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Le Numa joue la carte de l’Inde avec un nouveau partenariat

Le programme d’accélération parisien Numa a annoncé l’ouverture d’une nouvelle structure à Bangalore, en Inde, en partenariat avec l’espace de coworking local Cobalt. Un choix qui participe à la stratégie d’internationalisation du Numa, après une première implantation à Moscou en mars. Le Numa vise des pays « à fort potentiel, avec des investisseurs, des ingénieurs locaux, et des infrastructures », indique l’accélérateur. Il propose ensuite un partenariat à une structure locale.

«Bangalore compterait pour 28% du développement de l’écosystème start-up indien», souligne l’entité parisienne qui cite un rapport Nasscom. Créée en 2014, l’indien Cobalt se place comme un lieu de rencontre entre les entreprises et les actionnaires, dans un pays qui voit fleurir des start-up du e-commerce, des transports, des marketsplaces, de l’immobilier, mais aussi l’appétit des géants tel Amazon sur un marché colossal.

Plus de start-up au portefeuille

Le Numa, qui est financé exclusivement financé par des fonds privés depuis 2014 (Google Entrepreneurs, BNP, L’Atelier BNP, Orange, mais aussi SNCF, Cisco partenaires du programme d’accélération), veut « attirer de plus en plus de monde » et « montrer l’attractivité de la France.» La structure, qui se caractérise comme le « Tech Hub parisien » propose un accompagnement gratuit en échange d’une prise de participation de 3% au capital des start-up.  Elle a d’ailleurs augmenté son nombre de participations dans les start-up de 12 à 22 pour la nouvelle saison.

Pour le Numa, le modèle a fait ses preuves. Depuis la première saison au Camping en 2011, 72 start-up ont été accélérées, dont « 90% des start up sont toujours en activités et 53 millions d’euros de fonds ont été levés », rappelle le tech hub. Le modèle repose aussi sur de l’événementiel, de la location d’espaces et des programmes d’open innovation pour les entreprises.

Faire venir les Indiens et les étrangers à Paris

De son côté, l’indien Cobalt compte s’inspirer des méthodes françaises. « Numa Bengaluru offrira aux entrepreneurs les avantages de l’expertise exceptionnelle en matière d’innovation, avec les locaux de COBALT BLR, afin de leur permettre de se développer dans un parfait environnement de travail, au coeur d’un écosystème en pleine éclosion», indique Naresh Narasimhan, le fondateur.

C’est surtout un échange de start-up qui devra se concrétiser : entre des Français qui voudront découvrir l’Inde, des Indiens, «et des étrangers» qui seront tentés par Paris, précise le Numa.

Après l’Inde, le Numa prospecte également en Afrique et l’Asie du Sud Est mais n’a pas encore identifié les partenaires locaux. En France, le Numa a réalisé un chiffre d’affaires de 2,7 millions d’euros en 2014 et prévoit d’engranger 3 millions d’euros sur 2015.

Voir aussi : Le debrief de la semaine avec Marie-Vorgan le Barzic (Le Numa) et Thomas Thumerelle (Motoblouz)

Jeanne Dussueil

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