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Avec Rue du Commerce, Carrefour met la main sur 428 millions d’euros de chiffre d’affaires en ligne

Après Ooshop et ses offres de drive, Carrefour complète son offre e-commerce. Le géant français de la grande distribution est entré en négociations exclusives avec Altarea Cogedim, une foncière spécialisée dans la gestion de centres commerciaux, afin d’acquérir l’intégralité de sa filiale Rue du Commerce. Avec cette nouvelle acquisition, le groupe français, qui a réalisé 84 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’an passé, entend renforcer sa stratégie omnicanale.

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Les ventes omnicanales correspondent à celles où le parcours client s’opère sur plusieurs canaux (un achat en ligne pour un retrait en magasin par exemple) ou sur plusieurs appareils (ordinateur, smartphones, tablette…). En savoir plus.

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428 millions d’euros de volume d’affaires

Une ambition qui, en soit, n’a rien de nouveau pour Rue du Commerce puisque c’était déjà la volonté annoncée par Altarea Cogedim en 2012 lors de l’acquisition du pure player. Les ventes sur Internet étaient censées être complémentaires des galeries commerciales du groupe. Un modèle qui a réussi à plusieurs distributeurs physiques, comme la Fnac qui a réalisé 35% de ses ventes sur Internet en omnicanale l’an passé. Tout comme chez Darty pour qui, à certaines périodes de l’année, comme à Noël, presque une vente sur deux est réalisée sur le site Internet en click and collect.

Carrefour ne souhaite donc pas louper le coche en mettant la main sur un site d’e-commerce connu du grand public et disposant d’un catalogue de plus de 3 millions de produits. Lors de son renouvellement à la tête du groupe en juin, Georges Plassat, le PDG, avait annoncé vouloir renforcer la stratégie omnicanale de Carrefour. «Le groupe est en cours d’hybridation, multiformat, multilocal et multicanal», avait-il déclaré. De quoi vouloir tenter sa chance avec Rue du Commerce.

Fondé en 1999 par Gauthier Picquart et Patrick Jacquemin, l’e-commerçant revendique aujourd’hui plus de 5 millions de visiteurs chaque mois. Sur les trois premiers mois de l’année, il était ainsi considéré comme le 13e site d’e-commerce par la Fevad. En 2014, l’entreprise a réalisé un volume d’affaires de 428 millions d’euros, un chiffre quasi stable par rapport à 2013.

Un ancien de Carrefour et Fly à la direction

Marc Daeffler. Crédit: Marc Daeffler.
Marc Daeffler.

En début d’année, LSA Conso évoquait déjà un éventuel intérêt de Carrefour pour le site, des informations qui avait été confortées par la nomination de Marc Daeffler aux manettes de Rue du Commerce en janvier dernier. Spécialiste de la grande distribution, l’ancien directeur général des magasins d’ameublement Fly avait également été directeur des achats et du développement des ventes non alimentaires chez Carrefour de 2005 à 2007.

Aujourd’hui, l’offre e-commerce de Carrefour est essentiellement structurée autour d’ooshop.fr, son site de commande et de livraison de produits alimentaires à domicile, de Carrefour.fr, qui vient enrichir son offre avec des produits non alimentaires, tout comme certains services verticaux (Carrefour Spectacles, Voyages…). Il faut également compter sur son service de drive courses.carrefour.fr.

Affronter les autres distributeurs

Une offre que souhaite donc renforcer Carrefour, notamment face à des acteurs comme le groupe Casino qui dispose par exemple de sa filiale Cnova. Présente dans 11 pays, celle-ci a réalisé 3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014. Dans l’Hexagone, Cnova est notamment propriétaire de Cdiscount, le deuxième site d’e-commerce en France avec plus de 10 millions de visiteurs uniques chaque mois, au premier trimestre 2015 selon la Fevad. Mais la concurrence s’intensifie aussi du côté d’autres enseignes comme E. Leclerc qui a annoncé en avril son intention d’investir 1 milliard d’euros sur trois ans dans les trois prochaines pour développer l’activité du distributeur sur Internet.

Carrefour dispose surtout pour l’heure de son puissant réseau de distribution physique, composé de 237 hypermarchés et 960 supermarchés en France. Le groupe est aussi la seconde enseigne la plus recommandée en ligne, juste derrière Auchan et devant E. Leclerc, selon une étude du Boston Consulting Group parue en mai.

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Olivier Harmant

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