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«L’aventure entrepreneuriale est avant tout une aventure collective», Armand Thiberge (SendinBlue)

[Contenu proposé par SendinBlue]

L’histoire de la libération de SendinBlue démarre en Inde il y a 10 ans.

J’avais fini mes études à Polytechnique et voulais découvrir le monde, en quête de nouvelles expériences; l’Inde était la destination toute trouvée. Ce que deviendra SendinBlue commence dans un bureau sans air conditionné de la banlieue de New Delhi, et un investissement de 1500 euros qui me restaient de ma solde de militaire.

A l’époque, j’ignorais tout des affaires mais étais plein d’envie.

Les 5 premières années furent à la hauteur de mon ignorance, dures et formatrices. C’était une vraie lutte pour la survie. Plus j’avançais, plus il était impossible de revenir en arrière et de tout laisser tomber. Mon père lui ne cessait de me parler d’esprit d’équipe, de team building, de l’importance de faire des réunions mais j’étais très loin de ces préoccupations ; je ne pensais qu’à gagner de nouveaux clients pour payer les salaires à la fin du mois. Le déclic eut lieu en 2013, lorsque SendinBlue était lancé et rencontra immédiatement un petit succès. Mon premier objectif était d’atteindre 1M de chiffre d’affaire. Deux années plus tard, l’objectif était atteint.

Ce résultat était grisant mais il restait une difficulté : SendinBlue perdait toujours de l’argent. Toute aventure entrepreneuriale a comme horizon la rentabilité et en particulier le fait de pouvoir payer, tous les mois, sereinement, les salaires de ses collaborateurs, de ses fournisseurs et, cerise sur le gâteau, son propre salaire. C’était maintenant mon nouvel objectif. Le chiffre d’affaires continuait par ailleurs de progresser. Une année plus tard, nous sommes devenus profitables, ce fut une immense satisfaction. Je n’étais pas arrivé à ce résultat tout seul ; nous étions maintenant 50 personnes à travailler ensemble. Je réalisais que l’aventure entrepreneuriale est avant tout une aventure collective. Ce principe était le plus important ; celui que j’avais perdu de vue les premières années, accaparé par la lutte pour la survie des débuts de l’entreprise.

S’ouvrait alors un nouveau chapitre pour SendinBlue : l’entreprise libérée.

Des amis m’avaient parlé de l’entreprise libérée; un modèle d’organisation où l’on renversait la pyramide en faisant confiance aux gens, pour de vrai. Au début je regardais ça avec scepticisme : monde de bisounours ou communication corporate ? J’eus le déclic lors d’un évènement entre entrepreneurs : un participant m’a parlé de sa pratique de l’entreprise libérée au quotidien et m’a convaincu que ce que je considérais comme une utopie pouvait très bien fonctionner.

Ma première décision fut d’organiser un voyage au Sri-Lanka pour toute l’entreprise, pendant une semaine. C’était une manière pour moi de remercier toute l’équipe et de préparer la suite en réfléchissant à comment allions-nous réussir à nous libérer. Nous nous aventurions en territoire inconnu et je n’avais pas l’intention de libérer SendinBlue tout seul. Je voulais que tous participent à ce mouvement et le fasse en adhérant à la démarche.

Il fallait maintenant écrire l’histoire à plusieurs ; les salariés étaient motivés et voulaient prendre part à cette évolution. Nous avons donc lancé des ateliers de réflexion animés par des volontaires sur plusieurs thématiques.

Chaque atelier a engendré une ou plusieurs propositions. Dans certains ateliers, les propositions sont consensuelles ; dans d’autres, elles sont plus clivantes. Dans ce cas, la proposition est soumise à un ou plusieurs votes.

Nous avons par exemple lancé un atelier pour revisiter notre politique salariale : variables, augmentations, évaluations, tout a été remis à plat. La proposition finale est très ambitieuse et donne lieu à beaucoup de débats. Deux votes sont organisés pour orienter et valider ces propositions.

Plus de managers mais des leaders qui sont élus par leurs pairs

Parallèlement à ces ateliers, la hiérarchie a été progressivement supprimée dans certains départements; il n’y a plus de managers mais des leaders qui sont élus par leurs pairs pour une durée déterminée. En Inde par exemple, chaque nouveau projet démarre maintenant par un appel à volontaires et par l’élection d’un leader du projet. Charge à chaque leader de mener à bien le projet. Dans le cas de l’équipe Customer Care, pilier de l’entreprise car en permanence au contact des clients, une élection a lieu tous les 6 mois pour désigner au sein de chaque groupe (entre 4 et 6 personnes) qui sera le prochain leader pour les 6 mois à venir.

Ces quelques exemples illustrent un processus de libération en cours. Il trouve au sein de SendinBlue d’ardents partisans mais aussi des détracteurs; d’autres observent, curieux de voir la suite. C’est un processus dynamique, décidé par toute l’équipe, qui nous amènera sur un chemin que nous ne connaissons pas encore. Une majorité de personnes peuvent demain ne pas adhérer à cette démarche et décider de faire machine arrière. A l’inverse, nous pourrions décider d’aller beaucoup plus loin. En somme, cette nouvelle aventure est d’abord collective.

Pas une seule démission depuis la libération de SendinBlue

Les effets bénéfiques de la libération de SendinBlue se vivent au quotidien. Par exemple, depuis que nous avons entamé la libération de SendinBlue en septembre 2016, nous n’avons pas eu une seule démission sur un total d’une centaine de salariés en France et en Inde. Je ne crois pas que cela soit uniquement une coïncidence ; cela traduit le fait que les gens sont épanouis et heureux de travailler chez nous.

Des milliers d’entreprises ont choisi se libérer. Elles sont petites ou grandes — l’indien HCL Technologies a 120 000 employés –, opèrent dans tous les secteurs — Favi, un célèbre exemple français, est un équipementier automobile  –, sont des entreprises privées ou publiques, des associations — Buurtzorg, devenu premier employeur néerlandais dans les soins de santé,  est une organisation sans but lucratif– et peuvent être extrêmement profitables — Gore Tex ou Harley Davidson sont très rentables et en croissance depuis des dizaines d’années. Rejoignez le mouvement :)

Par Armand Thiberge, fondateur de SendinBlue.

 

À Propos :
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