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Xavier Niel juge l’éventuelle nomination de Laure de La Raudière à la tête de l’Arcep « aberrante »

AFP

« Ce serait aberrant pour la concurrence » si la députée Laure de La Raudière était nommée par le président de la République à la tête de l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep), a fustigé lundi Xavier Niel, fondateur de l’opérateur Free. Selon le quotidien Les Echos, Emmanuel Macron « devrait proposer » de nommer la députée d’Eure-et-Loire (Agir) à la présidence du gendarme des télécoms pour succéder à Sébastien Soriano, dont le mandat a pris fin début janvier. Une information qui n’avait pas été confirmée par l’Elysée lundi soir.

Spécialiste reconnue du numérique et des télécoms, « très compétente, et qui connaît bien le secteur » de l’aveu même de Xavier Niel, Laure de La Raudière (55 ans) a l’énorme inconvénient, selon lui, d’avoir réalisé une partie de sa carrière chez France Telecom-Orange entre 1990 et 2001 à différents postes de direction. « Nommer à la tête d’une autorité indépendante quelqu’un qui a bossé 15 ans chez Orange, cela me paraît assez surprenant », a fustigé M. Niel dans un entretien sur BFM Business lundi soir. « Cela ne peut être qu’une rumeur, je ne peux pas supposer que cela soit juste. Nous avons besoin d’un homme ou d’une femme qui connaisse aussi bien les télécoms que Laure de la Raudière mais qui n’ait pas travaillé dans le secteur », a martelé le président d’Iliad, maison mère de l’opérateur Free.

«Cela me paraîtrait incohérent»

« La concurrence, elle marche en France car nous avons une autorité indépendante qui depuis 20 ans a fait le boulot. Cela me paraîtrait incohérent d’avoir un gouvernement, un Président ou un Premier ministre qui prenne une décision qui soit celle-ci », a encore déploré M. Niel. Selon la loi, le président de l’Arcep est nommé par le président de la République sur proposition du Premier ministre. Pour être confirmée, cette nomination doit ensuite recevoir l’aval de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale -dont Mme de La Raudière est membre- et de son équivalent au Sénat.

Si la députée est nommée à la tête de l’Arcep, cette décision ne pourra être contredite car « la décision du Prince c’est la décision du Prince, c’est comme ça », a estimé M. Xiel. « Je dis juste que ce serait aberrant pour la concurrence dans ce pays si cette rumeur devait s’avérer juste. Je ne pense pas que cela puisse être vrai tellement c’est énorme », a-t-il insisté.

La rédaction

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