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[3 questions à] Sébastien Bruhat : « Nous cherchons à lever 1 million d’euros pour commercialiser Retiin »

Co-fondateur de la start-up Infusio en 1998 puis de la start-up Mobiles Republic après être passé chez CDiscount, Sébastien Bruhat a récemment fondé la start-up E-topia. Après un an et demi de R&D, la jeune pousse a mis au point une solution dédiée aux petits et aux moyens e-commerçants leur proposant d’augmenter leur taux de conversion. Baptisée Retiin, la solution est commercialisée depuis le mois d’avril dernier. Les détails du concept et des ambitions de cette jeune start-up bordelaise, avec Sébastien Bruhat.

[FW] Pourquoi avoir fondé cette nouvelle start-up ?

Sébastien Bruhat: « E-topia est née du constat que l’acquisition d’audience était devenue payante et même très chère. D’après les derniers chiffres de la Fevad, en moyenne 15% du chiffre d’affaires des e-commerçants serait consacré à l’acquisition de clients. D’après mon expérience chez CDiscount, je sais qu’il est possible d’augmenter le taux de transformation d’un site en segmentant les messages par catégorie. Nous avons donc souhaité mettre en place ce type de solution de manière totalement automatisée et en temps réel. A titre d’exemple, dans le cadre d’une recommandation produit, notre moteur nous permet d’être à l’écoute du client et d’adapter la stratégie de recommandations en fonction du besoin qu’il exprime à un moment T. »

[FW] De plus en plus d’acteurs se positionnent sur ce secteur, à l’image de Netwave et Sailendra par exemple. Comment comptez-vous faire la différence ?

Sébastien Bruhat: « Effectivement il y a plusieurs acteurs sur le marché. Nous pensons néanmoins avoir plusieurs avantages technologiques. Nous proposons une solution totalement automatisée qui ne nécessite donc pas l’intervention du e-commrçant. Ensuite, notre solution est auto-apprenante. Et enfin, nous nous appuyons très peu sur les recommandations sociales mais beaucoup plus sur le besoin de l’internaute. D’après nous, les petits et moyens e-commerçants ne disposent pas assez d’informations sur leurs clients pour pouvoir bâtir une stratégie de recommandation sociale très efficace. Pour l’heure, nous travaillons avec trois clients : MyDesign, Côté déco et enfin Comptoir du charme. »

[FW] Le développement de Retiin a nécessité beaucoup de R&D. Comment avez-vous financé cette activité et quel est votre business model actuel ?

Sébastien Bruhat: « Effectivement un an et demi de R&D a été nécessaire pour la mise au point de Retiin. Notre équipe qui compte aujourd’hui 13 collaborateurs comprend notamment 5 ingénieurs et 2 chercheurs. Au départ, j’ai investi 500 000 euros à titre personnel pour réaliser le produit. Aujourd’hui, nous cherchons à lever 1 million d’euros pour commercialiser Retiin au niveau national. Quant au business model, nous comptons nous rémunérer à la performance en prélevant un pourcentage sur le chiffre d’affaires supplémentaire réalisé par les e-commerçants grâce à notre solution. Une mesure que nous réalisons par un système d’A/B testing. »

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La rédaction

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3 commentaires

  1. Le projet est ambitieux et je suis sûr, que bien piloté, ça va marcher!

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