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[INSIDERS] FoodTech : Meet My Mama se lance dans la livraison avec Deliveroo

#FoodTech : Meet My Mama se lance dans la livraison avec Deliveroo

Meet My Mama, la start-up qui permet aux femmes réfugiées ou immigrées de vendre des plats issus du monde entier, annonce un partenariat avec la llicorne britannique spécialisée dans la livraison de repas Deliveroo. Cet accord permettra non seulement de rendre les plats de Meet My Mama disponibles en livraison, mais également de donner aux femmes accompagnées par Meet My Mama accès aux cuisines partagées de Deliveroo (Deliveroo Editions). 

«Nous sommes très heureux d’annoncer l’arrivée de Meet My Mama au sein de Deliveroo Editions. Grâce à nos cuisines partagées, la start-up va pouvoir faire connaitre son offre à un public plus large, tout en aidant plus de femmes immigrées ou réfugiées dans leur insertion au France», a déclaré Pierre Verdier, directeur commercial Deliveroo. 

Mama Nitha, la première mama du service.

Lancé en 2016 par Loubna Ksibi, Donia Souad Amamra et Youssef Oudahman, Meet My Mama est à l’origine un service de traiteur qui contribue à l’insertion de femmes réfugiées ou immigrées en France. Ces femmes originaires des quatre coins du monde proposent des plats atypiques qui ont déjà séduit des entreprises telles que Google, Apple, Danone, BNP Paribas ou encore BlaBlaCar.

Meet My Mama offre également un soutien personnel à ses employées, par exemple dans leurs démarches administratives. La start-up française ambitionne d’accélérer son développement en étendant ses services en France et en Europe courant 2019.

Deliveroo a su innover et se diversifier face à la concurrence d’Uber Eats, avec son concept de cuisines partagées au service des restaurateurs, Deliveroo Editions, et pourra proposer une plus grande gamme de plats grâce à ce partenariat.

#GAFA : un co-fondateur de Facebook appelle à démanteler le groupe

AFP – L’un des co-fondateurs de Facebook, Chris Hughes, a appelé mercredi à scinder le groupe en trois et a mis en cause son actuel PDG Mark Zuckerberg, accusé selon lui d’avoir sacrifié la protection de la vie privée au profit du « clic ». « Il est temps de démanteler Facebook» en séparant le réseau social, son activité originelle, des applications Instagram et WhatsApp, écrit Chris Hughes, le co-fondateur du réseau social -qu’il a depuis quitté- dans une longue tribune publiée dans le New York Times jeudi.

Ce texte est accompagné d’une photo où l’on peut distinguer les deux hommes, visages juvéniles, sur le campus de l’Université de Harvard en 2004, l’année du lancement de Facebook. Mark Zuckerberg « a créé un Leviathan qui élimine l’esprit d’entreprise et restreint le choix des consommateurs», affirme M. Hughes, désormais membre de l’Economic Security Project qui milite pour l’instauration d’un revenu minimum d’existence aux Etats-Unis, et du Roosevelt Institute. Le réseau social américain, qui a acquis les applications Instagram (partage de photos) et WhatsApp (messagerie instantanée) ces dernières années, attire 2,7 milliards d’utilisateurs mensuels sur l’ensemble de son réseau.

Chris Hughes, Co-Founder FACEBOOK and Founder of JUMO/Archive for the U.S. Department of State.

Le groupe a dégagé un bénéfice de 2,43 milliards de dollars au premier trimestre. Mais il est empêtré dans une série de scandales sur l’utilisation indue de données privées de ses utilisateurs, qui pourraient lui valoir une très lourde amende de la part de l’agence fédérale de régulation du commerce, la FTC. Facebook a d’ores et déjà annoncé s’attendre à un redressement de trois milliards de dollars, voire davantage. Concrètement, Chris Hughes propose qu’Instagram et WhatsApp soient « dans un délai court» scindées de Facebook. Ces applications pourraient potentiellement être chacune cotée en Bourse, ajoute-t-il.

« Même après un démantèlement, Facebook serait toujours extrêmement profitable, avec des milliards à investir dans les nouvelles technologies», ajoute-t-il, précisant que « l’environnement plus concurrentiel ne ferait qu’encourager les investissements» dans le secteur. Il ajoute que ce démantèlement ne coûterait rien aux autorités américaines et qu’il permettrait d’offrir « des standards plus élevés de protection de la vie privée» grâce à la concurrence. L’homme s’en prend par ailleurs sans ambages à Mark Zuckerberg dans son texte. « C’est un être humain. Mais c’est son humanité même qui rend son pouvoir, hors de contrôle, si problématique», écrit-il.

Selon lui, M. Zuckerberg pourrait décider à lui seul de configurer les algorithmes de Facebook pour modifier ce que les abonnés voient sur leur fil d’actualité ou les paramètres de protection de la vie privée. « Je suis en colère que sa priorité accordée à la croissance l’ait amené à négliger la sécurité et la civilité pour la course aux clics», regrette-t-il, affirmant par ailleurs que « le gouvernement doit tenir Mark pour responsable» de cette situation.

#Nomination : Fabernovel annonce la nomination d’Alexia Vigneau comme nouvelle Chief Talent Officer 

Alexia Vigneau, diplômée d’une maîtrise de Sciences de Gestion et d’un DESS de finance du CETFI, succède à Sabrina Distinguin au poste de Chief Talent Officer chez Fabernovel. Alexia Vigneau était auparavant en charge de la stratégie des ressources humaines chez Fabernovel depuis janvier 2019, et contribuait à la croissance de l’entreprise spécialisée dans le conseil et la création de produits et de services numériques pour des grands groupes. 

Nous sommes très fiers d’accueillir Alexia. Son expertise, ses expériences et sa personnalité seront déterminants pour accompagner le modèle que nous souhaitons inventer avec Fabernovel, celui de la Talent Company. Cela souligne également notre ambition de rivaliser avec les meilleures plateformes et Tech Companies en attirant les collaborateurs les plus talentueux.” a déclaré Stéphane Distinguin, CEO et fondateur de Fabernovel. 

Alexia Vigneau

Avant d’intégrer l’entreprise, Alexia Vigneau occupait le poste de Manager chez KPMG Audit et avait différentes responsabilités au sein du département Risk Management chez Dexia. Elle a ensuite rejoint le cabinet de recrutement Badenoch and Clark, avant d’intégrer EY Advisory en tant que HR Business Partner. 

En 2015, Alexia Vigneau intègre l’équipe d’Amazon France en tant que Manager recrutement en charge des recrutements de la marketplace, des relations écoles et de la marque employeur de l’entreprise, avant d’être promue au poste de Responsable recrutement. 

#IA : l’OCDE veut réduire la fracture numérique grâce à l’enseignement 

AFP – Avec la robotique et l’intelligence artificielle, la fracture entre les populations formées aux nouvelles technologies et les autres va s’accélérer, selon un rapport publié jeudi par l’OCDE qui prône une formation tout au long de la vie. L’intelligence artificielle va supprimer des tâches répétitives et « pour s’épanouir dans un environnement de travail numérique, les travailleurs auront besoin de compétences numériques mais aussi de savoir-faire variés, qu’ils soient d’ordre cognitif ou socio-émotionnel», selon l’édition 2019 des Perspectives sur les compétences publiées par l’Organisation de coopération et de développement économiques.

Aussi « renforcer l’apprentissage tout au long de la vie est la clé pour tous les travailleurs et citoyens afin de s’adapter aux changements du monde du travail et de la société», selon l’OCDE qui demande aux Etats de s’assurer que les systèmes de formation soient à même de répondre aux mutations du marché du travail, notamment à travers une meilleure formation continue des enseignants. Sur le plan géographique, « certaines entreprises tirent parti des technologies numériques pour se relocaliser à l’extérieur des régions high-tech et échapper à des coûts de la vie élevés».

Crédit: 360b/Shutterstock

Mais « des écarts de compétences apparaissent dès le plus jeune âge entre enfants de milieux socio-économiques différents et de différentes zones géographiques», constate l’OCDE. Les nations les mieux préparées aux mutations en cours sont la Belgique et les Pays-Bas, les pays scandinaves (Norvège, Suède, Danemark, Finlande) ainsi que la Nouvelle-Zélande, tandis que le Japon et la Corée du Sud ont un « grand potentiel pour tirer le meilleur parti de la transformation numérique mais doivent prendre une série de mesures pour s’assurer que les travailleurs âgés et les adultes ne sont pas laissés au bord du chemin».

La France se situe pour sa part en-dessous de la moyenne des pays de l’OCDE (50,3% contre 58,3%) en terme « d’individus faisant un usage complexe et diversifié de l’internet» et le nombre d’adultes ayant reçu une formation en technologies de l’information et de la communication au cours des derniers 12 mois y est également inférieur (38,1% contre 42%). Enfin 11% des travailleurs français sont « exposés à un risque élevé d’automatisation» et auront besoin d’une « formation modérément intensive» pour retrouver un emploi moins soumis à un tel risque, ce qui correspond à la moyenne des 36 pays membres de l’organisation.

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Assiya Berrima

Journaliste chez FW - DECODE MEDIA Pour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media

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