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[CONFIDENTIEL] Entrepreneurs vs. VC, Amazon, Baidu, BercyLab…

#Speak: l’intelligence artificielle de Baidu est capable d’imiter 2 500 accents phonétiques

Pendant que Google s’amuse à écraser les humains au jeu de go avec son programme AlphaGo, Baidu tente de son côté de reproduire les capacités vocales humaines à l’aide de l’intelligence artificielle. Depuis 2013 et l’ouverture d’un laboratoire de recherche en intelligence artificielle dans la Silicon Valley, le géant chinois travaille en effet sur la synthèse de la parole. De ces travaux est né le système de synthèse vocale DeepVoice, qui repose sur le deep learning. Concrètement, DeepVoice est un réseau de neurones qui apprend à parler en écoutant les ondes sonores de la voix et en les comparant à un document écrit du même texte.

La première version du système IA de Baidu était seulement capable de produire des phrases courtes qui, au moins en écoute rapide, étaient presque indiscernables d’une personne réelle. Cependant, cela nécessitait plusieurs heures de données pour maîtriser une seule voix à la fois. La deuxième version, dévoilée en mai, était quant à elle en mesure d’imiter une voix, avec seulement une demi-heure de données, et pouvait apprendre des centaines d’accents différents.

Après ces premières expérimentations, Baidu vient de dévoiler la troisième et dernière version de DeepVoice. Celle-ci est cette fois capable d’apprendre 2 500 voix différentes avec une demi-heure de données pour chacune. Toutefois, les voix synthétisées par le géant chinois ne sonnent pas vraiment comme des voix humaines. Baidu entend poursuivre ses efforts en matière de synthèse vocale pour que DeepVoice soit capable de maîtriser les nuances de plusieurs accents ou personnes. A terme, l’équipe d’ingénieurs de Baidu affirme que DeepVoice pourra maîtriser 10 000 voix ou plus.

Baidu n’est pas le seul groupe à s’intéresser à la synthèse vocale. Google aussi, avec sa division DeepMind, décidément toujours dans les bons coups, poursuit un objectif similaire avec WaveNet. De plus, la dernière version du système de la firme de Mountain View maîtrise mieux les accents et produit même des claquements de lèvres qui rendent les voix plus humaines. WaveNet permet désormais de générer des voix pour Google Assistant en anglais et en japonais.

#TRI: les entrepreneurs font-ils les meilleurs investisseurs ?

C’est la question que pose une contribution publiée sur CB Insights. L’intuition pousse à y répondre par l’affirmative, mais les investisseurs Dan Mindus (Manager Partner chez NextGen Venture Partners) et Maxwell Wessel (General Manager chez SAP.iO) ont voulu confronter l’assertion à l’épreuve des chiffres, en l’occurrence ceux du Top 100 VC US de CB Insights.

Comme le montre le graphique ci-dessous, aucune corrélation n’a pu être établie entre une expérience d’entrepreneur – par postulat, on entend ici comme entrepreneur celui qui a fondé ou confondé une entreprise – et le classement des VC.

Source : CB Insight

Sur les 100 capital-risqueurs classés en 2017, 38 avaient fondé ou co-fondé une entreprise avant de devenir VC. Sur les 10 premiers, 6 n’ont pas cette expérience, dont les deux premiers. Les auteurs citent à titre d’exemple quelques noms réputés, comme John Doerr (#84), ancien d’Intel, Mary Meeker (#20), qui travaillait à Wall Street, ainsi que Bill Gurley (#1) et Kirsten Green (#12). Brian Singerman (#5) vient, lui, de Google.

Les auteurs reconnaissent que les anciens entrepreneurs peuvent faire d’excellents mentors, mais soulignent qu’ils peuvent aussi avoir tendance à imposer leurs méthodes et expériences aux start-up qu’ils accompagnent. Même si Marc Andreessen, créateur de Netscape, ou Peter Thiel, fondateur de PayPal, classés respectivement #26 et #22, contredisent cette analyse, les auteurs n’y voient pas de corrélation, sauf celle d’une notoriété qui leur assure un bon deal flow. Or, cette notoriété n’est pas communément partagée par tous les entrepreneurs.

Do Ex-Startup Founders Make The Best Venture Capitalists?

#Gargantua: cette année, Amazon représentera presque la moitié du e-commerce aux États-Unis

Selon le cabinet d’études et de recherches eMarketer, Amazon aura dévoré à lui seul 44% du marché du e-commerce aux États-Unis en 2017, en croissance de 6 points par rapport à l’année dernière. Si on réunit retail on et off-line, Amazon représente alors 4% de la distribution grand public outre-Atlantique.

Les ventes d’Amazon sont en croissance de 32%, à 197 milliards de dollars en 2017, soit 43,5% du total e-commerce de son marché domestique. Ces données comprennent les chiffres d’affaires réalisés par les vendeurs tiers sur la marketplace Amazon. eBay, Apple et Walmart suivent loin derrière.

Source : eMarketer / Recode

Le marché du e-commerce aux États-Unis devrait croître de presque 16%, le portant à 452,8 milliards de dollars, sur l’année 2017.

Amazon communiquera ses résultats pour le troisième trimestre le 26 octobre, après la fermeture des marchés.

 #CoWork: lancement du «BercyLab» pour aider les PME à innover

Ce lundi matin, Bruno Le Maire accompagné de son secrétaire d’Etat, Benjamin Griveaux, de Mounir Mahjoubi et de Jean-Baptiste Lemoyne ont inauguré le nouveau projet de Bercy, le «BercyLab». La matinée a permis de détailler l’ambition de ce dispositif.

Cet espace de «coworking» a pour objectif d’accompagner les PME françaises face à la concurrence internationale, en leur offrant les armes pour innover, se moderniser et créer de l’emploi. Pour Bruno Le Maire, «ce plan doit accomplir une transformation des entreprises qui bénéficiera à tous les Français». Pour ce faire, des binômes parlementaire/chefs d’entreprise ont été formés. Voici les 6 binômes et les 6 thématiques sur lesquelles ils vont travailler:

  • Création, croissance, transmission et rebond avec Olivia Grégoire (députée LREM de Paris) et Clémentine Gallet (présidente de Coriolis Composite)
  • Partage de la valeur et engagement sociétal des entreprises avec Stanislas Guerini (député LREM de Paris) et Agnès Touraine (présidente de l’Institut français des administrateurs)
  • Financement avec Jean-Noël Barrot (député Modem des Yvelines) et Alice Zagury (présidente de The Family)
  • Numérisation et innovation avec Célia de Lavergne (députée LREM de la Drôme), Lionel Baud (PDG de Baud Industries) et Philippe Arraou (président d’honneur de l’ordre des experts comptables)
  • simplification avec Sophie Errante (députée LREM de Loire-Atlantique) et Sylvain Orebi (président de Orientis, Kusmi-Tea Love Organic)
  • Conquête de l’international avec Richard Yung (sénateur LREM des Français de l’étranger) et Eric Kayser (artisan boulanger, fondateur de la maison Kayser).

Les binômes ont rendez-vous le 10 décembre pour rendre leurs conclusions. A la suite de ce travail, un projet de loi est prévu pour le printemps.

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