Appel à candidatures

Concours i-Lab 2026 : candidatures ouvertes jusqu’au 3 février

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Pendant que l’écosystème débat d’industrialisation, de souveraineté technologique et de rétention de la valeur en Europe, le Concours d’innovation i-Lab continue d’opérer là où tout commence réellement : avant l’entreprise, avant le produit, avant même parfois le marché clairement formulé. La 28e édition est opérée par Bpifrance dans le cadre de France 2030.

Un concours pensé comme un filtre stratégique

i-Lab n’est pas un dispositif de soutien générique. Son périmètre est volontairement étroit : projets de création ou entreprises de moins de deux ans, technologies innovantes, faisabilité déjà démontrée.

Ce positionnement intermédiaire, souvent inconfortable pour les porteurs de projets, est précisément celui où le marché privé reste frileux. i-Lab agit alors comme un outil de sélection et de crédibilisation, bien plus que comme un simple apport financier.

Une lecture complète de la création d’entreprise technologique

La grille d’évaluation assume une approche holistique. Technologie, bien sûr, mais aussi :

  • capacité réelle de l’équipe à créer et diriger une entreprise,
  • cohérence du projet économique,
  • maîtrise de la propriété intellectuelle,
  • potentiel de déploiement international,
  • prise en compte des impacts environnementaux et sociétaux dès la conception.

Un financement non dilutif, mais fortement conditionné

Avec une subvention pouvant atteindre 600 000 euros, pour des dépenses éligibles allant jusqu’à 1 million d’euros, i-Lab se positionne comme un outil de dé-risquage. R&D, prototypage, études de marché, propriété intellectuelle, structuration du projet : le financement couvre l’ensemble de la phase critique de transformation d’un projet en entreprise.

Mais ce soutien reste conditionné à une démonstration rigoureuse. i-Lab ne finance pas une promesse, il finance une trajectoire crédible.

i-Lab comme signal dans l’écosystème

Être lauréat i-Lab ne se résume pas à obtenir une subvention et constitue un signal fort adressé à l’écosystème :

  • aux investisseurs, sur la solidité technologique et humaine du projet,
  • aux partenaires industriels, sur la maturité du développement,
  • aux autres dispositifs publics, comme i-Nov ou i-Démo, qui s’inscrivent dans la continuité.

Ce que révèle cette 28e édition

Au-delà du calendrier (candidatures ouvertes jusqu’au 3 février 2026 à midi ) cette édition confirme une tendance de fond : l’État assume de plus en plus un rôle de premier preneur de risque, non pour se substituer au marché, mais pour le rendre possible.

Dans un paysage d’innovation désormais dominé par les enjeux de capital patient, de souveraineté et de durabilité, i-Lab demeure un dispositif discret mais stratégique. Moins visible que les grands plans industriels, il agit pourtant là où tout se joue encore : au moment précis où l’innovation hésite entre rester un projet… ou devenir une entreprise.

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