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Le web 2.0 est mort, vive le web 2.0 ! par Philippe Martin

Alors que la crise financière s’attaque au système bancaire international laissé en liberté totale et sans gardes-fous depuis des années, le petit monde des start-up californiennes panique. Voyant la perte possible de leur sevrage monétaire TechCrunch, la gazette des entrepreneurs en technologies déclare la fin du web 2.0. Mais de quel web 2.0 parle-t-on ? Depuis que ce terme est apparu il n’a cessé de susciter controverses et interprétations différentes dépendamment d’où on se place. Essayons de mettre de l’ordre dans cette chicane de paroisse et regardons le phénomène par plusieurs bouts de la lorgnette :

– Pour certains développeurs et codeurs, le web 2.0 n’existe pas. Pour eux le web qui a pris forme sous nos yeux ces dernières années est une évolution logique. Il n’y a pas de rupture 1.0 vs 2.0. Le web évolue vers ce que qu’il devait être initialement. Pour eux le terme web 2.0 est une invention marketing servie à toutes les sauces.

– Pour les start-up dont TechCrunch en a fait le « core-business » de sa ligne éditoriale, le web 2.0 est un terme qui implique la création de services dont le moteur et le succès sont basés sur la participation des usagers. Côté modèle d’affaire, on reste dans la même approche qu’en 2000-2001 soit en grande partie, une stratégie basée soit par le rachat soit par la pub. Côté financement, c’est la recherche de capitaux de risques, donc en fait pas vraiment d’innovation de ce côté-là. La preuve, il a fallu que la panique financière s’intensifie pour prématurément annoncer la fin du web 2.0.

– Pour les professionnels du marketing, une diversité de canaux de distribution, une viralité très puissante, une remise en question des stratégies qui implique une remise en question des mentalités.

– Pour les usagers-internautes, finalement les grands gagnants, une panoplie d’outils et de services pratiques, flexibles et dans la pluspart des cas gratuits. Une occasion de s’exprimer, de partager, de socialiser; pour eux le terme est adéquat car ils y ressentent une rupture entre le web d’il y a 7- 8 ans et celui auquel ils ont accès désormais.

Alors doit-on encore utiliser le terme web 2.0 ou le terme n’a plus sa pertinence? En lisant les commentaires sur le billet de TechCrunch intitulé « Le web 2.0. Une expression à mettre au placard. Une fois pour toute » je suis tombé sur celui de Jacques Froissant qui résume bien ma pensée : « Rien n’est Web 2.0, tout est Web 2.0 ! N’oublions pas que c’est surtout un terme marketing qui a permis d’évangéliser les foules ignorantes. Quand je parle à une personne hors web, 2.0 lui évoque le renouveau du web et c’est très bien car cela lui parle simplement. Quand je met en baseline “Altaide : le recrutement 2.0″, je pars de la même idée. Montrer que je suis un cabinet de deuxième génération et pas un chasseur du siècle dernier. Cela parle aux gens. »

Alors parlons du web tout simplement mais aussi de l’entreprise 2.0, du marketing 2.0, des médias 2.0, de l’éducation 2.0, du recrutement 2.0, bref des modes de fonctionnement participatifs et horizontaux. Et puis le web 3.0 est déjà là et il s’appelle le web mobile, mais c’est assurément un tout autre débat.

Vous pouvez retrouver le blog de Philippe Martin à l’adresse: http://www.nayezpaspeur.ca

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Richard Menneveux

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