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Facebook vient au secours des médias français pour lutter contre les «fake news»

  • L’AFP, BFM TV, France Télévisions, France Médias Monde, Libération, L’Express, Le Monde et 20 Minutes ont décidé de collaborer avec Facebook. 
     
  • Le réseau social va créer une nouvelle catégorie de signalement, à partir de laquelle l’utilisateur pourra dénoncer une information qu’il considère comme fausse.

 

Popularisées par Donald Trump lors de l’élection présidentielle américaine l’an dernier, les «fake news» inquiètent les médias français à l’aube du scrutin français au printemps prochain. Pour réduire la quantité de fausses informations circulant sur son réseau social, Facebook va s’allier avec huit médias français. L’AFP, BFM TV, France Télévisions, France Médias Monde, Libération, L’Express, Le Monde et 20 Minutes ont décidé de collaborer avec le réseau social américain. 

Le dispositif déployé dans l’Hexagone sera similaire à celui lancé aux États-Unis en décembre avec cinq médias partenaires (ABC News, AP, FactCheck.org, PolitiFact et Snopes). D’autres pays pourraient bénéficier de ce modèle dans les mois à venir, à l’image de l’Allemagne. 

Les utilisateurs de Facebook mis à contribution 

Le dispositif de Facebook repose avant tout sur la coopération des utilisateurs du réseau social. En effet, la firme de Menlo Park va créer une nouvelle catégorie de signalement, à partir de laquelle l’utilisateur pourra dénoncer une information qu’il considère comme fausse. Les liens signalés seront rassemblés sur un portail accessible aux médias partenaires. Ces derniers pourront alors s’adonner au «fact-checking» pour vérifier que les informations rapportées sont réelles ou imaginaires. 

Dès que deux médias partenaires auront établi qu’un contenu signalé est faux, lien à l’appui, un drapeau indiquera aux utilisateurs que l’information mentionnée a été remise en cause par deux médias. Si l’utilisateur décide tout de même de partager le contenu en question, une fenêtre s’ouvrira pour l’alerter. 

Facebook précise également que les «fake news» ne pourront pas donner lieu à une exploitation publicitaire sur le réseau social. Selon la firme américaine, l’algorithme qui régit la distribution des contenus aux utilisateurs pourrait également réduire la circulation de fausse informations. 

Une étude remet en cause l’influence des «fake news»

Bien que les «fake news» soient de plus en plus fréquentes, une étude réalisée par les professeurs américains Hunt Allcott et Matthew Gentzkow révèle que leur impact n’a pas été déterminant lors de l’élection présidentielle américaine. En effet, seulement 15% des sondés affirment se souvenir d’un titre de «fake news» et à peine 8% signalent y avoir cru. Selon Hunt Allcott et Matthew Gentzkow, une seule «fake news» devrait posséder le même effet de persuasion que 36 campagnes publicitaires à la télévision pour influer sur le résultat de l’élection. 

Malgré ce constat, les réseaux sociaux sont mis sous pression pour mettre en place des dispositifs visant à détecter et éradiquer les fausses informations. Outre son propre dispositif, Facebook soutient aussi CrossCheck, outil de vérification collaboratif pour limiter la diffusion d’informations mensongères. Conçu par Google, via sa division médias Google News Lab, et le réseau de médias First Draft, ce dernier sera lancé le 27 février. Seize médias français, parmi lesquels l’AFP, Le Monde, La Provence ou encore Libération, sont partenaires de ce projet.

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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

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