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Audrey Heiser, la fée de l’e-commerce chez Renault Retail Group: «On teste la VOD»

Elle a quitté les océans marins pour prendre la route du digital. A 36 ans, Audrey Heiser est la responsable e-commerce de Renault Retail Group, la filiale distribution du constructeur. Le budget digital pèse plusieurs centaines de milliers d’euros et contribue à générer environ 2% du chiffre d’affaires de Renault actuellement. Audrey Heiser était auparavant militaire de la Marine nationale. Rencontre.

FrenchWeb: Quel a été votre parcours estudiantin puis professionnel avant d’intégrer Renault?

Audrey Heiser: A la base j’ai une maîtrise d’anglais, et ensuite je me suis orientée dans la Marine. J’ai fait six ans sous contrat puis j’ai bénéficié d’une reconversion professionnelle via l’ESC Lille où j’ai effectué un master spécialisé en e-commerce et marketing direct. J’ai travaillé en agences, d’abord en agence d’acquisition puis en agence de création de site Web. J’ai ensuite été freelance, puis j’ai travaillé chez Pixmania pendant deux ans. Fin 2011, je me suis tournée vers Renault Retail Group, qui créait ce poste.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’aller vers le Web?

Les challenges, l’évolution quotidienne des technologies et la digitalisation des entreprises !

Quelles sont vos missions chez Renault?

Nous avons mis en place il y a trois ans le e-paiement. Selon un logique drive-to-store, le client peut acheter nos accessoires en ligne, se les faire livrer en boutique ou à domicile et éventuellement réserver un rendez-vous à l’atelier pour les faire monter. (…) En début d’année nous avons mis en place le chat en ligne. Nous nous sommes aussi mis à vendre du pneu en mode forfait. A présent, nous somme en train de tester la vidéo à la demande pour tout ce qui est véhicules d’occasion.

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Quels sont les objectifs clés entre l’été et la fin de l’année 2015?

Nous avons un projet de vidéo pour l’après-vente. Et nous commençons à travailler sur notre vision triennale 2017-2020 où l’idée est d’aller davantage vers le client, de développer des services annexes qu’on n’a pas aujourd’hui, des services à domicile par exemple. Le client ne venant plus trop chez nous, le but serait d’aller le chercher là où il se trouve: à son domicile, à son travail, et de lui proposer des services qu’on pourrait lui proposer via le réseau, hors de nos concessions.

Pour en revenir à vous, quels sont vos loisirs?

Je n’ai vraiment pas beaucoup de temps libre, mais j’essaie de profiter du peu que j’ai pour me balader et déconnecter d’un environnement un peu trop digital. Je me réserve deux, trois moments dans l’année pour partir un peu loin de tout.

Avez-vous un modèle, une personne qui vous inspire?

La première personne qui me vient à l’esprit c’est Elon Musk, qui n’a pas peur d’investir ses propres deniers et pour l’instant ça paye plutôt bien. J’aime bien sa vision de rupture, de vouloir faire évoluer les choses dans un esprit plutôt positif pour la Terre et pour l’Humain.

Lire aussi: Ulrike Ristau-Hutter, CDO d’Euromaster Europe: «objectif: 10% de notre CA lié au digital d’ici 2020»

Adeline Raynal

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