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La Catalogne durcit la règlementation des locations du type d’Airbnb

Louer une chambre chez un particulier via Internet coûtera bientôt un peu plus cher en Catalogne. Le gouvernement régional a annoncé mardi la mise en place d’ici quelques semaines d’une nouvelle règlementation de ce type de location.

Les utilisateurs d’Airbnb devront ainsi s’acquitter d’une taxe de 0,65 euro par nuit à Barcelone et de 0,45 euro pour les logements situés ailleurs en Catalogne. Les autorités imposent que le propriétaire passe la nuit sur place durant le séjour des locataires, afin d’éviter une professionnalisation de ce type de location. D’autre part, un propriétaire pourra mettre en location deux chambres au maximum, sur une durée n’excédent pas quatre mois par an, et devra informer les autorités locales de son activité.

Deux fois plus de chambres sur Airbnb qu’à l’hôtel

A Barcelone comme à Paris et à Londres, les chambres proposées sur la plateforme américaine Airbnb se sont démultipliées depuis un an. Ainsi, Barcelone comptait 137 000 lits sur ce type de sites en 2014, selon une étude réalisée par l’organisation professionnelle des hôteliers espagnols, soit quasiment deux fois le nombre de chambres d’hôtels. Les hôteliers voient rouge face à la multiplication de ces offres, qu’ils soient espagnols ou français.

L’hébergement entre particuliers via Internet n’est pas le seul à attirer les critiques des professionnels. De la même façon, les services de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) mettent en grognent de plus en plus de chauffeurs de taxis, aux actions parfois violentes comme au mois de juin à Paris.

Préciser le cadre légal de l’économie collaborative en France

Aussi, en France, le Conseil national du numérique a lancé un appel pour une réflexion sur la réglementation de l’économie collaborative le 16 juillet. L’institution cite l’étude «The Sharing Economy» du cabinet PwC selon laquelle le marché mondial de l’économie collaborative devrait peser 335 milliards d’ici 2025, contre 15 milliards d’euros en 2014. Il appelle les pouvoirs publics à réfléchir à un encadrement de cette activité sur plusieurs plans: la protection sociale, le droit des consommateurs, la loyauté des acteurs économiques, le droit de la concurrence et la fiscalité. Il s’agirait par exemple de préciser le cadre légal des travailleurs non salariés qui participent à cette économie (droit au recours collectif, à la représentation syndicale, ou au droit de grève, etc).

Le ministre du Travail François Rebsamen a été saisi sur le sujet. Le Conseil national du numérique doit lui faire ses recommandations d’ici à la fin de l’année. Un calendrier qui laisse présager d’un débat parlementaire en 2016.

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Adeline Raynal

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