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Alarme maison connectée : quels critères examiner avant de s’équiper ?

Avec Verisure

Capteurs d’ouverture, détecteurs de mouvement, caméra, application mobile… L’alarme domestique se rapproche désormais des autres équipements connectés du logement. Le choix ne dépend toutefois pas uniquement des fonctions proposées. La configuration des lieux, les habitudes des occupants, le traitement des alertes et les solutions prévues en cas de coupure doivent aussi guider votre décision.

Comment choisir un système d’alarme de maison adapté à la configuration des lieux ?

Avant de choisir un système d’alarme pour sa maison, il faut d’abord observer la disposition du logement. Une maison de plain-pied avec plusieurs portes-fenêtres ne demande pas le même équipement qu’un appartement situé en étage. Recensez en premier les accès principaux et secondaires, les fenêtres faciles d’accès, le garage, la cave et les éventuelles dépendances.

Les étages et les zones de passage déterminent en partie l’emplacement des détecteurs. Un détecteur placé dans un couloir peut surveiller un passage fréquent. Un capteur d’ouverture renseigne sur l’usage d’une porte ou d’une fenêtre. Les réglages doivent également tenir compte des animaux, des enfants et des autres utilisateurs. L’installation doit suivre votre quotidien sans multiplier les manipulations inutiles ni les déclenchements liés aux déplacements habituels.

Le système doit aussi correspondre à votre rythme de présence dans le logement. Une résidence secondaire, un appartement souvent vide en journée et une maison occupée en télétravail ont des besoins différents en matière d’alarme. Vous pouvez ainsi définir les zones activées la nuit, les personnes autorisées à superviser l’alarme et les alertes que vous souhaitez recevoir.

Quels équipements composent une alarme maison connectée ?

Dans de nombreux systèmes, une centrale ou un boîtier de connexion réceptionne les signaux envoyés par les différents capteurs et commande les actions prévues. Cette fonction peut aussi être intégrée à un autre équipement, selon l’installation choisie. Les détecteurs de mouvement aident à surveiller une zone intérieure. Les capteurs de chocs et d’ouverture signalent une vibration ou l’ouverture d’une porte ou d’une fenêtre. Une sirène peut ensuite émettre un signal sonore si le système détecte une des situations correspondant à celles définies par l’utilisateur dans les paramètres.

Une caméra peut ajouter des images à l’alerte reçue. Elle complète les détecteurs en apportant des informations visuelles. Mais son emplacement doit respecter l’intimité des occupants. Depuis l’application mobile, vous pouvez généralement activer ou désactiver l’alarme, vérifier son état, gérer les utilisateurs et recevoir des notifications.

La détection des départs de feu passe par un équipement dédié. Chaque logement doit comporter au moins un détecteur de fumée portant le marquage CE et la référence à la norme NF EN 14 604 (1). Selon le modèle choisi, il peut fonctionner seul ou transmettre une alerte au système connecté.

Autosurveillance ou télésurveillance : que se passe-t-il après une alerte ?

Avec l’autosurveillance, la notification arrive sur votre téléphone ou celui d’un proche désigné. Vous êtes invité à regarder les informations disponibles et devez décider de la conduite à tenir. Cette organisation suppose que l’un des destinataires puisse prendre connaissance de l’alerte au bon moment.

En télésurveillance, un agent reçoit l’alerte et cherche d’abord à comprendre ce qui se passe. Il effectue une levée de doute à partir des informations disponibles, par exemple en contactant les occupants ou en consultant les images transmises, selon les moyens prévus au contrat. Si la levée de doute confirme une situation préoccupante, l’agent peut alerter les forces de l’ordre ou les services d’urgence si les circonstances le justifient. Pour une atteinte présumée aux biens, l’article L. 613-6 du Code de la sécurité intérieure impose une vérification préalable avant de solliciter la police ou la gendarmerie (2).

Connexion, batterie et maintenance : quels points contrôler ?

Une alarme connectée peut utiliser plusieurs canaux de communication, comme la connexion Internet du domicile, le réseau mobile ou les deux. Avant l’installation, demandez au professionnel ou au fournisseur ce qui se passe en cas de panne du routeur, de coupure électrique ou d’indisponibilité du réseau. Une batterie de secours peut alimenter temporairement la centrale. Mais son autonomie varie selon le matériel et les conditions d’utilisation.

Contrôlez aussi la fréquence des tests, le remplacement des piles, les mises à jour de l’application et les modalités de maintenance. Il est recommandé de réfléchir aux changements futurs dès le départ. Si vos besoins sont susceptibles d’évoluer, il est préférable de choisir un système qui peut accueillir de nouveaux détecteurs, caméras ou utilisateurs.

Enfin, testez les commandes avec toutes les personnes concernées. Une alarme bien paramétrée doit pouvoir être utilisée facilement au départ, au retour et pendant la nuit. Chaque changement d’habitude ne doit pas se transformer en contrainte technique.

Sources

(1) Service Public – Détecteur de fumée : sécurité incendie dans le logement : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F19950

(2) Légifrance – Code de la sécurité intérieure, article L. 613-6 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000025506286

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