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Netflix ne fait plus le plein de nouveaux abonnés au deuxième trimestre

Le modèle Netflix est-il en train de s'essoufler? C'est en tout cas ce que semble montrer les derniers résultats de la plateforme de vidéos en streaming qui a fait état d'un gain de 1,7 million d'abonnés payants engrangés au deuxième trimestre, tandis qu'elle en attendait 2,5 millions sur la période. Si les revenus de la société amércaine ont crû, l'action Netflix a perdu jursqu'à près de 16% dans les échanges à la Bourse de New York.

Le ralentissement sur l'acquisition de nouveaux clients s'est principalement fait ressentir aux Etats-Unis, son premier marché. Outre-Atlantique, la plateforme n'a enregistré que 160 000 nouveaux abonnés, contre 500 000 prévus. «Nous continuons de croître, mais à un rythme mois rapide que nous l'aurions souhaité», explique la société. Au total, le service présent désormais dans plus de 130 pays comptabilise 83 millions d'utilisateurs, dont 47 millions aux Etats-Unis et 36 millions à l'international.

Pour Netflix, sa stratégie de faire monter ses tarifs aurait été mal présentée par la presse. La plateforme propose désormais trois offres de 7,99, 9,99 et 11,99 dollars par mois. Au second semestre, elle affiche ainsi un résultat net de 41 millions de dollars, contre 47 millions prévus. A l'international, les revenus du service sont en croissance de 67% d'une année sur l'autre.

Netflix revendique 35% sur les pics de téléchargement

Productrice et diffuseur des séries «House of Cards» ou «Orange is the new black», ces deux atouts seraient en perte de vitesse dans les classements des séries préférées, d'après un expert sur Seeking Alpha. Autre raison avancée, celle de la concurrence qui tend à s'intensifier, entre YouTube qui a lancé l'offre payante «Red» fin 2015. Netflix doit aussi faire face Hulu, et surtout à l'offensive d'Amazon avec son serice Prime, et plus récemment Video Direct qui inclut les producteurs directement dans son système de rémunération des contenus. Pour Netflix, la TV traditionnelle en perte de vitesse profite toutefois à toutes les plateformes de contenus délinéarisés sans exception. «Nous ne croyons pas à la saturation du marché américain», indique-t-elle.

Face à ses concurrents, Netflix revendique d'ailleurs 35% de parts sur les pics de téléchargement au printemps 2016, suivie de YouTube (18%), d'Amazon Video (4%) et d'iTunes et de Hulu ex-aequo (3%). Enfin, Netflix a annoncé qu'elle comptait continuer à investir dans la création de contenus originaux. 

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Jeanne Dussueil

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