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Zoom sur 10 startups spécialisées dans le paiement mobile

Si les acteurs du monde bancaire se sont longtemps confortés dans une position d’attentisme face au développement des nouvelles technologies liées au paiement mobile, les jeunes pousses, elles, n’ont pas attendu pour se multiplier et attirent de plus en plus d’investisseurs. Frenchweb vous propose une sélection de 10 startups positionnées sur le secteur aussi bien en France qu’à l’international.

1. Skimm dématérialise les portefeuilles

Imaginée par Valentin Lautier et Antoine Sakho, Skimm permet de procéder à des transactions de nature différente à partir d’une seule et unique application.

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D’ores et déjà téléchargeable sur l’App Store, l’application offre la possibilité de procéder à des transferts d’argent de personne à personne, des paiements dans des magasins, boutiques, restaurants ainsi que sur des sites marchands. Skimm intègre également des programmes de fidélisation comprenant des offres promotionnelles, des coupons, des billetteries d’événements et autres services marketing. En somme, la start-up vise clairement à dématérialiser dans son intégralité le portefeuille des consommateurs…

Skimm a bouclé en avril dernier une première levée de fonds auprès de trois business angels français et anglais, respectivement spécialisés dans le monde de la finance et de la gestion.


2. Lemon Way : réseau social dédié au paiement mobile

L’application Lemon Way se présente comme un réseau social dédié au paiement mobile. L’objectif est simple : faciliter les transferts d’argent entre mobinautes.

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Disponible sur l’App Store et Google Play, l’application permet par exemple de payer un cadeau d’anniversaire en commun, de rembourser un ami ou encore de se faire payer.

Concrètement, l’utilisateur doit d’abord se créer un compte avec son numéro de téléphone son adresse mail, son nom et son prénom. Un SMS de confirmation lui fournit ensuite un code secret à 6 chiffres. Pour payer, il suffit de se connecter à l’application et de recharger son compte par carte bancaire. Il est ensuite possible d’envoyer de l’argent sur tous les numéros de téléphones mobiles français.

La nouvelle version de l’application, disponible depuis le début du mois de novembre, offre la possibilité de régler les commerçants membres du réseau Lemon Way, via notamment un système de QR code.

L’utilisation du service est gratuite pour les mobinautes.


3. Flashiz : flashez c’est payé !

Fondée en 2011 par des professionnels du secteur financier, de l’industrie des paiements et des spécialistes en technologie mobile, la société Mobey édite une application de paiement mobile baptisée Flashiz.

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S’appuyant sur un système de QR code, celle-ci permet d’utiliser son smartphone comme moyen de paiement et de régler des paiements dans différents magasins, bars et restaurants. Les utilisateurs de l’application, peuvent également rembourser leurs amis et se faire, eux-même rembourser. Au menu également : l’achat de tickets de bus, de parking, mais également le réglement de ses factures d’eau et taxes communales… Pour l’heure, la start-up compte près de 1500 partenaires.


4. Kiips opte pour le paiement sans contact

Fondée en 2010, la start-up parisienne Kiips propose également de transformer le smartphone des utilisateurs en véritablement e-wallet. Elle s’appuie, elle, sur une technologie de paiement sans contact et non sur un système de QR code.

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Avec un CA de 120 000 euros enregistré sur l’exercice 2012, la jeune pousse compte booster son développement en nouant des partenariats stratégiques avec les centres commerciaux. En plus d’une simple offre de paiement mobile, l’objectif est d’apporter une valeur ajoutée tant aux professionnels qu’aux utilisateurs. L’idée est donc de développer des programmes de fidélité et une batterie d’offres promotionnelles.

La start-up cherche par ailleurs à conclure un partenariat industriel ou financier avec un géant du secteur pour apporter une certaine solidité et assurance à son offre.


5. Le français Paytop lève plus de 2 millions d’euros 

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La jeune pousse Paytop a finalisé, en octobre dernier, une levée de fonds de 2,1 M € auprès de Truffle Capital.

Fondée en 2006, la start-up a récemment racheté la société Flouss.com, opérateur français de transfert d’argent rapide par Internet. Les particuliers utilisant PayTop, « envoient en moyenne 200 euros par mois à leur famille à l’étranger ».  Grâce a cette augmentation de capital, PayTop a développé une solution qui permettra aux professionnels de transformer leur tablette ou leur smartphone en terminal de paiement par carte. Elle proposera un compte de paiement au marchand ainsi qu’une offre complète qui lui permettra de facturer et encaisser ses clients partout.


6. Square valorisé 3,25 milliards de dollars

Après de nombreuses rumeurs estivales, la start-up Square, spécialisée dans le paiement mobile, a officialisé un quatrième tour de table de 200M $ en septembre dernier. Selon le blog AllThingsD, qui rapportait l’information, ce tour de financement valoriserait la société 3,25 milliards de dollars.

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C’est sans doute la plus médiatisée des startups spécialisées dans le paiement mobile. Fondée il y a trois ans à San Francisco par Jack Dorsey (executive chairman de Twitter), Square a d’abord bouclé une levée la valorisant 240M $, puis une seconde de 100M $ l’été 2011, qui la valorisait près de 1,6 milliard de dollars.

Sur les seuls six premiers mois de l’année 2012, Square aurait vu son nombre d’utilisateurs presque doubler pour atteindre 2M de personnes. La société compte aujourd’hui 400 employés et tablait en 2012 sur 8 milliards de dollars de transactions, contre 1 milliard l’année précédente.

En février dernier, le spécialiste américain a levé le voile sur une nouvelle offre. Destinée aux commerçants, il s’agit d’un kit de caisse enregistreuse. Commercialisé à partir de 299$ (225 €), le coffret comprend : deux lecteurs Square, un stand iPad et un tiroir-caisse. L’imprimante est, quant à elle, en option et fait grimper le prix à 599$ (451 €). Le coffret ne comprend pas, par ailleurs, l’iPad lui-même.

Baptisée « Business in a box », cette solution clef en main est reliée directement à l’application Square. Elle permet notamment d’accéder à une batterie de données et de partager des informations avec les clients.


7. iZettle : le concurrent européen de Square

Présenté comme le concurrent européen de Square, iZettle est une start-up suédoise qui, à l’image de la société de Jack Dorsey, propose de transformer les iPhones et iPads en terminaux de paiements mobiles. En juin dernier, la start-up a bouclé un second tour de table de 25M € auprès de Greylock Partners, du fonds Northzone Ventures et de ses actionnaires historiques.

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Grâce à cette augmentation de capital, la société suédoise compte accélérer son développement en Europe.  Elle estime d’ailleurs, que sur cette zone géographique, près de 20M de PME pourraient adopter sa solution.


8. Affirm : la nouvelle start-up du co-fondateur de Paypal

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Le cofondateur de PayPal, Max Levchin, a lancé à la fin du mois de février une nouvelle start-up spécialisée dans le paiement mobile. Baptisée simplement Affirm, elle prend la forme d’une application mobile. Son objectif : fluidifier le paiement en ligne depuis un device mobile.

L’application présente notamment la spécificité de demander aux utilisateurs de s’identifier via leur compte Facebook pour sécuriser les transactions… Une fois cette inscription réalisée, l’application doit permettre aux mobinautes d’effectuer un achat en seulement deux clics.

Max Levchin présente Affirm comme une carte virtuelle rechargeable par carte bancaire, chèques, virement bancaire mais pas avec un compte PayPal.


9. L’américain Dwolla met l’accent sur les réseaux sociaux

Identifiée comme start-up à suivre en 2012 par Mashable, Dwolla propose une solution disponible sur mobile et navigateurs web qui permet à ses utilisateurs de réaliser des transferts d’argent via les réseaux sociaux.

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Concrètement, après avoir connecté leur compte bancaire à leur compte Dwolla, les utilisateurs peuvent envoyer de l’argent à leurs amis et contacts par l’intermédiaire de Facebook, Twitter ou encore Foursquare et LinkedIn.

Outre cette dimension très sociale, la start-up tente également de tirer son épingle du jeu grâce à sa politique de prix. Les transferts d’argents en dessous de 10$ sont gratuits et 25 centimes sont prélevés pour les transactions supérieures à cette somme.

La start-up a bouclé il y a un an une levée de fonds de 5M $. Ce second tour de table avait alors été emmené par Union Square Ventures. En février 2012, 30 à 50M de dollars étaient échangés chaque mois à travers les plateformes web et mobile de Dwolla.


10. Le russe uBank lève 8 millions de dollars

Le 25 février dernier, la start-up russe uBank a finalisé un tour de table de 8M $ auprès de Runa Capital afin d’étendre son service à l’étranger. La start-up a mis au point une application qui permet aux utilisateurs d’y connecter plusieurs comptes bancaires. Ces derniers ont ensuite la possibilité de payer divers factures comme leurs abonnements téléphoniques, internet et télévision.

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La société compte également ajouter de nouvelles fonctionnalités comme le paiement des factures dans les cafés, restaurants et autres commerces de proximité, ainsi que des prêts d’argent en peer-to-peer.

Disponible depuis la fin de l’année 2012, l’application, disponible sur iOS et Android, a été téléchargée plus de 250 000 fois.


Plus généralement, le secteur du paiement en ligne est également en pleine ébullition. On retrouve ainsi une batterie d’initiatives, dans le collimateur des investisseurs, qui visent à concurrencer Paypal. Parmi elles : les startups Plastiq, Stripe, Paymill ou encore Klarn.

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La rédaction

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