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Uber fait un pied de nez à la loi allemande en s’offrant des licences légales

Après des mois de conflits, Uber veut reprendre la main en Allemagne. Le servie de VTC sur mobile a annoncé qu’il allait ouvrir un nouveau service l’été prochain, apprend-on dans la presse allemande. Pour que ce dernier soit irréprochable aux yeux de la loi, l’Américain va acheter pour chacun de ses chauffeurs inscrits une licence personnelle l’autorisant à circuler et à prendre des clients. L’application était jusqu’alors interdite dans plusieurs villes allemandes, dont Berlin et Francfort.

L’Américain paiera ainsi entre 150 à 200 euros pour cette autorisation délivrée aux chauffeurs, ainsi que «150 à 200 pour obtenir l’autorisation auprès de l’industrie et de la chambre de commerce, si nos partenaires se font licenciés en tant que taxi ou entrepreneur dans ce service.» Depuis son lancement en Allemagne à la fin 2013, Uber Allemagne indique que 14 000 chauffeurs ont candidaté auprès du service de VTC. Seuls 1 600 seraient actifs outre-Rhin, précise le magazine Wirtschafts Woche.

En Allemagne, les prix des licences de taxis varient d’une ville à l’autre. Nul doute qu’en s’offrant la voie légale, la riposte des organisations professionnelles sera beaucoup plus compliquée à mettre en place.

On ne sait encore si une augmentation des prix sera répercutée suite à cette nouvelle ligne de coût qui s’ajoute pour la start-up. Ce seront en tout cas plusieurs millions d’euros qui seront déboursés pour permettre immédiatement à ces nouveaux chauffeurs de circuler.

Le nouveau service devrait prendre le nom actuellement utilisé en France et en Angleterre, à savoir UberX. En France, Uber est aussi en conflit avec le gouvernement. Après avoir demandé à Bruxelles l’annulation de la loi Thévenoud qu’il juge liberticide, Uber avait été perquisitionné dans ses locaux parisiens.

La rédaction

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