le virage du digital et d’inclure cela dans une réelle stratégie et pas simplement de mettre en place de jolis outils modernes.

    Aurore
    http://tmmcom.fr/

  3. Le problème c’est qu’en France même si les gens sont de plus en plus sensibilisés aux stratégies digitales, nous sommes malgré tout en retard par rapport à certains pays comme les USA… On verra comment cette tendance évolue à l’avenir.

    Léo
    http://www.rgdesign.fr

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