ActualitéRetail & eCommerceStartup

[3 questions à] Sébastien Fabre : « C’est la communauté qui porte la croissance de Vestiaire Collective »

Après le Royaume-Uni il y a un an, la place de marché Vestiaire Collective (anciennement Vestiaire de Copines) compte s’attaquer au marché américain d’ici quelques semaines. Doté d’une très forte dimension sociale, le dépôt vente en ligne appuie sa croissance sur une communauté de 1,4M d’internautes. Frenchweb revient, en trois questions, sur la stratégie de développement de la start-up avec Sébastien Fabre, son fondateur et CEO.

vestiare-collective

[FW] Vestiaire Collective est déjà très tournée vers l’international ?

Sébastien Fabre : « Ce qu’il faut savoir c’est que Vestiaire Collective est une plateforme de social shopping. C’est donc la communauté et les interactivités sur les réseaux sociaux qui portent la croissance de Vestiaire Collective. Nos membres génèrent d’ailleurs près de 250 000 interactions sociales tous les mois, il n’y a donc pas de frontière entre les pays.

Par ailleurs, nous avons lancé Vestiaire Collective en mars 2012 au Royaume-Uni et nous enregistrons actuellement près de 10 000 nouveaux membres chaque mois.

Aujourd’hui, près de 30% de notre communauté ne vit pas en France. 18% des membres résident au Royaume-Uni tandis que les 12% viennent d’autres pays. »

[FW] Quelles sont vos ambitions sur le marché américain ?

Sébastien Fabre : « Aujourd’hui, 1% de notre CA provient des Etats-Unis. C’est peu certes mais c’est déjà une bonne impulsion. Dans deux semaines nous prévoyons un soft launch. L’idée est d’abord de construire une communauté. Dans un premier temps, les Américaines pourront beaucoup plus facilement acheter les produits proposés par la communauté européenne. Dans un second temps, elles auront la possibilité de vendre leurs propres articles aux membres du monde entier.

Au total, nous avons recensé près de 74 sites concurrents aux Etats-Unis, mais nous comptons tirer notre épingle du jeu grâce à notre approche qui mêle une dimension, à la fois, aspirante, sociale et commerçante. Nous comptons enfin mettre l’accent sur le mix produit et faire la différence grâce à la richesse de notre catalogue (ndlr : Vestiaire Collective recense 60 000 articles et 600 marques). Enfin, nous n’avons pas besoin de mener des missions d’évangélisation sur la marché de l’occasion aux Etats-Unis car les usages y sont déjà bien développés. »

[FW] D’autres projets de développement sont-ils prévus ?

Sébastien Fabre : « Notre ambition est de devenir leader sur le marché européen. D’autres lancements sont donc prévus notamment dans les pays d’Europe du Nord et en Allemagne. Nous nous basons sur le comportement social de nos membres pour déterminer chaque lancement. Par ailleurs, nous essayons d’intégrer un maximum d’ADN anglo-saxon dans nos équipes basées à Londres et à New York pour nous adapter aux marchés locaux. Aujourd’hui, nous comptons, au total, une cinquantaine de collaborateurs et nous tablons sur une hausse de 20 à 30% de nos effectifs sur l’année 2013.

Outre notre développement à l’international, nous comptons également mettre l’accent sur le mix produit et l’expérience utilisateur. L’objectif est de fidéliser les internautes et d’augmenter leur engagement. »

Tags

La rédaction

Pour communiquer sur FrenchWeb ou le Journal des RH, devenez partenaire, cliquez ici.
[3 questions à] Sébastien Fabre : « C’est la communauté qui porte la croissance de Vestiaire Collective »
Jeux vidéo: les résultats trimestriels d’Electronic Arts dépassent les attentes
La Silicon Valley résiste à la pandémie, affichant des profits insolents
Lutte contre les infox : le CSA demande plus d’efficacité et de transparence aux réseaux sociaux
Coronavirus : Orange limite la casse au premier semestre
Kiosques en ligne : Cafeyn s’offre le Néerlandais Blendle pour devenir un champion européen
Samsung: le confinement propulse le bénéfice net du groupe à près de 4 milliards d’euros
Copy link