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Uber reprend très prudemment ses essais de voiture autonome

San Francisco, 24 juillet 2018 (AFP)

Uber va reprendre timidement ses tests de voiture autonome sur voie publique, avec -paradoxalement- un conducteur qui conduira le véhicule, a-t-il annoncé mardi, quatre mois après un accident mortel impliquant l’un de ses véhicules. Ces nouveaux tests de véhicules bardés de radars et de caméras conçus pour la conduite autonome se feront «pour commencer, en mode manuel» à Pittsburgh (Pennsylvanie), a précisé en effet Uber, qui espère reprendre «dans les mois qui viennent» les essais en mode autonome.

Concrètement, un opérateur spécialisé conduira la voiture en permanence tandis qu’un deuxième technicien, assis sur le siège passager, notera ce qu’il se passe, a expliqué dans un billet de blog Eric Meyhofer, à la tête d’Advanced Technologies Group (ATG), la division d’Uber spécialisée dans la conduite autonome. «Même si nous sommes impatients de reprendre les tests de notre système de conduite autonome, nous considérons la conduite manuelle comme une première étape très importante», dit-il aussi, ajoutant qu’Uber avait «lancé un examen complet de (son) programme de conduite autonome après la tragédie de Tempe» dans l’Arizona en mars, qui a couté la vie à une piétonne.

Uber annonce une série de mesures pour éviter un nouvel accident mortel 

Même si la voiture est opérée manuellement, ces tests sont utiles pour tester les équipements, et les nombreuses entreprises travaillant sur la conduite autonome ont absolument besoin d’accumuler des millions de kilomètres de tests sur voie publique en conditions réelles. En l’espèce, ces tests en mode manuel serviront à Uber pour recréer des scénarios de conduite sur ordinateur et améliorer la cartographie des rues et routes, indispensable à la conduite autonome.

Uber avait suspendu tous les tests de conduite autonome sur voie publique juste après l’accident de Tempe. Selon le régulateur des transports NTSB, la voiture d’Uber avait détecté la victime avant le choc mais n’avait pu s’arrêter parce que le système de freinage d’urgence n’était pas activé. L’opératrice au volant de la voiture avait en outre indiqué qu’elle surveillait l’interface de conduite autonome au moment où la piétonne avait surgi devant le véhicule. Uber a donc aussi annoncé mardi une série de nouvelles mesures de sécurité dans ses véhicules autonomes pour, notamment, éviter tout moment d’inattention de l’opérateur (alerte sonore) ou faire en sorte que le système anti-collision soit bien activé systématiquement.

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