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La FinTech britannique GoCardless lève 75 millions de dollars pour se lancer sur le marché américain

Le montant

La FinTech britannique GoCardless, spécialisée dans la simplification et la dématérialisation des paiements récurrents par prélèvement automatique, a bouclé un tour de table de 75 millions de dollars en série E. A l’occasion de cette nouvelle opération, la FinTech anglaise accueille Adam Street Partners, Google Ventures et Salesforce Ventures, le fonds de capital-risque du spécialiste américain des logiciels de gestion de la relation client (CRM), à son capital.

Les investisseurs historiques, Balderton Capital, fonds londonien dirigé par le Français Bernard Liautaud, Accel Partners, Notion Capital et Passion Capital, ont également remis au pot. Ces derniers avaient participé au précédent tour de table de la société, en septembre 2017, lors duquel elle avait levé 22,5 millions de dollars. Au total, l’entreprise a levé 123 millions de dollars depuis sa création il y a huit ans.

Le marché

Fondée en 2011 par Hiroki Takeuchi, Matt Robinson et Tom Blomfield, GoCardless développe une solution qui permet aux entreprises d’accepter des paiement récurrents. Pour cela, la société basée à Londres a développé une plateforme qui vient se greffer à des réseaux internationaux de prélèvement bancaire (SEPA en Europe ou ACH aux États-Unis par exemple) pour assurer la gestion des paiements récurrents par prélèvements bancaires.

Ce dispositif s’adresse aux entreprises qui facturent régulièrement leurs clients et dont le marché est potentiellement important du fait de l’essor des offres SaaS, qui permettent aux entreprises de s’abonner à un logiciel en ligne et ainsi s’éviter l’achat et l’installation de leur propre matériel informatique. Avec GoCardless, l’entreprise doit simplement indiquer la fréquence, les montants et le nombre de paiements à exécuter de manière récurrente. Une fois la liaison établie avec les clients de l’entreprise, la collecte est alors automatisée.

A ce jour, la FinTech britannique, qui prélève une commission de 1% sur chaque transactionApple-converted-space »> pour se rémunérer, revendique 40 000 entreprises clientes, dont TripAdvisor, Box, Doctolib ou encore La Fourchette, et 10 milliards de dollars de paiements traités chaque année. «D’ici le printemps 2019, le réseau GoCardless couvrira 70% du volume des paiements récurrents dans le monde», indique Hiroki Takeuchi, CEO de l’entreprise britannique, qui affirme qu’environ 18% des paiements dans le monde sont désormais des paiements récurrents.

Les objectifs 

Ce nouvel apport financier vise à décupler la force de frappe de GoCardless à l’international. Dans ce sens, la société londonienne va accélérer son développement en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique. Au printemps prochain, la FinTech britannique va ainsi lancer son service aux États-Unis. Dans ce cadre, l’entreprise, qui possède déjà des antennes à Londres, Paris, Munich et Melbourne, ouvrira un bureau outre-Atlantique. En France, GoCardless entend renforcer ses effectifs. Dans l’Hexagone, la société anglaise revendique 1 500 clients et en vise 10 000 à l’horizon 2022. Elle couvrira 35 pays dans le monde d’ici fin 2019.

En parallèle, la firme britannique va lancer de nouveaux services, comme le paiement transfrontalier, qui pourrait se faire avec un partenaire, à l’image de son voisin londonien TransferWise par exemple, ou encore les règlements instantanés. Cette année, GoCardless sera confronté au Brexit, qui est toujours prévu le 29 prochain pour l’instant. Malgré les bouleversements réglementaires engendrés par la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, la société assure avoir anticipé les différents scénarios possibles pour continuer d’assurer les paiements de ses clients dans toute l’Europe.

GoCardless : les données clés

Fondateurs : Hiroki Takeuchi, Matt Robinson et Tom Blomfield
Création : 2011
Siège social : Londres
Activité : simplification et la dématérialisation des paiements récurrents par prélèvement automatique
Financement : 75 millions de dollars en février 2019

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Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIA Pour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media

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