A la uneBusinessFinTechTV

Swiss Life, prudent avec les Fintech

Ni uniquement une banque, ni seulement un groupe d'assurances, Swiss Life possède, en apparence, un positionnement hybride idéal pour surfer sur la vague FinTech. Mais pour ce groupe d'assurances intégrant une banque privée qui gère à la fois le patrimoine de sa clientèle aisée, et des contrats d'assurances pour les PME et TPE (retraite collective, santé, mutuelle, automobile, multi-risques…), le grand saut est encore trop risqué. 

Le groupe se défend avec «10 à 15 millions d'euros par an», dédiés à la digitalisation de ses services, tandis que son chiffre d'affaire annuel a atteint 4 milliards d'euros en 2015. A elle seule, la branche assurance-vie représente 24 milliards d'euros d'encours. Outre la relation-client, l'assureur bataille toujours pour faire croître sa base d'1,2 million de clients «tous métiers confondus», tandis que la loi ANI de 2016, – qui rend obligatoire les mutuelles d'entreprise, a multiplié le nombre de concurrents sur son territoire. En France, il se positionne également sur l'assurance-vie. 

En 2017, la filliale du groupe Suisse réfléchit plus sérieusement à des prises de participation dans des start-up. Un intérêt tardif, quand d'autres acteurs historiques disposent déjà de leurs fonds coporate, à l'image d'Axa, ou Allianz. Dans le même temps, ce sont les start-up telle Alan, soutenue par CNP Assurances, qui risquent de séduire les PME et de transformer plus rapidement le métier. 

Côté banque privée et ses 12 milliards d'euros sous gestion, Swiss Life France avance prudemment, privilégiant «les partenariats avec les Fintech». Fin 2015, elle créait ainsi une joint-venture (baptisée Cross Quantum) avec la start-up Budget Insight pour tester auprès de sa clientèle l'application LaFinBox. Avec elle, la banque propose de la gestion de patrimoine sur mobile sur une cible grand public. Swiss Life s'intéresse par ailleurs à une clientèle premium, au travers de ses 20 000 clients qui placent un minimum de 250 000 euros d'actifs financiers dans des contrats.

Auparavant directeur général de la banque privée en France (soit une centaine de personnes), Tanguy Polet se présente depuis 2015 comme le «Chief customer officer», chargé d'emmener les 800 personnes de la division clients vers les nouveaux usages du groupe Swiss Life.

[tabs]

[tab title= « Swiss Life: les données clés : »]

Siège : Zürich (France, Suisse, Allemagne, Luxembourg, Singapour)

Date de création : 1857

Effectifs : 7 000 (2 500 personnes Swiss Life France)

CA 2015 : 4 milliards d'euros (Swiss Life France)

[/tab]

[/tabs]

Lire aussi: 5 start-up qui innovent dans l’assurance

Assurances: 5 tendances qui vont bouleverser le secteur

Tags

Jeanne Dussueil

Pour contacter la rédaction: cliquez ici Devenez "la start-up de la semaine" : faites-vous connaitre! Ajoutez un événement à notre agenda: cliquez ici

Sur le même sujet

1 thought on “Swiss Life, prudent avec les Fintech”

  1. Si vous cherchez un nom de domaine percutant pour les « Financial Service », actuelement nous vendons FISE.com.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This