Les dernières actualités de la techRetail & eCommerce

ReDigi, spécialisé dans les MP3 d’occasion, fait face à la colère des majors de la musique

Un article de Rue89 rapporte le lancement d’une start-up américaine spécialisée dans la revente et l’achat de MP3 d’occasion. Baptisé ReDigi, le site se retrouve déjà au coeur de nombreuses polémiques. Les industriels de la musique sont les premiers à manifester leur indignation.

Selon Rue89, ReDigi est la première plateforme à se positionner sur ce marché. En ligne depuis le 11 octobre dernier, le site propose de revendre et d’acheter des morceaux acquis sur iTunes, la Fnac.com ou encore sur Virgin Mega. On peut donc retrouver la chanson « Honest with me » de Bob Dylan pour seulement 58 centimes d’euros sur Redigi, contre 99 centimes sur les autres plateformes. Pour l’heure le site compterait près de 8 500 titres en stock.

Vous cherchez à lever des fonds? identifiez les investisseurs compatibles avec votre projet, et faites connaitre votre startup auprès de l'écosysteme VC, Family office, et Business Angels. Pour en savoir plus, cliquez ici

Une offre attractive donc, qui n’a pas manqué d’en faire bondir plus d’un. La Recording Industry Association of America (RIAA), qui représente les grands labels américains, a ainsi demandé le 10 novembre dernier que Redigi cesse son activité. Les majors du disque accusent en effet le site de violer le droit d’auteur.

Pourtant, ReDigi a pris des précautions contre les logiciels piratés. En effet, celui-ci affirme avoir mis sur pied un système qui peut retracer l’origine du fichier. Ainsi, si le morceau provient d’un site P2P ou d’un CD, le site refuserait de le télécharger. La plateforme utiliserait en plus une technologie qui permettrait d’effacer de l’ordinateur du vendeur son fichier source une fois vendu. Le titre serait également supprimé des autres terminaux : iPod, tablette ou smartphone.

Une méthode quelque peu intrusive qui remet sur le tapis le débat autour de la protection des données personnelles. Un point sensible pour les internautes mais, qui n’intéresse pas vraiment les majors de la musique, plus préoccupés par les accords de licence…

Le fondateur de Redigi, John Ossenmacher, assure pour sa part qu’il reversera une commission aux artistes sur chaque transaction réalisée.

Malgré cette bataille juridique démesurée, John Ossenmacher compte bien étendre son activité. Selon lui, cette offre pourrait même être déployée au secteur des e-books, en plein expansion outre-Atlantique.

Reste donc à savoir si les internautes seront, eux, convaincus par cette nouvelle offre.

Suivez nous:
CATHAY INNOVATION EDUCAPITAL XANGE
A Global Venture Capital Firm Connecting Innovators Everywhere The largest European Edtech & Future of Work VC Today's disruption, Tomorrow's daily life
DECOUVRIR DECOUVRIR DECOUVRIR
Connaissez vous la DATAROOM de FRENCHWEB.FR notre base de données de startups et sociétés innovantes françaises: informations clés, fonds levées, chiffres d'affaires, organigramme, axes de développement. Accédez aux informations que nous avons collecté concernant plus de 2000 sociétés

2 commentaires

  1. Plutôt convaincu, cela soulève des questions bien intéressantes en tout cas !
    Tout comme je peux revendre un CD d’occaz sans reverser de royalties à l’artiste, pourquoi ne pourrait-on pas faire de même avec un produit numérique ?
    ça mérite réflexion : )

  2. Ce ne sont pas les premiers à tenter de se positionner sur « ce marché » qui n’en est pas un (un fichier audio numérique doit être vu comme une licence et non un bien, un peu à la manière des licences OEM de Microsoft, par exemple).

    Elles sont très restrictives du fait de la nature même du produit : reproductible à l’infini pour un coût marginal nul.

    Avant ReDigi, il y avait par exemple Bopaboo lancé en 2008 et bien évidemment fermé depuis (certes développée sans la partie logicielle proposée par ReDigi mais tous les MP3 à la vente ne sont pas dotés de signatures numériques).

    Je pense qu’il ne viendrait même pas à l’idée des consommateurs d’aller acheter des morceaux MP3 « d’occasion », même moins cher, eux qui n’achètent que très peu de musique numérique à travers les circuits normaux.

Bouton retour en haut de la page
Share This