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Les armes numériques de la gendarmerie pour élucider les affaires criminelles

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L’an passé, 825 homicides et 95 000 vols avec violence ont été commis en France, selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). Autant de crimes qui mobilisent les expertises scientifiques de la police et de la gendarmerie. Médecine légale, chimie, toxicologie… mais aussi informatique et 3D, les autorités s’appuient sur l’ensemble des disciplines scientifiques et les dernières innovations technologiques pour les mettre au service de l’enquête judiciaire avec un objectif : découvrir la vérité.

Dans ce cadre, l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) a vu le jour en 1987 pour regrouper toutes les unités criminalistiques. Une même enquête peut en effet mobiliser des informaticiens, des électroniciens, des physiciens ou encore des chimistes pour a boutir à un résultat concret susceptible de mettre le suspect face à ses contradictions. C’est notamment ce qui s’est passé dans l’affaire Maëlys, où une trace de sang dans la voiture du suspect, Nordahl Lelandais, a pu être détectée à l’aide de techniques d’éclairage et de lasers permettant de révéler des éléments insibiles à l’oeil nu.

Avec Internet, de nouvelles formes de criminalité apparaissent 

Au-delà des meurtres, les avancées scientifiques et technologiques sont également utiles aux enquêteurs pour élucider des accidents de la route ou des catastrophes de plus grande ampleur, comme un crash d’avion par exemple. Dans ces circonstances, la numérisation en 3D, parfois avec des drones, permet de rapidement fixer une scène de crime pour établir une chronologie minutieuse des faits et ainsi permettre au magistrat en charge du dossier de se rapprocher le plus possible de la vérité.

Toutefois, le travail de l’IRCGN ne se limite plus seulement à des crimes classiques. L’arrivée d’Internet a en effet entraîné l’essor de la cybercriminalité. D’après un rapport réalisé par la délégation ministérielle aux industries de sécurité et à la lute contre les cybermenaces, les faits de cybercriminalité en France ont ainsi bondi de 32% entre 2016 et 2017, avec plus de 63 500 cas recensés l’an passé. Au total, le rapport estime à 320 000 le nombre de victimes d’attaques en ligne lors de l’année écoulée. A l’occasion du sommet des Napoleons qui s’est tenu cet été à Arles du 18 au 21 juillet, Patrick Touron, directeur de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale, a expliqué comment son service opérer pour analyser les indices susceptibles de livrer la vérité d’un crime et si l’éventualité d’une société à la «Minority Report» relevait de la réalité ou du fantasme collectif.

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