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Livraison : Trusk met les voiles à l’international avec un tour de table de 7 millions d’euros

Le montant

La start-up Trusk, qui développe un service de livraison pour les gros volumes en zone urbaine, a bouclé un tour de table de 7 millions d’euros auprès de Via ID, l’accélérateur de jeunes pousses dans les nouvelles mobilités (Heetch, Drivy…) et de Daphni, le fonds de Marie Ekeland. La société avait également levé 2 millions d’euros en décembre 2016 et 500 000 euros en avril 2016.

Le marché

Fondée en 2015 par Thomas Effantin, Sébastien Tronel, Alexis Ohayon et Jonathan Asquier, Trusk permet de mettre à disposition du professionnel ou du consommateur, dans l’heure ou sur rendez-vous, un camion avec un ou deux «truskers», des manutentionnaires sélectionnés et formés par l’entreprise. Reposant sur un modèle proche d’Uber, Trusk permet ainsi à ses «truskers» de recevoir des demandes de courses qu’ils peuvent accepter ou refuser. Grâce à un algorithme développé en interne, la start-up est ainsi en mesure de minimiser l’attente du client en mobilisant le «trusker» le plus proche. A ce jour, l’entreprise revendique un réseau de 500 «truskers» pour assurer les livraisons.

La société est convaincue de se positionner sur une niche encore vierge du secteur de la livraison qu’elle appelle «J Zéro». Contrairement au segment du «premier kilomètre» (Cubyn, Wing…) ou du «dernier» kilomètre (Stuart, Deliver.ee…) où s’affrontent de nombreuses plateformes, la jeune pousse a fait le pari des objets volumineux. Ainsi, ni déménageur, ni start-up de livraison de colis, Trusk revendique 180 000 livraisons effectuées en 2018, contre 80 000 un an plus tôt.

Trusk assure principalement des livraisons pour ses clients B2B dans les domaines du bricolage, de l’ameublement, de l’électroménager et du BTP, à l’image de Leroy Merlin, Ikea, But, Castorama ou Bricorama. Sur chaque course, la société prélève une commission de 20%. «Depuis 18 mois, 90% de notre activité est réalisée en B2B2C, contre 50% depuis la création de Trusk», précise Thomas Effantin, co-fondateur et CEO de Trusk.

Les objectifs 

Avec ce financement, Trusk prévoit d’accélérer son développement en France et entamer son déploiement à l’international. «En 2018, nous avons réalisé 180 000 livraisons et avons pour objectif d’en effectuer 400 000 en 2019. Pour aller plus loin, nous devons nous appuyer sur davantage de technologie et parallèlement nous déployer à l’international. Genève a ouvert tout début janvier 2019 et deux autres villes européennes suivront très prochainement», indique Thomas Effantin.

Dans le même temps, l’entreprise va poursuivre la personnalisation de sa plateforme pour ses clients B2B, en permettant par exemple aux enseignes d’ameublement de proposer un service de montage de meubles. Trusk cherche également à intégrer sa plateforme dans le système informatique des enseignes. Decathlon, Leroy Merlin et Ikea testent déjà cette intégration depuis plusieurs mois.

Trusk : les données clés

Fondateurs : Thomas Effantin, Sébastien Tronel, Alexis Ohayon et Jonathan Asquier
Création : 2015
Siège social : Paris
Activité : service de livraison pour les gros volumes en zone urbaine
Financement : 7 millions d’euros en mars 2019

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Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIAPour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media
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