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[Pigeons] Jean-David Chamboredon et Christophe Léon : « il faut continuer à avoir envie de créer »

Il n’aura échappé à personne : le mouvement de défense des entrepreneurs français, « les Pigeons » est une réaction directe au projet de loi des finances présenté en Conseil des ministres vendredi. Dans ce projet, les entrepreneurs s’inquiètent de l’alignement de l’imposition des revenus du capital à ceux du travail.

Historique de trois jours de remous médiatiques :

– Vendredi 28 septembre :

  • Le projet de loi des finances 2013 (PLF 2013) est présenté en Conseil des Ministres. Il vise à « mettre davantage à contribution les grandes entreprises » et à équilibrer l’imposition des entreprises en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) et entreprises de taille intermédiaire (ETI), nécessaires à l’embauche et à la croissance. Au total, 10 milliards d’euros de hausses d’impôt sont prévues pour les entreprises.
  • Jean-David Chamboredon publie un article le matin-même pour prévenir des risques et des fragilités qui exposerait l’écosystème du net (entrepreneurs, investisseurs, business angels…), notamment la crainte de « l’alignement  de l’imposition des revenus du capital avec ceux du travail, qui conduirait à une taxation des plus-values en cas de cession de l’entreprise à 60% ».
  •  Ouverture de la page Facebook Les Pigeons (Mouvement de défense des entrepreneurs français), par des partons de startups. Ouverture du compte du même nom sur Twitter et du site web. ce jour, les Pigeons recueillent plus de 17000 fans et 5000 followers.
– Samedi 29 et dimanche 30 septembre : Montée en puissance du mouvement. Le nombre de fans et de followers grimpent en flèche, un appel à manifester à paris devant l’Assemblée Nationale est lancé.

– Lundi 1er octobre : Jean-David Chamboredon publie un autre article, qui reprend la dynamique des Pigeons. Les médias relaient largement la grogne des patrons du web.

Interviews croisées avec Jean-David Chamboredon (Isaï) et Christophe Léon (PureAgency) :

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Microsoft Experiences les 3 et 4 octobre 2017

Marion Moreau

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8 thoughts on “[Pigeons] Jean-David Chamboredon et Christophe Léon : « il faut continuer à avoir envie de créer »”

  1. Merci Frenchweb pour cette interview très intéressante ! En totale adéquation avec les idées d’un entrepreneur « latent » comme je le suis.

  2. Merci d’arrêter de parler comme si il s’agissait d’une taxation à 60% du prix de la cession, ce chiffre est totalement FAUX. cf ce billet : http://www.mariejulien.com/?post/2012/10/02/Le-mouvement-geonpi-%3A-Calculer-les-vrais-chiffres#main

    La seule raison valable est en effet le risque que les entrepreneurs ne « rêvent plus », mais dans cette période difficile, tout le monde ne doit-il pas y mettre du sien, y compris les placements dans les startups ?

    1. 1/ Votre article montre surtout que les règles sont c’est tellement compliquées, aléatoires et changeantes qu’on a même plus envie de s’y intéresser.
      2/ Faux, le taux de 60% (plus en fait) s’applique sur les « belle sorties », celles qui font rêver et font basculer la décision de se lancer.
      3/ Vu 1 et 2, L’entrepreneur va anticiper donc l’Etat n’aura ni sa part de plus-value à la sortie et il n’aura pas non plus toute la richesse créée pendant la vie de l’entreprise.

      Ah au fait Julien, « arrêtez de parler » comme si l’entrepreneur gagnait à tous les coups. Assez souvent, il perd, parfois tout et je ne parle pas que de l’argent.

    2. Julien « arrêtez de parler » comme si on gagnait à tous les coups. Assez souvent, on perd, parfois tout et beaucoup plus que de l’argent…

      Le plus grave, c’est que désormais l’entrepreneur ne cherchera plus à optimiser son éventuelle sortie mais il y pensera dès le début, ce qui suppose l’exil non plus seulement de la plus value mais de toute la valeur ajoutée pendant la vie de l’entreprise.

    3. Julien, l’auteur de l’article que vous citez ne parvient pas à trouver 60% tout simplement car il ne sait pas qu’il convient d’additionner la CSG-CRDS (15,5%) avec la tranche maximale de l’IR (45%).

      Comme référence, vous auriez pu trouver mieux…

  3. Les vrais « geonspi », ce sont les entrepreneurs (et wannabes ou « latents ») qui se laissent entraîner par les investisseurs tête baissée à l’origine du mouvement.

    Ces mêmes investisseurs qui savent donner dans le détail pour investir mais méprisent ceux du projet de loi. En résulte une propagande grotesque et à côté de la plaque (non, on n’arrive pas à 60% d’impôt en taux effectif, non ça ne concerne pas toutes les entreprises, par ex. aménagement JEI, etc.).

    Plus que les entrepreneurs, qui eux sont collés à leur entreprise pour de bon (et donc bénéficieront des abattements pour durée de détention de titres, etc.), cela émeut surtout les investisseurs portés sur l’achat/vente rapide.

    L’effort national, ok, mais pour les autres…

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