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5G: après le bannissement de Huawei en Suède, Ericsson craint des représailles en Chine

AFP

Le patron du géant télécom suédois Ericsson s’inquiète de représailles visant son activité en Chine après le bannissement de son grand concurrent chinois Huawei de l’appel d’offres pour la 5G en Suède, dans une interview publiée lundi. « J’espère qu’il n’y aura pas d’impact. J’espère que nous pourrons continuer notre activité en Chine », déclare le directeur général d’Ericsson, Börje Ekholm, au quotidien suédois Dagens Nyheter. « La Chine représente 8% de notre chiffre d’affaires. Pour nous c’est une question d’importance stratégique de pouvoir y être présent », insiste le patron du groupe suédois, numéro 2 mondial des équipements télécom derrière Huawei.

Un «mauvais pays pour Ericsson»

L’autorité télécom suédoise, PTS, avait annoncé le 20 octobre bannir par mesure de sécurité nationale les nouveaux équipements des groupes chinois Huawei et ZTE du nouveau réseau télécoms 5G suédois. Les équipements déjà installés doivent eux être retirés d’ici au 1er janvier 2025. Samedi, Dagens Nyheter avait publié des extraits de SMS échangés ces dernières semaines par M. Ekholm avec la ministre suédoise du Commerce Anna Hallberg, où il demandait notamment au gouvernement suédois de « parler » avec le régulateur télécom. « En ce moment la Suède est vraiment un mauvais pays pour Ericsson », se plaignait le patron auprès de la ministre. La décision de PTS « exclut nos concurrents chinois d’une façon qu’aucun autre pays de l’UE n’a faite », affirmait-il dans ses SMS obtenus par le quotidien.

Après le Royaume-Uni mi-juillet, la Suède est devenu le deuxième pays d’Europe et le premier de l’Union européenne à explicitement interdire Huawei de la quasi-totalité de l’infrastructure nécessaire pour faire fonctionner son réseau 5G, la cinquième génération de l’Internet mobile. Huawei a saisi la justice suédoise et Pékin a averti que la décision de l’autorité pourrait avoir des « conséquences » pour les entreprises du pays scandinave en Chine. Dans son interview lundi, le patron d’Ericsson dément toute velléité de quitter le pays, mais reconnaît que la décision suédoise est « une complication ». « Notre âme est en Suède, c’est la base d’Ericsson. Mais si la Suède ne soutient pas le libre échange c’est une complication pour nous. Nous faisons 99% de notre chiffre d’affaires hors de Suède », pointe-t-il.

La rédaction

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