
Être compris et recommandé par l’intelligence artificielle avant même d’être choisi par les internautes : tel est le nouveau défi des marques à l’heure des moteurs de recherche génératifs. Comment préserver sa visibilité en ligne alors que les habitudes de recherche évoluent profondément ?
Le clic organique en voie de raréfaction
Le réflexe du clic vers un site web s’érode. Lorsqu’un résumé généré par l’intelligence artificielle apparaît en haut d’une page de résultats, l’internaute s’arrête de plus en plus souvent là, sans aller plus loin.
Les chiffres confirment cette bascule. Sur les requêtes qui déclenchent un AI Overview chez Google, le taux de clic organique moyen est passé de 1,76 % à 0,61 % entre juin 2024 et septembre 2025, selon une analyse de Seer Interactive portant sur plus de 25 millions d’impressions. Soit une chute d’environ 61 % en un peu plus d’un an.
Pour les marques habituées à mesurer leur performance au trafic généré, ce basculement impose un changement de focale. La position numéro un dans les résultats ne garantit plus l’audience qu’elle offrait hier.
Une bataille pour la citation, plus que pour la position
Le nerf de la guerre n’est plus seulement d’être bien classé, mais d’être cité. Les moteurs conversationnels comme ChatGPT, Claude, Gemini ou Perplexity construisent leurs réponses à partir de sources qu’ils jugent fiables, et une marque absente de ce corpus devient tout simplement invisible aux yeux de l’IA.
Cette discipline émergente, baptisée Generative Engine Optimization (GEO), vise précisément à structurer les contenus et la présence en ligne d’une entreprise pour qu’elle soit reprise dans les réponses générées. C’est notamment le positionnement de Botanik, agence SEO et GEO, qui accompagne les entreprises dans l’adaptation de leur stratégie de contenu à ces nouveaux usages de recherche.
Sur le marché des assistants conversationnels, la concentration reste forte : ChatGPT capte 45 % des parts de marché, devant Claude (20 %), Gemini (15 %) et Perplexity (10 %), selon une étude Similarweb publiée fin 2025. Une poignée d’acteurs dicte ainsi les règles de visibilité pour l’ensemble des annonceurs.
Les signaux qui comptent désormais
Les critères de sélection d’une IA générative diffèrent sensiblement de ceux d’un moteur de recherche classique.
Dans ce contexte, les mentions externes jouent un rôle croissant. Les avis clients, les publications spécialisées, les articles de presse, les forums reconnus ou encore les recommandations provenant de sites tiers renforcent la crédibilité d’une marque. Autrement dit, la réputation externe pèse désormais plus lourd que le discours de marque lui-même.
Les marques doivent adapter leur stratégie digitale
Face à ces changements, les entreprises doivent faire évoluer leurs pratiques. Produire davantage de contenus ne suffit plus : il faut créer des ressources utiles, précises et capables de répondre aux questions complexes des internautes.
Cela implique de renforcer son expertise, d’optimiser ses contenus et de développer sa présence sur des plateformes reconnues.
Le suivi de la visibilité dans les réponses générées par l’IA devient également un nouveau réflexe stratégique. Les marques doivent comprendre comment elles apparaissent dans ces environnements afin d’identifier les opportunités d’amélioration.
Anticiper l’évolution des moteurs génératifs
L’intelligence artificielle ne remplace pas le référencement naturel : elle transforme ses objectifs. Le SEO traditionnel reste indispensable, mais il doit désormais être complété par une approche orientée vers les moteurs génératifs.
Les marques capables d’anticiper cette évolution pourront renforcer leur présence dans un environnement numérique en pleine transformation. La visibilité ne dépendra plus uniquement des positions obtenues dans les résultats de recherche, mais aussi de leur capacité à être reconnues et recommandées par les intelligences artificielles.






